Archives de catégorie : TRUMP

Le procureur proposera un accord sur la peine de Pascale Ferrier

(Washington) Un procureur fédéral américain a déclaré que son bureau travaillait sur un accord qui pourrait être proposé à une Québécoise accusée l’an dernier d’avoir envoyé du poison à l’ancien président Donald Trump.

Agence France Presse 

Pascale Ferrier a fait une brève comparution devant un tribunal de Washington, jeudi matin, par vidéoconférence, et son dossier doit revenir devant le tribunal le 10 novembre.

Le procureur Michael Friedman a déclaré à la cour qu’il avait discuté d’une négociation de peine avec d’autres responsables du département de la Justice et a décrit les contours généraux d’une offre potentielle à l’avocat de la défense de Mme Ferrier.

Mme Ferrier a été accusée d’avoir menacé de tuer et de blesser le président américain, d’avoir envoyé des menaces par la poste et d’avoir violé les interdictions relatives aux armes biologiques en lien avec une lettre empoisonnée à la ricine qui a été envoyée à la Maison-Blanche.

Elle fait également face à 16 accusations fédérales au Texas liées à des lettres contenant de la ricine qui ont été envoyées à des responsables de l’application des lois de cet État.

David Bos, un défenseur public représentant Mme Ferrier, a déclaré que les accusations au Texas feraient également partie des négociations sur la peine.

Twitter suspend des comptes qui relaient la parole de Donald Trump

(San Francisco) Twitter a suspendu cette semaine plusieurs comptes dont le but apparent était de relayer des messages de l’ancien président Donald Trump, définitivement banni de sa plateforme de prédilection en janvier dernier.

Agence France Presse


Le réseau social a confirmé jeudi être intervenu contre ces profils, après des articles dans la presse américaine sur ces comptes qui reprenaient des propos tirés du blogue du milliardaire républicain, « From the desk of Donald Trump » (« Depuis le bureau de Donald Trump »).

L’ex-chef d’État a été évincé de Twitter en début d’année, pour avoir encouragé l’invasion du Capitole par une foule de ses partisans, pendant la cérémonie de certification de la victoire de Joe Biden le 6 janvier. 

« Comme précisé dans notre règlement sur les tentatives d’échapper à une exclusion, nous prenons des mesures contre les comptes dont l’intention apparente est de remplacer ou de promouvoir des contenus affiliés à un compte suspendu », a détaillé un porte-parole de l’entreprise californienne. 

La plateforme l’avait d’abord suspendu provisoirement, avant de rendre la sanction permanente. 

Jack Dorsey, le fondateur et patron de Twitter, s’était justifié sur son profil. Selon lui, il s’agissait de la « bonne » décision, mais elle représentait quand même un « échec à promouvoir une conversation saine ».

La plupart des grands réseaux sociaux avaient pris des mesures similaires, mais leur caractère temporaire ou définitif n’est toujours pas tranché. 

YouTube (Google) a indiqué attendre que le risque de violence diminue. 

Facebook s’en est remis à son conseil de surveillance, mais la jeune instance a renvoyé la balle au groupe, en le sommant de décider d’ici six mois si Donald Trump pouvait revenir ou pas, et quand.  

Les membres internationaux de cette sorte de « Cour suprême » ont néanmoins reconnu la nécessité de le bannir sur le moment.

Donald Trump comptait près de 89 millions d’abonnés sur Twitter, 35 millions sur Facebook et 24 millions sur Instagram avant d’être banni. 

Sur son site web, il continue d’assurer que l’élection lui a été « volée » grâce à des « fraudes » massives, sans aucune preuve.

Trump bientôt de retour sur les réseaux sociaux avec « sa propre plateforme »

(Washington) Donald Trump, banni de Twitter depuis janvier, va faire son retour sur les réseaux sociaux d’ici trois mois avec « sa propre plateforme », a déclaré dimanche un conseiller de l’ancien président des États-Unis.

Agence France Presse

« Je pense que nous allons voir le président Trump de retour sur les réseaux sociaux probablement dans deux ou trois mois avec sa propre plateforme », a dit Jason Miller sur la chaîne Fox News.

Il n’a pas souhaité fournir davantage de précisions sur les contours de cette « plateforme », évoquant seulement de nombreuses réunions à Mar-a-Lago, la résidence du milliardaire républicain en Floride. 

« Ce n’est pas seulement une société qui a approché le président, il y a de nombreuses sociétés », et « cette nouvelle plateforme sera quelque chose de gros, tout le monde le veut, il va apporter des millions et des millions, des dizaines de millions d’abonnés à cette nouvelle plateforme », a-t-il encore assuré. 

Twitter, qui fut, en campagne et au pouvoir, le principal outil de communication de l’homme d’affaires new-yorkais, a supprimé le compte @realDonaldTrump et ses 88 millions d’abonnés après l’assaut de ses partisans, le 6 janvier, contre le Capitole. 

L’ex-président, qui a quitté la Maison-Blanche le 20 janvier après avoir été battu par le démocrate Joe Biden à l’élection de novembre, a aussi été banni de manière temporaire ou définitive par la plupart des autres grands réseaux sociaux ou plateformes internet, dont Facebook, Instagram, YouTube ou encore Snapchat.

Depuis, celui dont les messages intempestifs et tonitruants ont scandé la vie politique américaine ces dernières années est beaucoup moins audible, alors même qu’il reste très influent au sein du parti républicain et qu’il n’exclut pas de se représenter à la présidentielle de 2024.

Twitter ne laissera pas Donald Trump revenir sur le réseau social


NEW YORK — Twitter, qui a décidé de bannir l’ancien président Donald Trump de sa plateforme pour incitations répétées à la violence, ne le laissera pas revenir même s’il devait être de nouveau candidat à la Maison-Blanche, a indiqué mercredi le directeur financier de l’entreprise.  

Agence France Presse

«Selon nos règles, quand vous êtes évincés de la plateforme, vous êtes évincés de la plateforme, que vous soyez un commentateur, un directeur financier, ou un ancien ou actuel responsable politique», a déclaré mercredi Ned Segal sur la chaîne d’informations financières CNBC.  

Donald Trump «a été banni quand il était président. On ne fait pas de différences pour les responsables politiques qu’ils soient encore en service ou non», a ajouté M. Segal.  

En janvier, après l’invasion du Capitole par des partisans du milliardaire républicain, Twitter avait suspendu puis supprimé le profil de Donald Trump. Le réseau s’est aussi purgé de nombreux comptes extrémistes qui soutenaient l’ancien président, dont 70 000 affiliés à la mouvance conspirationniste QAnon.

L’éviction de Donald Trump, dont le compte était suivi par 88 millions d’abonnés, n’a pas été du goût de ses ventilateurs ni de certains défenseurs des libertés en ligne, qui y ont vu le signe d’un pouvoir démesuré des plateformes.

Cela n’a pas empêché Twitter de voir le nombre d’utilisateurs dits «monétisables» augmenter plus qu’habituellement en janvier.  

YouTube suspend Trump indéfiniment et Giuliani sur le point d’être radié


(San Francisco) YouTube a suspendu Donald Trump de sa plateforme pour une durée indéterminée, ont rapporté mardi des médias américains, et Rudy Giuliani, l’avocat de l’ex-président, a été suspendu du programme de monétisation des vidéos. 

Agence France Presse

YouTube, qui avait suspendu une première fois le 13 janvier la chaîne du président sortant (2,77 millions d’abonnés) après la violente invasion du Capitole le 6 janvier, avait annoncé il y a une semaine, à la veille de l’investiture de Joe Biden, prolonger cette suspension de sept jours minimum.

La plateforme américaine de vidéos propriété de Google avait été critiquée pour la lenteur de sa réponse, après des mesures plus radicales d’autres réseaux sociaux. YouTube a simplement suspendu toute publication de nouvelles vidéos sur la chaîne officielle de l’ancien chef d’État.  

« Compte tenu des préoccupations concernant des actes de violence toujours potentiels, la chaîne de Donald J Trump restera suspendue », a déclaré une porte-parole de YouTube à Politico. 

Séparément, YouTube a confirmé mardi à l’AFP avoir temporairement suspendu Rudy Giuliani de son programme de « partenaires » pour avoir enfreint de façon répétée les règles de la plateforme sur la désinformation autour des élections américaines. 

L’avocat, dont la chaîne a environ 600 000 abonnés, n’a plus accès à certaines fonctionnalités et ne perçoit plus de revenus des ventes de publicités diffusées avant qu’une vidéo ne commence à jouer.  


L’ancien maire de New York a alimenté les théories complotistes soutenues par de nombreux proches de Donald Trump, selon lesquelles le scrutin présidentiel a été truqué en faveur de Joe Biden. 

Rudy Giuliani avait notamment affirmé sur son émission sur YouTube que les machines électorales de la société Dominion Voting Systems avaient contribué à « voler l’élection » à l’ex-président républicain : celle-ci a attaqué lundi en justice pour diffamation Rudy Giuliani, lui réclamant 1,3 milliard de dommages et intérêts pour avoir nui à sa réputation et mis en danger ses employés. 

Le site a précisé que les chaînes retirées du programme de monétisation pouvaient faire appel ou renvoyer une nouvelle candidature dans les 30 jours, à condition que les problèmes en cause aient été résolus. 

M. Giuliani, 76 ans, est par ailleurs menacé d’exclusion du barreau new-yorkais.

Un législateur de la Floride veut renommer une route «President Donald J. Trump Highway»

Un législateur de Floride a déclaré qu’il soutiendrait un amendement visant à renommer une grande autoroute de Floride en l’honneur de l’ancien président Donald Trump – en remplacement d’une désignation qui honore désormais un législateur démocrate de longue date.

Le représentant d’État Anthony Sabatini a déclaré qu’il prévoyait de parrainer un projet de loi lors de la prochaine session législative qui renommerait la US Highway 27 en «President Donald J. Trump Highway», a rapporté la station WFLA à Tampa.

«J’ai hâte de travailler sur cette importante désignation honorant l’un des plus grands présidents de l’histoire américaine», a tweeté mardi Sabatini, un républicain.

La U.S. Highway 27 relie Fort Wayne, Indiana, à Miami. La proposition de Sabatini affecterait la portion de plus de 400 milles qui traverse l’État de Floride.

Dans le Sunshine State, la chaussée s’appelle déjà Claude Pepper Memorial Highway en l’honneur d’un législateur libéral démocrate de longue date qui a siégé à la Chambre des représentants des États-Unis et au Sénat américain pendant plus de cinq décennies au total.

La suite: https://bit.ly/39UtEAU

Un homme lourdement armé arrêté près du Capitole

Via l’AFP

Un homme lourdement armé a été arrêté, vendredi à Washington, alors qu’il cherchait à passer un des nombreux points de contrôle près du Capitole, où Joe Biden prêtera serment dans quelques jours, selon un rapport de la police. 

Wesley Allen Beeler, originaire de Virginie, s’est présenté vendredi soir à un point de contrôle à quelques encablures du Capitole, détaille un rapport de police consulté samedi par l’AFP, confirmant une information de CNN.

Il était muni d’une fausse accréditation pour la cérémonie d’investiture de Joe Biden.

La police a retrouvé une arme de poing chargée et plus de 500 cartouches de munitions en possession de l’individu. Sur son pickup blanc, plusieurs autocollants défendant le droit au port d’armes: « S’ils viennent prendre vos armes, filez leur vos balles d’abord. »

M. Beeler a été arrêté dans la foulée.

En réaction au violent assaut contre le Capitole par des partisans pro-Trump le 6 janvier, Washington a pris, ces derniers jours, des allures de camp retranché avec ses blocs de béton et ses fils barbelés.

Les autorités craignent de nouveaux troubles en marge de la prestation de serment de Joe Biden, mais aussi que la violence prévue à Washington ne se déporte ailleurs dans le pays. 

Des membres de la garde nationale ont été mobilisés dans plusieurs États, et des grillages ont été installés autour de certains parlements locaux, comme en Californie, ou dans le Minnesota.

D’ordinaire, la cérémonie d’investiture est l’occasion, pour des centaines de milliers d’Américains, d’affluer tous les quatre ans dans la capitale, de s’arracher des produits dérivés en tous genres à l’effigie de leur président, avant de le regarder prêter serment sur les marches du Capitole.

Mais la fête aura cette année un goût particulier: le National Mall, l’immense esplanade au pied du Capitole, sera fermé au public.

Seules les personnes dûment accréditées seront autorisées à pénétrer dans la zone et il est probable que le nombre de militaires patrouillant la capitale dépasse celui des spectateurs sur place.

Le Congrès obtient les voix nécessaires à la mise en accusation de Trump

WASHINGTON | Une majorité d’élus de la Chambre des représentants a voté mercredi la mise en accusation formelle de Donald Trump pour avoir incité aux violences du Capitole, ouvrant la voie à un deuxième procès historique du président des États-Unis. 

Le seuil de 217 voix en faveur de l’inculpation de M. Trump a été dépassé, la Chambre à majorité démocrate continuant à voter sur l’adoption de l’acte d’accusation visant le milliardaire républicain, dans une capitale fédérale sous haute tension. Dix républicains ont déjà voté avec les démocrates en faveur de l’impeachment.

Le procès de Donald Trump, par les sénateurs, devrait se dérouler après son départ de la Maison-Blanche, le 20 janvier.

Dans une ville de Washington sous haute tension une semaine après l’assaut de ses partisans sur le Capitole et à sept jours de l’investiture du président élu démocrate Joe Biden, Donald Trump a lancé un nouvel appel au calme tardif.

« PAS de violence, PAS de délits, PAS de vandalisme », a-t-il exhorté dans un communiqué alors que de nouvelles manifestations sont annoncées pour le week-end.

« J’appelle TOUS les Américains à contribuer à apaiser les tensions », a ajouté celui qui a été privé ces derniers jours de l’essentiel de ses canaux de communication préférés sur les réseaux sociaux.

La capitale fédérale, placée sous très haute sécurité, était méconnaissable. 

Militaires au Capitole

Images saisissantes: des dizaines de militaires réservistes ont passé la nuit à l’intérieur du Congrès, dormant encore à même le sol alors même que les élus affluaient.

Des blocs de béton ont été disposés pour bloquer les principaux axes du centre-ville, d’immenses grilles métalliques entourent nombre de bâtiments fédéraux, dont la Maison-Blanche. La Garde nationale est omniprésente.

Twitter supprime 70 000 comptes liés à la mouvance pro-Trump QAnon

(San Francisco) Twitter a annoncé lundi avoir « suspendu de façon permanente » 70 000 comptes affiliés à la mouvance pro-Trump QAnon depuis vendredi, pour les empêcher d’utiliser le réseau social à des fins violentes comme pour les émeutes à Washington la semaine dernière


Agence France Presse

La plateforme a entrepris une purge qui a commencé vendredi avec le blocage définitif du compte du président américain, accusé d’avoir encouragé ses partisans à perturber la certification de la victoire du démocrate Joe Biden par le Congrès.


« Ces comptes partageaient des contenus dangereux, associés à QAnon, à grande échelle. Ils étaient essentiellement consacrés à la propagation de ces théories du complot sur tout le service », a expliqué Twitter dans un communiqué. 

Le nombre de comptes évincés est élevé car de nombreux individus en possédaient plusieurs. 

La plupart des grandes plateformes ont pris des mesures sans précédent depuis que des partisans du milliardaire républicain ont envahi le Capitole pendant plusieurs heures mercredi, choquand le pays et ternissant son image à l’international. 

Facebook et Twitter, notamment, ont suspendu indéfiniment le compte de Donald Trump, qui n’a pas cessé depuis des mois de jeter le discrédit sur le processus électoral, et d’accuser sans preuve les démocrates de lui avoir « volé l’élection ».


Pour justifier leur décision, les deux réseaux ont notamment fait référence à des risques de violences futures, d’ici la cérémonie d’investiture de Joe Biden. 

« Des plans pour de futures manifestations armées prolifèrent sur Twitter et ailleurs, y compris pour une deuxième attaque du Capitole le 17 janvier 2021 », avait relevé Twitter vendredi. 

Le réseau des gazouillis était le principal outil de communication de Donald Trump, qui s’adressait quotidiennement à ses 88 millions d’abonnés.  

La décision du réseau social a été accueillie fraîchement, y compris par certains dirigeants européens comme Angela Merkel, qui a jugé cette décision « problématique » car elle montre la toute-puissance des plateformes en termes de liberté d’expression.


QAnon est une mouvance conspirationniste d’extrême droite. Ses adeptes défendent l’idée que Donald Trump mène une guerre secrète contre une secte libérale mondiale composée de pédophiles satanistes.

Trump accuse Twitter de « museler la liberté d’expression »

(San Francisco) L’étau se resserre sur Donald Trump, évincé des réseaux sociaux les uns après les autres : Twitter, son principal outil de communication, a suspendu son compte de façon permanente vendredi, deux jours après les émeutes de ses partisans qui ont envahi le Capitole pendant plusieurs heures.

Via l’AFP

« Après examen approfondi des tweets récents de @realDonaldTrump et du contexte actuel – notamment comment ils sont interprétés […] – nous avons suspendu le compte indéfiniment à cause du risque de nouvelles incitations à la violence » de la part du président américain sortant, a expliqué l’entreprise dans un communiqué.

Jeudi, Facebook et d’autres services comme Snapchat ou Twitch ont aussi suspendu le profil du locataire de la Maison-Blanche pour une durée indéterminée.

Mais avec plus de 88 millions d’abonnées, Twitter est la plateforme de prédilection de Donald Trump, celle qui lui sert à faire des annonces politiques, fulminer contre les médias ou insulter ses adversaires au quotidien.

« Nous ne serons pas réduits au silence », a protesté l’intéressé via le compte officiel POTUS (Président des États-Unis), à l’attention des « 75 millions de patriotes » qui ont voté pour lui.

Il a évoqué des représailles contre le réseau qui « interdit la liberté d’expression » et le possible lancement de sa propre plateforme dans un futur proche, à travers une série de messages immédiatement retirés par Twitter.

« Utiliser un autre compte pour éviter la suspension est contre nos règles », a expliqué un porte-parole de la société, qui va aussi prendre des mesures « pour l’imiter l’utilisation » des comptes gouvernementaux comme @POTUS et @WhiteHouse.

Le réseau des gazouillis avait déjà escaladé les mesures de rétorsion mercredi, en supprimant plusieurs messages du chef d’État, au lieu de simplement les masquer avec des notes d’avertissement. 

Risques de nouvelles émeutes

Le républicain n’a pas cessé de contester la validité de l’élection présidentielle, et d’encourager ses fans à intervenir, enfreignant donc les règles des principales plateformes sur le respect des processus démocratiques.

Twitter avait ensuite suspendu son compte pendant douze heures avant de le réactiver jeudi, à la surprise générale, car le président est tenu en bonne partie responsable des émeutes qui ont choqué le pays et à l’étranger.

« Nos règles sur l’intérêt du public existent pour permettre aux gens d’entendre directement ce que les élus et leaders politiques ont à dire », a détaillé l’entreprise californienne vendredi. « Cependant, nous avons bien fait comprendre depuis des années que ces comptes n’étaient pas entièrement au-dessus de nos règles, et qu’ils ne peuvent pas utiliser Twitter pour inciter à la violence, entre autres choses. »

Avant que son compte ne soit fermé, Donald Trump a enfin reconnu sa défaite dans un message vidéo. Puis il a déclaré qu’il n’assisterait pas, contrairement à la tradition, à la cérémonie d’investiture de son successeur, le démocrate Joe Biden.

Selon Twitter, cette annonce est interprétée par certains de ses supporters comme la preuve de l’illégitimité des résultats électoraux, et fait de l’évènement une cible parfaite pour de nouvelles émeutes. 

« Des plans pour de futures manifestations armées prolifèrent sur Twitter et ailleurs, y compris pour une deuxième attaque du Capitole le 17 janvier 2021 », relève la plateforme.

Un peu plus tôt vendredi, elle avait déjà supprimé de soutiens de Donald Trump qui ont entretenu les théories du complot de la mouvance suprémaciste QAnon.

Trop tard

Les critiques se sont multipliées toute la semaine contre les réseaux, jugés trop lents ou trop laxistes.

Un nombre croissant de personnalités et d’organisations ont appelé à bannir le milliardaire des plateformes, de Michelle Obama au syndicat des employés de Google (pour YouTube, où le compte de Donald Trump est toujours actif).

Les décisions de Facebook et de Twitter, longtemps attendues, ont d’ailleurs été accueillies avec plus de colère et de mépris que de soulagement.

« Quand Twitter et d’autres agissent maintenant, c’est comme tous ces hauts responsables du gouvernement qui démissionnent à quelques jours de la fin (du mandat) : c’est trop peu, trop tard », a regretté Angelo Carusone, président de l’ONG Media Matters for America.

« S’ils avaient agi plus tôt, les horribles évènements de mercredi auraient pu être évités. »

Mais outre les soutiens du président, qui accusent les réseaux sociaux de le censurer sur la base de leurs préjugés, des voix se sont élevées à gauche pour mettre en garde contre de possibles atteintes à la liberté d’expression.

« Nous comprenons le désir de suspendre (le président), mais tout le monde devrait s’inquiéter quand ces entreprises ont le pouvoir de retirer des personnes de leurs plateformes qui sont devenues indispensables à l’expression de milliards d’individus », a commenté Kate Ruane de la puissante association de défense des droits civiques ACLU.

Trump en quelques tweets

Sobriquets, insultes, vidéomontages… Donald Trump avait fait de Twitter son canal de communication favori avec son compte @realDonaldTrump. 

Retour sur ses tweets les plus marquants.

« Fake News ! »

Au pouvoir depuis quelques mois, le milliardaire républicain publie en juillet 2017 un montage vidéo le montrant terrassant un homme, au visage remplacé par le logo de la chaîne CNN. La publication est partagée des centaines de milliers de fois.

À coup de tweets, le président dénoncera tout au long de son mandat les « Fake News ! » qu’il accuse de mener une « chasse aux sorcières ».

« Plus gros bouton » que Kim

Deuxième année de la présidence Trump. Kim Jong-un prévient lors de son discours du Nouvel An 2018 qu’il a un « bouton nucléaire » sur son bureau. Il y exprime néanmoins aussi un intérêt pour le dialogue.

Furieux, Donald Trump se fend alors d’un tweet contre celui qu’il surnomme « Little Rocket Man » (« petit homme-fusée ») :

« Le leader nord-coréen Kim Jong-un vient de dire qu’il “a un bouton nucléaire sur son bureau à tous moments.” Informez-le que moi aussi j’ai un bouton nucléaire, mais il est beaucoup plus gros et plus puissant que le sien, et il fonctionne ! ».

« Joe l’endormi »

Tout au long de sa présidence, Donald Trump a utilisé Twitter pour ridiculiser ses adversaires et développer pour eux les sobriquets des plus moqueurs :

Le futur président, Joe Biden ? « Sleepy Joe » (Joe l’Endormi). La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi ? « Crazy Nancy » (Nancy la Folle). Adam Schiff, procureur en chef de sa procédure de destitution ? « Shifty Schiff » (Schiff le Fourbe)

Elizabeth Warren, candidate démocrate malheureuse à la présidentielle, est affublée du surnom « Pocahontas », en référence à ses origines amérindiennes longtemps revendiquées, mais en fait très diluées.

Au contraire, pour parler de lui-même, Donald Trump se qualifie de « génie extrêmement stable ».

Le plus viral

Un mois avant l’élection présidentielle de novembre 2020 : la campagne entre Donald Trump et Joe Biden bat son plein. À 1 h du matin, le locataire de la Maison-Blanche, septuagénaire, annonce avoir contracté le coronavirus.

« Ce soir, la première dame et moi-même avons été testés positifs à la COVID-19 », a tweeté le président de la première puissance mondiale. « Nous allons entamer notre quarantaine et le processus de rétablissement immédiatement. Nous nous en sortirons ENSEMBLE ! »

Le tweet est « liké » près de deux millions de fois, son record personnel. Donald Trump restera hospitalisé trois jours.

Le dernier

Probablement sans le savoir, Donald Trump tire sa révérence sur Twitter le 8 janvier en annonçant faire l’impasse sur la prestation de serment de son successeur, Joe Biden.

« À tous ceux qui ont demandé, je n’assisterai pas à la cérémonie d’investiture le 20 janvier ».

Ce message, lourd de symbole, restera le dernier de son compte, et ses environ 88 millions d’abonnés au moment de sa suspension.