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Le « passeport vaccinal », prochain sujet de discorde canado-américain

(Washington) L’exigence d’une preuve de vaccination contre la COVID-19 pourrait bien être la prochaine pomme de discorde entre le Canada et les États-Unis.

La Presse Canadienne

Le débat s’enflamme aux États-Unis, un pays grandement orienté sur les libertés individuelles, concernant la question de savoir si les détaillants, les entreprises et les employeurs peuvent et devraient exiger des clients, des travailleurs et des visiteurs qu’ils prouvent qu’ils ont été vaccinés contre la COVID-19.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau — tout en disant comme à son habitude qu’il est encore tôt pour tirer des conclusions — a semblé réceptif à l’idée de documents de voyage liés aux vaccins.

Le débat a également lieu au Canada, un pays qui, selon certains observateurs, est plus sensible au bien collectif que son voisin. 

« Certaines de ces discussions pourraient être très difficiles », affirme Jack Jedwab, président de l’Association d’études canadiennes et de l’Institut canadien pour les identités et les migrations. 

« Je ne pense pas que les Canadiens vont regarder avec bienveillance l’idée que, vous savez, vous pourriez avoir un nombre important de personnes qui traversent la frontière qui ne sont pas vaccinées. » 

Cet aspect pourrait expliquer en partie l’apparente divergence d’opinions qui est apparue mardi entre Ottawa et la Maison-Blanche sur la question de l’exigence d’une documentation sur les vaccins.

La porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki, a écarté cette idée sans équivoque, mardi. « Le gouvernement ne soutient pas actuellement un système qui obligerait les Américains à posséder une telle preuve, et nous ne le ferons pas », a déclaré Mme Psaki. 

La priorité de la Maison-Blanche sera de protéger « la vie privée et les droits » des résidents américains « afin que ces systèmes ne soient pas utilisés injustement contre des personnes », a-t-elle déclaré. « Il n’y aura pas de base de données fédérale sur les vaccinations et aucun mandat fédéral exigeant que chacun obtienne un certificat de vaccination. » 

Pour sa part, le premier ministre Justin Trudeau — tout en disant comme à son habitude qu’il est encore tôt pour tirer des conclusions — a semblé réceptif à l’idée de documents de voyage liés aux vaccins. 

Concernant la meilleure façon de rouvrir la frontière canado-américaine, M. Trudeau a affirmé que son gouvernement continuerait de travailler avec ses partenaires aux États-Unis et à l’étranger « pour veiller à ce que cela se fasse correctement ».

« Nous avons déjà vu l’importance de la preuve de vaccination pour les voyages internationaux […] avant même la pandémie, ces dernières années », a dit M. Trudeau. 

« Ce sera sûrement important, mais les détails de ce que nous allons faire à ce sujet, nous en sommes toujours aux réglages. » 

Les libertés individuelles

De nos jours, de nombreux Américains sont prédisposés à s’opposer à tout ce qu’ils considèrent comme une menace à la liberté, souligne Matthew Mitchell, professeur de commerce international et de stratégie à l’Université Drake de Des Moines, dans l’Iowa. 

« Je pense qu’avec la montée de la philosophie “ne me marche pas dessus”, en particulier au cours des 10 dernières années, toute violation des libertés individuelles est considérée avec suspicion, et avec antagonisme », estime M. Mitchell.

La fameuse polarisation politique du pays n’a pas aidé. 

Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, un républicain qui a levé le mois dernier toutes les restrictions liées à la COVID-19 dans son État, a signé mardi un décret interdisant l’utilisation de « passeports vaccinaux » qui seraient délivrés par le gouvernement. 

« Ne marchez pas sur nos libertés individuelles », a-t-il écrit sur Twitter. 

Ce décret fait suite à une décision similaire prise la semaine dernière par un autre républicain de premier plan, opposant du confinement et allié de Donald Trump, le gouverneur de Floride Ron DeSantis.

« Les passeports de vaccins réduisent les libertés individuelles et nuiront à la vie privée des patients », soutient le décret signé par M. DeSantis. 

Quatre mois avant la seconde dose

Ce qui était au départ une approche pour tous des vaccins en Floride — tempérée par la suite pour exiger au moins une preuve de résidence temporaire — attire des visiteurs plus âgés du Canada depuis des mois. 

L’intérêt a de nouveau augmenté alors que les Canadiens doivent attendre jusqu’à quatre mois entre la première et la seconde dose du vaccin, un délai qui, selon le spécialiste de l’assurance voyage Martin Firestone, n’est tout simplement pas acceptable pour bon nombre de ses clients. 

« Soudainement, il y a une nouvelle vague d’appels de personnes disant : “C’est insensé” », affirme M. Firestone — dans de nombreux cas, de la part de clients qui ont déjà eu leur première injection.

Une fois vaccinés, ils apprennent que cela ne leur donne aucune latitude de plus au Canada, que ce soit de la part des compagnies d’assurance ou concernant les exigences fédérales de quarantaine pour les voyageurs. 

« À ce stade, le gouvernement et les compagnies d’assurance ne reconnaissent pas du tout que vous avez reçu un vaccin et ne se soucient pas d’en voir la preuve », souligne M. Firestone. 

« Le Canada est tout simplement en train de fermer les yeux… et vous n’obtenez aucun crédit, si c’est le bon mot, pour avoir reçu les deux doses. » 

Les voyageurs immunisés avec deux doses n’ont pas besoin d’être testés avant de quitter les États-Unis, sauf si un test est requis à destination, et la quarantaine à leur retour chez eux n’est pas non plus nécessaire, selon les Centres pour le contrôle des maladies aux États-Unis.

Les citoyens américains, y compris ceux qui sont immunisés, ont besoin d’un résultat négatif au test de la COVID-19 pas plus de trois jours avant d’embarquer sur un vol de retour. 

« Que se passera-t-il dans le futur ? », demande M. Firestone. « C’est une excellente question — ce sera le précurseur du passeport vaccinal que d’exiger de voir la preuve que vous avez reçu le vaccin. »

La Floride interdit le «passeport vaccinal» au nom des libertés individuelles

AFP


Le passeport «vaccinal», un document certifiant que son détenteur a été vacciné contre la COVID-19, a été interdit en Floride au nom du respect des «libertés individuelles», a annoncé vendredi le gouverneur républicain de cet État très touristique.


Le décret du gouverneur Ron DeSantis interdit aux services administratifs de cet État du sud-est du pays de délivrer des «passeports vaccinaux», ou tout type de «document visant à attester» qu’une personne a reçu un vaccin contre la COVID-19.

Le texte empêche aussi les entreprises du «Sunshine State» d’exiger de leurs clients ce type de «passeport vaccinal» ou une preuve d’immunisation au virus.

Pour M. DeSantis, proche allié de l’ancien président Donald Trump, les «passeports vaccinaux» limitent les libertés individuelles et menacent le secret médical.

«C’est totalement inacceptable qu’un gouvernement ou le secteur privé vous impose de montrer une preuve de vaccination simplement pour participer à la société», avait asséné, lundi, Ron DeSantis lors d’une conférence de presse.

«Vous voulez aller au cinéma. Est-ce vous devrez montrer ça? Non. Vous voulez aller voir un match. Non. Vous voulez aller dans un parc d’attractions. Non. Nous ne sommes pas d’accord avec ça», avait-il poursuivi.

Cette annonce survient après la publication d’un article du Washington Post selon lequel l’administration de Joe Bien travaillerait à la mise en place de normes gouvernementales pour un futur «passeport vaccinal» en vue d’accompagner la levée des restrictions sanitaires dans le pays.

La création d’un passeport sanitaire est aussi en discussion dans l’Union européenne, qui voudrait lancer ce type d’initiative cet été pour les déplacements en son sein.

La Chine a, de son côté, annoncé début mars un «certificat de santé» numérique pour les Chinois qui voudraient voyager à l’étranger.

Plus de six millions de personnes ont reçu au moins une dose d’un vaccin contre la COVID-19 en Floride, où la population totale avoisine les 22 millions d’habitants.

À partir de lundi, tous les individus adultes souhaitant se faire vacciner seront admissibles, et ce, sans prescription médicale.

[AstraZeneca] Suspension pour les 55 ans et moins?

Via l’AFP

Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) recommande que l’administration du vaccin AstraZeneca soit suspendue pour les personnes de 55 ans et moins.

Cet avis fait suite au rapport dans plusieurs pays européens de thromboses veineuses cérébrales chez plusieurs personnes de moins de 50 ans ayant reçu leur première dose de ce vaccin anti-COVID.

Rappelons que le 17 mars dernier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait recommandé que la vaccination avec AstraZeneca se poursuive, puisque «la balance risques/bénéfices penchait en faveur» de ce vaccin.

Le 25 mars, Santé Canada avait donné de nouvelles directives aux professionnels de santé concernant les symptômes à surveiller après l’administration du vaccin d’AstraZeneca et sa version Covishield.

Détails à venir…

LE VACCIN D’ASTRAZENECA SERAIT EFFICACE À 76 %

Le vaccin contre la COVID-19 d’AstraZeneca est efficace à 76 % contre les cas symptomatiques, a annoncé jeudi le laboratoire suédo-britannique, après une mise à jour de ses données issues d’un essai clinique aux États-Unis, au Pérou, et au Chili.

Agence France Presse

Les résultats de « l’analyse primaire des essais de phase III (du vaccin) aux États-Unis ont confirmé que (son) efficacité était cohérente » avec les données annoncées lundi, a affirmé AstraZeneca dans un communiqué.

Le laboratoire a également annoncé que l’efficacité de son vaccin était de 100 % pour prévenir les cas graves de COVID-19, un chiffre similaire à celui annoncé précédemment.

AstraZeneca s’était engagé mardi à fournir sous 48 heures des données récentes au régulateur américain supervisant les essais cliniques, qui avait critiqué des données potentiellement « obsolètes » sur son vaccin anti-COVID-19, annoncé alors efficace à 79 % pour prévenir les cas symptomatiques.

Utilisé dans de nombreux pays dont l’Union européenne, le vaccin développé par AstraZeneca et l’université d’Oxford n’est pas encore approuvé aux États-Unis, où les autorités avaient demandé plus de données sur des essais de phase III menés sur le territoire américain.

Une liste de symptômes à surveiller au Canada

Santé Canada publie de nouvelles directives pour les professionnels de la santé qui administrent le vaccin contre la COVID‑19 d’AstraZenecay et sa version Covishield fabriquée en Inde.

Dans un communiqué diffusé peu après 20 h, mercredi, Santé Canada affirme avoir de nouveaux renseignements à communiquer après l’analyse de l’étude détaillée « sur de très rares cas de caillots sanguins associés à un faible taux de plaquettes sanguines (thrombocytopénie) à la suite de l’administration du vaccin d’AstraZeneca ».

Même si ces cas sont rares, il faut dorénavant aviser les personnes ayant reçu ce vaccin d’être à l’affût de certains signes et symptômes qui nécessitent des soins médicaux immédiats.

On parle notamment d’essoufflement, de douleur à la poitrine, d’enflure aux jambes et de douleur abdominale persistante à la suite de la vaccination.

Toute personne ayant des symptômes neurologiques, comme l’apparition soudaine de maux de tête graves ou une vision trouble survenant plusieurs jours après la vaccination, doit obtenir aussi des soins médicaux sans tarder.

Parmi les autres signes et symptômes à surveiller, il y a l’apparition de contusions ailleurs qu’au point d’injection ou l’apparition de petits points rouges quelques jours après la vaccination.

Le ministère fédéral de la Santé assure toutefois que le vaccin d’AstraZeneca continue d’être sûr et efficace pour protéger les Canadiens contre la COVID‑19.

AstraZeneca : enquête ouverte après le décès d’un étudiant en médecine, à Nantes

Agence France Presse

Un étudiant de 24 ans a été trouvé mort chez lui, à Nantes, dix jours après avoir été vacciné à l’AstraZeneca. Une enquête judiciaire est ouverte. Les autorités sanitaires étudient le cas. « A ce stade, rien ne permet de faire le lien entre le décès et la vaccination », indique un porte-parole de l’Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM).

Un étudiant de 24 ans a été retrouvé mort, jeudi 18 mars, dans son appartement du boulevard Vincent-Gâche, à Nantes. Originaire de La Turballe (Loire-Atlantique), Anthony Rio a été découvert, dans le logement verrouillé de l’intérieur, par les pompiers après une alerte de ses proches et de sa famille, inquiets de son silence.

Dans l’appartement que le jeune homme occupait seul, les services de police ont trouvé un document attestant que l’étudiant en sixième année de médecine et interne au CHU avait étévacciné à l’AstraZeneca le 8 mars. Le parquet de Nantes a ouvert une enquête en recherche des causes de la mort et ordonné une autopsie. Le rapport évoque « une hémorragie interne causée par une thrombose », selon une source proche du dossier. D’autres analyses sont en cours.

« Mon frère était en parfaite santé »

Le grand frère avait parlé à Anthony par téléphone la veille. « Il souffrait du ventre mais ne se plaignait pas, ce n’était pas son genre. Il avait quand même décidé d’aller consulter son médecin le jeudi après-midi. Il n’en a pas eu le temps. Il a été retrouvé tôt dans la nuit de mercredi à jeudi. »

La famille « se pose des questions autour du vaccin. C’est inévitable, insiste l’aîné. Parce que mon frère, au-delà d’être quelqu’un de brillant, prenait soin de lui. Il faisait attention à ce qu’il mangeait, il faisait du sport. Surtout, il n’avait aucun antécédent médical, aucune maladie, rien. Il était en parfaite santé. Alors ce vaccin, c’est la seule branche à laquelle on peut se raccrocher pour comprendre ce qui s’est passé. »

« Investigation approfondie »

Du côté des autorités sanitaires, « le cas est en cours d’investigation clinique, nous confirme un porte-parole de l’Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM). A ce stade, rien ne permet de faire le lien entre le décès et la vaccinationCe cas de décès fait l’objet d’une investigation clinique approfondie par les centres régionaux de pharmacovigilance». Selon le dernier rapport de l’ANSM, publié le 19 mars, il y a eu en France 13 cas d’évènements thromboemboliques (pour plus de 1 041 000 injections du vaccin). Tous les patients étaient en cours de rétablissement.

AstraZeneca: Les USA veulent se débarrasser de leurs vaccins en les envoyant au Canada

La porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki, a annoncé jeudi que l’administration Biden travaillait sur un plan de « prêt » de doses qui pourrait permettre au Canada de mettre la main sur 1,5 million de doses du vaccin d’AstraZeneca, lequel n’a pas encore été approuvé aux États-Unis.

Elle a ajouté que Washington disposait d’une réserve de sept millions de doses du sérum d’AstraZeneca qui pourraient être « relâchées »; de cette banque, on pourrait puiser 2,5 millions de doses et les acheminer à un autre pays frontalier, soit le Mexique.

Au cabinet de la ministre fédérale de l’Approvisionnement, Anita Anand, on a confirmé qu’un accord visant un « échange » était en négociation. Essentiellement, le Canada recevrait les 1,5 million de doses.

Un député du NPD avait une autre façon de voir ça: « Il serait par ailleurs pertinent de connaître la date d’expiration de ces doses », mais « dans tous les cas, ça semble être un bon stratagème pour se débarrasser de doses qui ne sont toujours pas approuvées par les autorités américaines en vue d’en recevoir de nouvelles » – Don Davis NPD

« La réalité est que la pandémie ne connaît pas de frontières. Faire en sorte que nos voisins puissent contenir le virus est une étape critique », a plaidé la porte-parole, sans fournir de précisions sur le calendrier de ces possibles livraisons.

C’est une question de temps avant le vaccin obligatoire et le passeport pour entrer aux États-Unis

Maintenant que les vaccins contre la covid commencent à être déployés aux États-Unis et à l’étranger, de nombreuses personnes peuvent rêver du jour où elles pourront voyager, faire du shopping et aller au cinéma à nouveau. Mais pour faire ces activités, vous aurez éventuellement besoin de quelque chose en plus du vaccin: une demande de passeport vaccinal.

Plusieurs entreprises et groupes technologiques ont commencé à développer des applications ou des systèmes pour smartphone permettant aux individus de télécharger les détails de leurs tests et vaccinations COVID-19, créant des informations d’identification numériques qui pourraient être affichées afin d’entrer dans les salles de concert, les stades, les cinémas, les bureaux ou même les pays.

La suite: https://bit.ly/3ryyUBY

Plus de 3700 morts et 250 000 cas en 24 h, un record

(Washington) Les États-Unis ont enregistré mercredi un très lourd bilan de plus de 3700 morts et 250 000 cas de COVID-19 en une seule journée, un double record depuis le début de la pandémie, selon les chiffres de l’université Johns Hopkins.

Rueters

Le pays est confronté depuis plus d’un mois à un rebond spectaculaire de l’épidémie. Quelque 113 000 personnes sont par ailleurs actuellement hospitalisées à cause du virus, selon les données du ministère américain de la Santé. Il s’agit là aussi d’un plus haut.  

Précisément, le pays a déploré 3784 morts entre mardi et mercredi, selon un relevé effectué chaque jour à 20 h 30 locales par l’AFP des chiffres de l’université, actualisés en continu.  

C’est la troisième fois que les États-Unis franchissent la barre des 3000 morts quotidiens en une semaine. Le précédent record de morts en 24 heures remontait à fin avril, au plus fort de la première vague — qui n’est jamais vraiment retombée dans le pays.  

Et les records de contaminations se sont également enchaînés depuis deux semaines. La barre des 200 000 cas quotidiens a été dépassée sur 11 des 14 derniers jours. 

Les responsables sanitaires redoutaient cette flambée à la suite de la grande fête familiale de Thanksgiving, il y a trois semaines.  Des millions d’Américains avaient alors voyagé pour rejoindre leurs proches. Les experts redoutent que la situation n’empire encore à l’occasion des fêtes de fin d’année.

L’immense campagne de vaccination qui a été lancée lundi aux États-Unis, avec les premières injections du remède de Pfizer/BioNTech, ne permettra pas d’endiguer la poussée actuelle, ont-ils prévenu, car il faudra plusieurs mois avant qu’une partie suffisamment importante de la population soit immunisée. 

Face à l’urgence de la situation et aux craintes de manque de stocks de vaccins dans les mois à venir, l’Agence américaine des médicaments (FDA) a décidé d’autoriser mercredi l’utilisation de l’intégralité des fioles du vaccin de Pfizer, qui se sont révélées contenir parfois plus de doses que les cinq prévues.  

« La FDA recommande qu’il est acceptable d’utiliser toutes les doses disponibles (la sixième, ou même la septième) à partir de chaque fiole, en attendant que le problème soit résolu », a tweeté l’agence mercredi soir. Elle a dit être en lien avec Pfizer à ce sujet. 

Le gouvernement américain a officiellement acheté 100 millions de doses de ce vaccin.  

[Covid19] Opération massive pour acheminer les premiers vaccins aux États-Unis

Associated Press 

(Kalamazoo) Des millions de doses, conservées à -70 °C dans de la neige carbonique, envoyées aux quatre coins des États-Unis : une gigantesque opération logistique se déroulait dimanche pour distribuer les premiers vaccins anti-COVID Pfizer/BioNTech, en vue de les administrer dès lundi aux Américains.

Ce dispositif impressionnant reflète le sentiment d’urgence dans la première puissance économique mondiale, où le bilan devrait franchir dans les prochaines heures le sombre seuil de 300 000 personnes déjà décédées de la COVID-19, l’équivalent de la population d’une ville comme Cincinnati.

Un ballet de camions chargés de milliers de doses de vaccins, conditionnées dans des cartons contenant jusqu’à 4725 doses chacun, ont quitté sous les applaudissements l’usine Pfizer de Kalamazoo, dans le Michigan, vers les plateformes des sociétés de transport UPS et FedEx, chargées de la distribution.

Pfizer estime que 20 avions transporteront ses vaccins quotidiennement, pour les acheminer dans tout le pays, notamment jusque dans la tribu amérindienne Navajo, très éprouvée par la pandémie. 

Dès 16 ans

Le but : livrer le premier lot de doses du vaccin Pfizer dans les 24 heures à tous les hôpitaux et autres sites qui l’auront demandé et vacciner les premiers Américains dans la foulée.

Cette première phase concerne environ trois millions de personnes. 

« La vaccination devrait commencer dès lundi », a déclaré dimanche dans un communiqué le directeur des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), Robert Redfield. 

Son agence fédérale a émis une recommandation pour l’utilisation du vaccin auprès des Américains dès l’âge de 16 ans. Elle conseille que les pensionnaires des maisons de retraite (trois millions de personnes) et les professionnels du secteur de la santé (21 millions) soient prioritaires. 

« Nous sommes à moins de 24 heures du début de la fin du virus », s’est réjoui sur Twitter Andy Beshear, le gouverneur du Kentucky, qui a reçu dimanche les premières livraisons et a confirmé que dans cet État les injections débuteraient lundi matin.

Sur les 6,4 millions de doses déjà disponibles au niveau national, la moitié sera livrée immédiatement, l’autre moitié réservée pour la seconde dose trois semaines plus tard, par précaution. 

Le vaccin Pfizer, dont le gouvernement américain a préacheté 100 millions de doses, est efficace à 95 %, ce qui signifie qu’il réduit d’autant les chances de contracter la COVID-19. Il a déjà commencé à être administré au Royaume-Uni. 

« Un enfer » 

Mais, face à cette bonne nouvelle, les autorités craignent que les Américains ne baissent la garde. Le pays ne cesse d’enregistrer des records de contaminations, dépassant régulièrement les 200 000 cas et 2500 voire 3000 décès quotidiens.  

Contrairement à la première vague du printemps – jamais vraiment retombée – puis au rebond enregistré cet été, la flambée actuelle concerne cette fois le pays dans son intégralité. 

Les États-Unis sont le pays le plus endeuillé par le coronavirus avec plus de 16 millions d’infections recensées et plus de 298 000 morts – un bilan sous-estimé en raison du manque de tests au début de la pandémie. 

Malgré de premières vaccinations dans son État prévues mardi, le gouverneur du New Jersey Phil Murphy a dit dimanche s’attendre à un « enfer » les prochaines semaines, exhortant les Américains à faire l’impasse sur les grands rassemblements familiaux pendant la période des Fêtes. 

Car pour atteindre une immunité collective, synonyme d’un retour à la normale, entre 75 % et 80 % de la population américaine doit être vaccinée, préviennent les experts. Ce qui n’arrivera pas avant « mai ou juin », selon Moncef Slaoui, conseiller scientifique de l’opération gouvernementale de coordination des vaccinations.

[États-Unis] les routiers parmi les premiers à recevoir le vaccin contre la COVID

Les premières vaccinations pourraient débuter dès la semaine prochaine dans le cadre du programme Operation Warp Speed. Des dizaines d’entreprises de transport travaillent déjà pour des laboratoires pour acheminer les vaccins.

Via: Rueters

Le Comité consultatif sur les pratiques d’immunisation du Center for Disease Control and Prevention a officiellement notifié que les premiers vaccins COVID-19 disponibles et approuvés devraient être administrés aux agents de santé et aux travailleurs de première ligne dont font partie les routiers.

Les associations de transport routier militent, on le comprend, pour que leurs salariés bénéficient rapidement de la vaccination contre la COVID. Elles ont adressé 4 lettres identiques au président Donald Trump, au président élu Joe Biden, au gouverneur de New York Andrew Cuomo, au président de la National Governors Association et au comité consultatif du CDC sur les pratiques d’immunisation. Elles rappellent dans leur courrier qu’en mars, le Department of Homeland Security et la Cyber ​​and Infrastructure Security Agency avaient désigné les routiers comme des travailleurs des infrastructures essentielles.

Les associations mettent en avant que leurs salariés vont acheminer les millions de doses de vaccins et qu’ils doivent être en bonne santé : « comme l’industrie du camionnage est appelée à livrer des vaccins à travers le pays, il est impératif que les chauffeurs routiers aient un accès prioritaire au vaccin afin de minimiser le potentiel de retards et de perturbations de la chaîne d’approvisionnement. »

Le 30 novembre, la société de biotechnologie Moderna a demandé à la FDA une autorisation d’utilisation d’urgence. La société pharmaceutique Pfizer a déposé sa demande auprès de l’agence le 20 novembre.