Archives pour la catégorie Biden

La frontière canado-américaine demeurera fermée jusqu’au 21 mars, annonce Blair

La Presse Canadienne

OTTAWA — La frontière canado-américaine demeurera fermée pour les voyages non essentiels jusqu’au 21 mars, a annoncé vendredi le ministre fédéral de la Sécurité publique, Bill Blair, sur son compte Twitter.

«Nous continuerons de baser nos décisions sur les meilleurs conseils de santé publique disponibles afin de protéger les Canadiens contre la COVID-19», a-t-il écrit.

La frontière entre les deux pays est fermée depuis le 18 mars 2020 afin de limiter les risques de propagation du nouveau coronavirus. Les deux pays prolongent de mois en mois cette fermeture.

La pandémie de la COVID-19 a fait près de 500 000 morts aux États-Unis et plus de 21 000 morts au Canada.

L’abandon de Keystone menacerait des milliers d’emplois et des milliards en impôts

OTTAWA — L’annulation du projet d’expansion de l’oléoduc Keystone XL de TC Énergie mettrait non seulement en péril des milliers d’emplois en Alberta, mais entraînerait également la perte de milliards de dollars en impôts sur le revenu des sociétés, en taxes sur le carbone et en redevances, font valoir des experts en énergie.

La Presse Canadienne

Richard Masson, chercheur et expert en énergie à la School of Public Policy de l’Université de Calgary, a souligné que l’abandon du projet menacerait également la sécurité de l’approvisionnement en brut pour l’un des plus grands centres de raffinage de pétrole du monde.

Sans pipeline pour acheminer le bitume dilué canadien vers la côte américaine du golfe du Mexique, les raffineries importeront de pays comme l’Arabie saoudite, l’Irak et la Russie, a-t-il estimé.

«Le raccordement par pipeline en Amérique du Nord est le moyen le plus sûr d’alimenter ces raffineries», a estimé M. Masson, soulignant que le Canada avait une surveillance environnementale et des normes de travail plus strictes que plusieurs autres pays producteurs de pétrole.

«Ces raffineries ont vraiment besoin de notre pétrole (…) et la côte américaine du golfe est le meilleur marché pour notre pétrole», a-t-il expliqué.

Les documents de transition suggèrent que Joe Biden mettra fin au projet controversé dès mercredi, lorsqu’il aura prêté serment en tant que président des États-Unis, en annulant un permis de construction accordé en 2019 par son prédécesseur Donald Trump.

Les premiers ministres de l’Alberta et de la Saskatchewan, Jason Kenney et Scott Moe, ont estimé lundi que l’arrêt de la construction du projet serait désastreux pour les économies canadienne et américaine.

M. Kenney a rappelé que son gouvernement avait annoncé un investissement de 1,5 milliard $ dans l’expansion l’année dernière, et s’est dit prêt à «utiliser toutes les voies juridiques disponibles pour protéger son intérêt dans le projet».

M. Moe, quant à lui, a exhorté le premier ministre Justin Trudeau à rencontrer M. Biden et a indiqué que son gouvernement communiquera avec ses contacts à Washington.

M. Trudeau est jusqu’à présent resté silencieux sur la question, mais son ambassadrice aux États-Unis, Kirsten Hillman, défend le pipeline en affirmant qu’il s’inscrit dans le plan climatique du Canada et qu’il offrira de bons emplois.

Promesses vertes

TC Énergie a dévoilé dimanche un plan pour le projet Keystone XL qui devrait lui permettre d’atteindre le seuil de zéro émission nette, alors même que son avenir semble incertain.

L’exploitant de pipelines a indiqué qu’il avait un plan pour éliminer l’impact des émissions de gaz à effet de serre (GES) des activités de Keystone XL.

«Le changement climatique est un problème grave et nous avons un rôle important à jouer dans la gestion des émissions de GES tout en équilibrant le besoin d’énergie sûre, fiable et économique», a affirmé le chef de la direction de TC Énergie, François Poirier, dans un communiqué.

TC Énergie a également indiqué que Keystone XL avait signé un accord avec les syndicats nord-américains du bâtiment pour travailler ensemble à la construction de projets d’énergie renouvelable dans lesquels l’entreprise est impliquée.

Le plan environnemental de l’entreprise ainsi que les accords qu’elle a signés avec les syndicats et les groupes autochtones montrent qu’elle est «sérieuse dans son intention de faire ce qu’il faut», a estimé M. Masson.

«Ils cochent toutes les cases», dit-il. «Il est également prouvé que l’intensité des gaz à effet de serre des sables bitumineux a diminué d’environ 30 % et qu’elle pourrait être réduite davantage à mesure que de nouvelles technologies seront utilisées.»

Pourtant, l’oléoduc est devenu une poudrière dans le débat sur le changement climatique et les combustibles fossiles, et le nouveau plan environnemental est peu susceptible d’influencer des positions bien établies, croient des observateurs.

«Parce qu’il traverse la frontière, il a toujours été très médiatisé», a souligné M. Masson. «Il y a eu beaucoup d’opposition environnementale.»

En août, TC Énergie a conclu un accord avec quatre syndicats pour construire la canalisation elle-même. Un peu plus tard, à la mi-novembre, elle a conclu un accord pour que cinq tribus autochtones prennent une participation d’environ 785 millions $ dans le projet.

La société a indiqué que les émissions nettes nulles seraient atteintes lorsque l’oléoduc serait mis en service en 2023 en achetant de l’énergie renouvelable auprès de fournisseurs d’électricité, à défaut de quoi elle compenserait en achetant des crédits d’énergie renouvelable ou des compensations de carbone.

TC Énergie s’engage également à ce que des sources renouvelables supplémentaires le long du tracé du pipeline soient développées d’ici 2030, éliminant ainsi tout besoin potentiel de crédits d’énergie renouvelable ou de compensations de carbone.

Une fois complétée, l’expansion de Keystone XL devrait transporter jusqu’à 830 000 barils supplémentaires par jour de bitume dilué des sables bitumineux de l’Alberta vers les raffineries le long de la côte du golfe du Mexique.

Quelque 200 kilomètres de canalisations ont déjà été installés pour l’expansion, notamment au travers de la frontière canado-américaine, et la construction a commencé sur des stations de pompage en Alberta et dans plusieurs États américains.

M. Biden était vice-président en 2015 lorsque Barack Obama a rejeté Keystone XL, de peur que cela aggrave le changement climatique. M. Trump l’a de nouveau approuvé en 2019.

Joe Biden annulerait le permis pour l’expansion de Keystone XL dès mercredi

(Washington) Le président désigné des États-Unis, Joe Biden, compte révoquer le permis pour l’expansion de l’oléoduc Keystone XL dès son premier jour au pouvoir, selon ce qu’indiquent des documents sur la transition à la Maison-Blanche.

Via: La Presse Canadienne

Les documents, qui ont pu être consultés par La Presse Canadienne, comprennent une liste de tâches en date de mercredi sur laquelle figure la signature d’un décret présidentiel pour annuler le permis de construction accordé par son prédécesseur, Donald Trump. 

« Rejoindre l’Accord de Paris » et « Annoncer la date d’un sommet sur le climat présidé par les É. -U. » sont également inscrits sous la section « Climat » de la liste. 

Des responsables de la campagne démocrate avaient promis en mai dernier que s’il était élu, M. Biden ferait une croix sur le controversé projet transfrontalier évalué à 8  milliards, mais les délais dans lesquels il comptait procéder n’avaient pas été précisés. 

Des défenseurs de ce projet en dents de scie ont été rassurés par le fait que M. Biden n’a pas lui-même réitéré cet engagement durant le reste de la course présidentielle. 

L’ambassadrice du Canada aux États-Unis, Kirsten Hillman, vantait toujours les mérites de Keystone XL dimanche. 

« Le gouvernement du Canada continue de soutenir le projet Keystone XL et les bénéfices qu’il apportera au Canada et aux États-Unis », a-t-elle déclaré par communiqué, ajoutant que l’oléoduc rime avec de bons emplois syndiqués de part et d’autre et de la frontière « à un moment où la reprise économique est une priorité ». 

Le projet a considérablement changé depuis qu’il a été proposé pour la première fois, tout comme la production dans les sables bitumineux du Canada, a-t-elle fait valoir. « Les émissions de GES par baril ont chuté de 31 % depuis 2000 et l’innovation continuera de stimuler le progrès. » 

Mme Hillman a aussi tenu à souligner que le gouvernement fédéral a renforcé son plan de lutte contre les changements climatiques dans le but de dépasser sa cible de réduction des gaz à effet de serre pour 2030 et d’atteindre la carboneutralité d’ici 2050. 

Depuis le mois de mai, des représentants du gouvernement canadien préconisent la tenue de discussions avec les autorités américaines pour à la fois mener le projet à terme et réduire les GES rejetés dans l’atmosphère. 

L’expansion du pipeline Keystone XL acheminerait jusqu’à 830 000 barils supplémentaires de bitume dilué par jour depuis l’Alberta vers les raffineries américaines de la côte du golfe du Mexique. 

Quelque 200 kilomètres de canalisations ont déjà été installés, et la construction de stations de pompage est entamée en Alberta et dans plusieurs États américains. 

M. Biden était vice-président au sein de l’administration de Barack Obama en 2015 lorsque le projet avait initialement été rejeté. Donald Trump l’avait ensuite relancé en 2019.

Un homme lourdement armé arrêté près du Capitole

Via l’AFP

Un homme lourdement armé a été arrêté, vendredi à Washington, alors qu’il cherchait à passer un des nombreux points de contrôle près du Capitole, où Joe Biden prêtera serment dans quelques jours, selon un rapport de la police. 

Wesley Allen Beeler, originaire de Virginie, s’est présenté vendredi soir à un point de contrôle à quelques encablures du Capitole, détaille un rapport de police consulté samedi par l’AFP, confirmant une information de CNN.

Il était muni d’une fausse accréditation pour la cérémonie d’investiture de Joe Biden.

La police a retrouvé une arme de poing chargée et plus de 500 cartouches de munitions en possession de l’individu. Sur son pickup blanc, plusieurs autocollants défendant le droit au port d’armes: « S’ils viennent prendre vos armes, filez leur vos balles d’abord. »

M. Beeler a été arrêté dans la foulée.

En réaction au violent assaut contre le Capitole par des partisans pro-Trump le 6 janvier, Washington a pris, ces derniers jours, des allures de camp retranché avec ses blocs de béton et ses fils barbelés.

Les autorités craignent de nouveaux troubles en marge de la prestation de serment de Joe Biden, mais aussi que la violence prévue à Washington ne se déporte ailleurs dans le pays. 

Des membres de la garde nationale ont été mobilisés dans plusieurs États, et des grillages ont été installés autour de certains parlements locaux, comme en Californie, ou dans le Minnesota.

D’ordinaire, la cérémonie d’investiture est l’occasion, pour des centaines de milliers d’Américains, d’affluer tous les quatre ans dans la capitale, de s’arracher des produits dérivés en tous genres à l’effigie de leur président, avant de le regarder prêter serment sur les marches du Capitole.

Mais la fête aura cette année un goût particulier: le National Mall, l’immense esplanade au pied du Capitole, sera fermé au public.

Seules les personnes dûment accréditées seront autorisées à pénétrer dans la zone et il est probable que le nombre de militaires patrouillant la capitale dépasse celui des spectateurs sur place.

Le Congrès obtient les voix nécessaires à la mise en accusation de Trump

WASHINGTON | Une majorité d’élus de la Chambre des représentants a voté mercredi la mise en accusation formelle de Donald Trump pour avoir incité aux violences du Capitole, ouvrant la voie à un deuxième procès historique du président des États-Unis. 

Le seuil de 217 voix en faveur de l’inculpation de M. Trump a été dépassé, la Chambre à majorité démocrate continuant à voter sur l’adoption de l’acte d’accusation visant le milliardaire républicain, dans une capitale fédérale sous haute tension. Dix républicains ont déjà voté avec les démocrates en faveur de l’impeachment.

Le procès de Donald Trump, par les sénateurs, devrait se dérouler après son départ de la Maison-Blanche, le 20 janvier.

Dans une ville de Washington sous haute tension une semaine après l’assaut de ses partisans sur le Capitole et à sept jours de l’investiture du président élu démocrate Joe Biden, Donald Trump a lancé un nouvel appel au calme tardif.

« PAS de violence, PAS de délits, PAS de vandalisme », a-t-il exhorté dans un communiqué alors que de nouvelles manifestations sont annoncées pour le week-end.

« J’appelle TOUS les Américains à contribuer à apaiser les tensions », a ajouté celui qui a été privé ces derniers jours de l’essentiel de ses canaux de communication préférés sur les réseaux sociaux.

La capitale fédérale, placée sous très haute sécurité, était méconnaissable. 

Militaires au Capitole

Images saisissantes: des dizaines de militaires réservistes ont passé la nuit à l’intérieur du Congrès, dormant encore à même le sol alors même que les élus affluaient.

Des blocs de béton ont été disposés pour bloquer les principaux axes du centre-ville, d’immenses grilles métalliques entourent nombre de bâtiments fédéraux, dont la Maison-Blanche. La Garde nationale est omniprésente.

Jusqu’à 15 000 soldats de la Garde nationale mobilisés pour l’investiture de Biden


Via l’AFP

Le Pentagone a indiqué lundi avoir autorisé le déploiement de 15 000 soldats de la Garde nationale à Washington pour la cérémonie d’investiture du président élu Joe Biden le 20 janvier, afin d’éviter de nouvelles violences après l’assaut sur le Capitole.

Quelque 6200 militaires sont déjà présents dans la capitale fédérale et ils seront 10 000 ce week-end, a déclaré le général Daniel Hokanson lors d’un point-presse par téléphone. Environ 5000 soldats supplémentaires pourront les rejoindre pour la prestation de serment du démocrate.

Pour l’instant, leur mission est limitée à un soutien logistique à la police locale et ils ne seront autorisés qu’«en dernier recours» à procéder eux-mêmes à des interpellations, si la situation devenait hors de contrôle, a ajouté l’officier qui supervise le bureau de la Garde nationale au ministère de la Défense.

Le Pentagone a été critiqué pour avoir tardé à déployer la Garde nationale mercredi 6 janvier quand des partisans du président Donald Trump ont envahi le Capitole, semant le chaos et la violence au sein du temple de la démocratie américaine.

Selon le général Hokanson, «le niveau de violence» des manifestants «n’avait pas été anticipé».

De nouveaux appels à agir, le 17 janvier, ont commencé à circuler dès la semaine dernière sur les réseaux sociaux et la maire de Washington, Muriel Bowser, a prolongé l’état d’urgence jusqu’au 20 janvier pour être en mesure de réinstaurer rapidement un couvre-feu si le besoin s’en faisait sentir.

Lundi, elle a appelé les Américains à «ne pas venir à Washington pour la 59e cérémonie d’investiture le 20 janvier et d’y participer de manière virtuelle».

Donald Trump reconnaît qu’il y aura une nouvelle administration

(Washington) Le président américain Donald Trump a assuré jeudi soir vouloir une transition du pouvoir « sans accrocs » et a appelé à la « réconciliation », au lendemain de violences perpétrées par ses partisans au Capitole.

Source: The White House

« Le Congrès a certifié les résultats (de l’élection présidentielle). Une nouvelle administration prêtera serment le 20 janvier », a-t-il poursuivi, dans ce message qui marque un changement de ton très net par rapport à la veille.

« Je vais désormais me concentrer sur une transition de pouvoir ordonnée et sans accrocs », a-t-il poursuivi, sans cependant jamais mentionner le nom de son successeur Joe Biden. « L’heure est à l’apaisement et à la réconciliation », a-t-il encore dit. 

Le président sortant s’est dit « scandalisé par la violence, l’anarchie et la pagaille » perpétrées par ses sympathisants au Capitole mercredi.

« À ceux qui ont commis des actes de violences ou de destruction, vous ne représentez pas notre pays. Et à ceux qui ont enfreint la loi, vous paierez », a-t-il assuré.

Trump admet que son mandat est fini

(Washington) Donald Trump a admis tôt jeudi, après la certification par le Congrès de l’élection de Joe Biden à la Maison-Blanche, que sa présidence touchait à sa fin et a promis une « transition ordonnée ».

Via: AFP

« Même si je suis en complet désaccord avec le résultat de l’élection, et les faits me soutiennent, il y aura une transition ordonnée le 20 janvier », a-t-il écrit dans un communiqué. « Cela représente la fin de l’un des meilleurs premiers mandats présidentiels et ce n’est que le début de notre combat pour rendre sa grandeur à l’Amérique », a ajouté le républicain. 

Au milieu de la nuit, et après le rejet d’objections émises par des élus républicains, le vice-président Mike Pence a confirmé jeudi la victoire du démocrate Joe Biden, avec 306 grands électeurs contre 232 pour le président sortant, devant les deux chambres réunies pour une session extraordinaire.

Censée être une simple formalité, cette certification a tourné à « l’insurrection », « presque à la sédition » selon les termes de Joe Biden, quand une foule de supporteurs du président sortant a envahi le Capitole, interrompant les débats.

C’est une question de temps avant le vaccin obligatoire et le passeport pour entrer aux États-Unis

Maintenant que les vaccins contre la covid commencent à être déployés aux États-Unis et à l’étranger, de nombreuses personnes peuvent rêver du jour où elles pourront voyager, faire du shopping et aller au cinéma à nouveau. Mais pour faire ces activités, vous aurez éventuellement besoin de quelque chose en plus du vaccin: une demande de passeport vaccinal.

Plusieurs entreprises et groupes technologiques ont commencé à développer des applications ou des systèmes pour smartphone permettant aux individus de télécharger les détails de leurs tests et vaccinations COVID-19, créant des informations d’identification numériques qui pourraient être affichées afin d’entrer dans les salles de concert, les stades, les cinémas, les bureaux ou même les pays.

La suite: https://bit.ly/3ryyUBY