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Pandémie de la COVID-19 – Un passeport vaccinal pour éviter un confinement généralisé cet automne

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a fait le point aujourd’hui sur le passeport vaccinal au Québec, dont l’utilisation vise à éviter un reconfinement généralisé. La date visée pour sa mise en application est le 1er septembre prochain.

Son utilisation spécifique sera déterminée en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique et de la couverture vaccinale au Québec. 

Le passeport vaccinal fonctionnera à partir de trois principes : 

  1. Il sera utilisé lorsque la possibilité d’avoir accès à deux doses de vaccin aura été offerte à toute la population québécoise âgée de 12 ans et plus ; c’est pourquoi la date visée pour l’application du passeport vaccinal est le 1er septembre;
  2. Il sera utilisé seulement s’il y a une dégradation ou un changement dans la situation épidémiologique dans un territoire donné qui justifierait son utilisation;
  3. Il ne sera pas utilisé pour l’accès à des services publics ou essentiels.

Il est par exemple envisagé d’utiliser le passeport vaccinal pour les activités non essentielles et dans les milieux suivants : 

  • les activités à risque élevé regroupant un nombre limité de personnes (gyms, pratique de sports d’équipe, bars, restaurants, etc.);
  • les activités à risque modéré ou faible, regroupant un plus grand nombre de personnes (arts et spectacles, festivals et grands événements, matchs sportifs, etc.).

Les Québécois de 12 ans et plus sont donc invités à profiter de l’été pour aller chercher leur deuxième dose afin d’éviter une détérioration de la situation épidémiologique à l’automne et pour pouvoir continuer de vivre dans une nouvelle normalité.

Citation :

« Avec tous les efforts des derniers mois, nous sommes confiants d’atteindre une couverture vaccinale suffisante d’ici la fin du mois d’août pour envisager un retour à une quasi-normalité dès l’automne. La situation est très encourageante, mais nous suivons de près l’émergence et la propagation des variants. Advenant une nouvelle hausse de cas, avec le déploiement d’un passeport vaccinal, les personnes adéquatement protégées pourront poursuivre les activités courantes de leur vie quotidienne, et les secteurs de l’économie et publics pourront demeurer ouverts. C’est maintenant plus vrai que jamais : la vaccination est notre passeport vers un retour à la normale, vers plus de liberté. »

Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux  

Faits saillants : 

  • Les avantages d’un passeport vaccinal s’ajouteront aux autres bénéfices pour les personnes adéquatement protégées, notamment :
    • éviter un isolement de 14 jours après un contact avec un cas positif;
    • éviter un retrait du milieu de travail ou d’enseignement (en cas d’éclosion, par exemple);
    • ne plus avoir à suivre les recommandations sur la distanciation et le port du masque dans les domiciles privés, à l’intérieur comme à l’extérieur;
    • avoir la possibilité de voyager dans plusieurs pays et être exempté de la quarantaine de 14 jours au retour.
  • Les personnes qui ne sont pas adéquatement protégées devront continuer de se soumettre aux mêmes consignes d’isolement en vigueur actuellement en cas de symptômes liés à la COVID-19, ou encore lors de contacts rapprochés avec une personne infectée.
  • Rappelons qu’un portail libre-servicepermet aux citoyens de télécharger eux-mêmes leur preuve de vaccination électronique avec code QR, sur le Web. Les personnes qui éprouvent des difficultés à télécharger leur preuve de vaccination peuvent appeler au 1 877 644-4545 (ou à l’indicatif téléphonique correspondant à la région concernée) pour obtenir du soutien.
  • Enfin, soulignons que de nombreuses initiatives sont en place afin d’offrir le plus de flexibilité à la population et lui permettre d’obtenir une première ou seconde dose facilement, tant avec rendez-vous que sans rendez-vous. La deuxième dose du vaccin est nécessaire et permet de réduire le risque d’avoir et de transmettre la COVID-19, d’augmenter le taux de protection du vaccin et offre une protection optimale à plus long terme.  

[Canada] Fin de l’obligation de la quarantaine pour les voyageurs dès le 5 juillet prochain

À compter du 5 juillet à 23 h 59, heure avancée de l’Est, les voyageurs entièrement vaccinés qui sont autorisés à entrer au Canada ne seront plus soumis à l’obligation fédérale de se mettre en quarantaine ou de subir un test de dépistage de la COVID-19 au huitième jour suivant leur arrivée. De plus, les voyageurs aériens entièrement vaccinés ne seront pas tenus de séjourner dans un hôtel autorisé par le gouvernement.

Pour être considérés comme entièrement vaccinés, les voyageurs doivent avoir reçu toutes les doses d’une série d’un vaccin – ou d’une combinaison de vaccins – contre la COVID-19 autorisé par le gouvernement du Canada au moins 14 jours avant leur arrivée au Canada. À l’heure actuelle, ces vaccins sont fabriqués par Pfizer, Moderna, AstraZeneca (COVISHIELD) et Johnson & Johnson (Janssen). Les voyageurs peuvent recevoir leur vaccin dans n’importe quel pays et doivent fournir les documents justificatifs attestant qu’ils ont été vaccinés en anglais ou en français, ou au moyen d’une traduction certifiée conforme.

Pour pouvoir bénéficier de ces nouvelles mesures, les voyageurs entièrement vaccinés doivent tout de même satisfaire à toutes les autres exigences obligatoires, notamment l’obligation relative aux tests effectués au préalable et à l’arrivée. Le maintien des tests de dépistage permettra aux experts de la santé publique de continuer à surveiller les proportions de résultats positifs au dépistage de la COVID-19 à la frontière, de surveiller les cas liés aux variants préoccupants et d’apporter d’autres modifications aux mesures frontalières au besoin.

Les voyageurs entièrement vaccinés doivent également être asymptomatiques, posséder une copie papier ou numérique de leurs documents de vaccination et fournir des renseignements sur la COVID-19 électroniquement par l’intermédiaire d’ArriveCAN avant leur arrivée au Canada. Ils doivent encore présenter un plan de quarantaine approprié et être prêts à se mettre en quarantaine, au cas où il serait déterminé à la frontière qu’ils ne remplissent pas toutes les conditions requises pour être exemptés de l’obligation de mise en quarantaine.

À l’instar de tous les autres voyageurs bénéficiant d’une exemption, ils devront respecter les mesures de santé publique en place, comme le port d’un masque dans l’espace public, et conserver pendant les 14 jours qui suivent leur entrée au Canada une copie de leurs documents de vaccination et des résultats de leurs tests, ainsi qu’une liste de leurs contacts étroits.

Pour les voyageurs qui ne sont pas entièrement vaccinés, les mesures frontalières actuellement imposées par le Canada demeurent inchangées. Les voyageurs doivent continuer de respecter les exigences actuelles en matière de tests ainsi que l’obligation fédérale de mise en quarantaine, lesquelles se sont avérées efficaces pour réduire l’importation de cas et la transmission de la COVID-19 et des variants au Canada, et continuer de fournir des renseignements sur la COVID-19 électroniquement par l’intermédiaire d’ArriveCAN avant leur arrivée au Canada. Les voyageurs aériens non vaccinés doivent également réserver un séjour de trois nuits dans un hôtel autorisé par le gouvernement avant leur départ vers le Canada.

La réponse du gouvernement du Canada à la pandémie de COVID-19 continuera d’être axée sur la santé et la sécurité des Canadiens. Suivant l’évolution des taux de vaccination, du nombre de cas et du nombre d’hospitalisations, le gouvernement du Canada pourra envisager de cibler de façon plus précise les mesures aux frontières – et de les lever ou de les modifier le moment venu – pour assurer la sécurité des Canadiens et la bonne marche de l’économie.

L’entreprise Biscuits Leclerc ltée : Nouveau pôle de vaccination dans le Parc industriel François Leclerc à Saint-Augustin-de-Desmaures

L’entreprise Biscuits Leclerc ltée, chef de file dans le domaine agroalimentaire est heureuse d’annoncer sa participation en offrant un nouveau pôle de vaccination qui sera situé dans le Parc industriel François Leclerc à Saint-Augustin-de-Desmaures. C’est en collaboration avec d’autres partenaires des parcs industriels que tous mettront la main à la pâte afin de contribuer à l’effort de vaccination de la Capitale-Nationale. Outre la collaboration de la Ville de Saint-Augustin, soulignons la participation de la Corporation des parcs industriels du Québec ainsi que des entreprises suivantes : Prémoulé, fabricant de comptoirs moulés et de portes d’armoires sur mesure, Préverco, manufacturier de planchers de bois franc, Richard & Levesque Cuisines Salles de Bain, SBI, fabricant de produits de chauffage résidentiels ainsi que d’autres entreprises à venir.


« Nous sommes très heureux de mettre à la disposition une partie de notre infrastructure, plus précisément notre gymnase suffisamment grand pour accueillir les ressources nécessaires. Notre entreprise familiale a 116 ans cette année et vous comprendrez que les membres de ma famille ont traversé plusieurs crises dont la pandémie de la grippe espagnole. Aujourd’hui, de pouvoir contribuer au mieux-être de la communauté et accélérer la vaccination contre cette pandémie qui nous afflige depuis plus d’un an, était, sans aucun doute, le geste à faire », mentionne M. Denis Leclerc, président de Biscuits Leclerc ltée.

L’entreprise Biscuits Leclerc travaille en synergie avec l’équipe du CIUSS de la Capitale-Nationale et plusieurs intervenants au privé, et prend les bouchées doubles afin que le pôle de vaccination soit en place dès la fin mai. Ce dernier sera localisé au 91, rue de Rotterdam, Parc industriel François Leclerc à Saint-Augustin-de-Desmaures.

Biscuits Leclerc s’engage à défrayer les frais inhérents entourant son pôle de vaccination incluant toutes les équipes cliniques nécessaires pour atteindre les objectifs établis soit de vacciner 15 000 personnes (30 000 doses) en 90 jours.

C’est principalement les résidents du territoire situé à l’ouest de Québec, incluant les employés des entreprises des parcs industriels ainsi que leur famille immédiate qui pourront avoir accès à ce nouveau pôle de vaccination, en suivant les directives de priorité établies par le gouvernement. La prise de rendez-vous (date à confirmer) tant pour la population en général que pour les employés des entreprises, se fera par l’entremise de la plateforme Clic Santé. Le vaccin qui sera offert sur le site sera déterminé en fonction des doses disponibles, de la recommandation des experts et de l’évaluation clinique au moment de la vaccination.

« Nous sommes reconnaissants d’avoir la chance de compter sur le soutien de certains partenaires du Parc industriel à Saint-Augustinainsi que d’autres entreprises avoisinantes que ce soit en termes de ressources humaines ou matérielles. Leur contribution demeure capitale au bon déroulement », précise M. Leclerc. 

NOS PARTENAIRES
« La Corporation des parcs industriels est fière de collaborer avec un leader industriel nord-américain de la trempe de Groupe Leclerc, issu de la région de Québec, pour soutenir les industriels dans la lutte au COVID-19. Cela correspond à sa vision d’être la référence au niveau de l’entraide dans le monde industriel », déclare M. Pierre Dolbec, président du conseil d’administration de la Corporation des parcs industriels.

« Prémoulé est fière de collaborer à l’initiative de Biscuits Leclerc et ainsi pouvoir contribuer à l’effort collectif pour contrer la pandémie de Covid-19 », mentionne Hugues Rouleau, président et chef de la direction chez Prémoulé.

« Préverco est très heureux de collaborer à la mise en opération du centre de vaccination en entreprise du parc François Leclerc. Le retour à une vie normale passe par une vaccination massive de la population et nous croyons qu’il est important pour des entreprises comme la nôtre de contribuer à cet effort collectif.  Je tiens aussi à remercier Biscuits Leclerc pour leur leadership et leur très grande contribution dans ce beau projet collectif », mentionne Jean- Francois Dufresne, président de Préverco.

 «Richard & Levesque est fier de contribuer à l’excellente initiative de Biscuits Leclerc d’offrir des vaccins à la population environnante de St-Augustin », mentionne M. François Levesque, président chez Richard & Levesque Cuisines Salles de Bain.

 « Toute l’équipe de SBI est fière de contribuer à l’effort communautaire pour la mise en place d’une clinique de vaccination à Saint-Augustin-de-Desmaures. Les entreprises locales sont un moteur économique important et des contributeurs financiers fièrement engagés dans la communauté. C’est en unissant nos forces que nous ferons une différence dans ce retour à la normal tant attendu! », mentionne Jean-François Cantin, vice-président chez SBI.

« Il y a lieu de souligner l’initiative de Biscuits Leclerc qui, comme plusieurs autres entreprises de Saint-Augustin-de-Desmaures, répond toujours « Présent » lorsqu’il est question de s’impliquer dans la communauté. La suite appartient aux citoyens que j’encourage à se faire vacciner dès que possible », mentionne Sylvain Juneau, maire de la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures.


Le « passeport vaccinal », prochain sujet de discorde canado-américain

(Washington) L’exigence d’une preuve de vaccination contre la COVID-19 pourrait bien être la prochaine pomme de discorde entre le Canada et les États-Unis.

La Presse Canadienne

Le débat s’enflamme aux États-Unis, un pays grandement orienté sur les libertés individuelles, concernant la question de savoir si les détaillants, les entreprises et les employeurs peuvent et devraient exiger des clients, des travailleurs et des visiteurs qu’ils prouvent qu’ils ont été vaccinés contre la COVID-19.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau — tout en disant comme à son habitude qu’il est encore tôt pour tirer des conclusions — a semblé réceptif à l’idée de documents de voyage liés aux vaccins.

Le débat a également lieu au Canada, un pays qui, selon certains observateurs, est plus sensible au bien collectif que son voisin. 

« Certaines de ces discussions pourraient être très difficiles », affirme Jack Jedwab, président de l’Association d’études canadiennes et de l’Institut canadien pour les identités et les migrations. 

« Je ne pense pas que les Canadiens vont regarder avec bienveillance l’idée que, vous savez, vous pourriez avoir un nombre important de personnes qui traversent la frontière qui ne sont pas vaccinées. » 

Cet aspect pourrait expliquer en partie l’apparente divergence d’opinions qui est apparue mardi entre Ottawa et la Maison-Blanche sur la question de l’exigence d’une documentation sur les vaccins.

La porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki, a écarté cette idée sans équivoque, mardi. « Le gouvernement ne soutient pas actuellement un système qui obligerait les Américains à posséder une telle preuve, et nous ne le ferons pas », a déclaré Mme Psaki. 

La priorité de la Maison-Blanche sera de protéger « la vie privée et les droits » des résidents américains « afin que ces systèmes ne soient pas utilisés injustement contre des personnes », a-t-elle déclaré. « Il n’y aura pas de base de données fédérale sur les vaccinations et aucun mandat fédéral exigeant que chacun obtienne un certificat de vaccination. » 

Pour sa part, le premier ministre Justin Trudeau — tout en disant comme à son habitude qu’il est encore tôt pour tirer des conclusions — a semblé réceptif à l’idée de documents de voyage liés aux vaccins. 

Concernant la meilleure façon de rouvrir la frontière canado-américaine, M. Trudeau a affirmé que son gouvernement continuerait de travailler avec ses partenaires aux États-Unis et à l’étranger « pour veiller à ce que cela se fasse correctement ».

« Nous avons déjà vu l’importance de la preuve de vaccination pour les voyages internationaux […] avant même la pandémie, ces dernières années », a dit M. Trudeau. 

« Ce sera sûrement important, mais les détails de ce que nous allons faire à ce sujet, nous en sommes toujours aux réglages. » 

Les libertés individuelles

De nos jours, de nombreux Américains sont prédisposés à s’opposer à tout ce qu’ils considèrent comme une menace à la liberté, souligne Matthew Mitchell, professeur de commerce international et de stratégie à l’Université Drake de Des Moines, dans l’Iowa. 

« Je pense qu’avec la montée de la philosophie “ne me marche pas dessus”, en particulier au cours des 10 dernières années, toute violation des libertés individuelles est considérée avec suspicion, et avec antagonisme », estime M. Mitchell.

La fameuse polarisation politique du pays n’a pas aidé. 

Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, un républicain qui a levé le mois dernier toutes les restrictions liées à la COVID-19 dans son État, a signé mardi un décret interdisant l’utilisation de « passeports vaccinaux » qui seraient délivrés par le gouvernement. 

« Ne marchez pas sur nos libertés individuelles », a-t-il écrit sur Twitter. 

Ce décret fait suite à une décision similaire prise la semaine dernière par un autre républicain de premier plan, opposant du confinement et allié de Donald Trump, le gouverneur de Floride Ron DeSantis.

« Les passeports de vaccins réduisent les libertés individuelles et nuiront à la vie privée des patients », soutient le décret signé par M. DeSantis. 

Quatre mois avant la seconde dose

Ce qui était au départ une approche pour tous des vaccins en Floride — tempérée par la suite pour exiger au moins une preuve de résidence temporaire — attire des visiteurs plus âgés du Canada depuis des mois. 

L’intérêt a de nouveau augmenté alors que les Canadiens doivent attendre jusqu’à quatre mois entre la première et la seconde dose du vaccin, un délai qui, selon le spécialiste de l’assurance voyage Martin Firestone, n’est tout simplement pas acceptable pour bon nombre de ses clients. 

« Soudainement, il y a une nouvelle vague d’appels de personnes disant : “C’est insensé” », affirme M. Firestone — dans de nombreux cas, de la part de clients qui ont déjà eu leur première injection.

Une fois vaccinés, ils apprennent que cela ne leur donne aucune latitude de plus au Canada, que ce soit de la part des compagnies d’assurance ou concernant les exigences fédérales de quarantaine pour les voyageurs. 

« À ce stade, le gouvernement et les compagnies d’assurance ne reconnaissent pas du tout que vous avez reçu un vaccin et ne se soucient pas d’en voir la preuve », souligne M. Firestone. 

« Le Canada est tout simplement en train de fermer les yeux… et vous n’obtenez aucun crédit, si c’est le bon mot, pour avoir reçu les deux doses. » 

Les voyageurs immunisés avec deux doses n’ont pas besoin d’être testés avant de quitter les États-Unis, sauf si un test est requis à destination, et la quarantaine à leur retour chez eux n’est pas non plus nécessaire, selon les Centres pour le contrôle des maladies aux États-Unis.

Les citoyens américains, y compris ceux qui sont immunisés, ont besoin d’un résultat négatif au test de la COVID-19 pas plus de trois jours avant d’embarquer sur un vol de retour. 

« Que se passera-t-il dans le futur ? », demande M. Firestone. « C’est une excellente question — ce sera le précurseur du passeport vaccinal que d’exiger de voir la preuve que vous avez reçu le vaccin. »

La Floride interdit le «passeport vaccinal» au nom des libertés individuelles

AFP


Le passeport «vaccinal», un document certifiant que son détenteur a été vacciné contre la COVID-19, a été interdit en Floride au nom du respect des «libertés individuelles», a annoncé vendredi le gouverneur républicain de cet État très touristique.


Le décret du gouverneur Ron DeSantis interdit aux services administratifs de cet État du sud-est du pays de délivrer des «passeports vaccinaux», ou tout type de «document visant à attester» qu’une personne a reçu un vaccin contre la COVID-19.

Le texte empêche aussi les entreprises du «Sunshine State» d’exiger de leurs clients ce type de «passeport vaccinal» ou une preuve d’immunisation au virus.

Pour M. DeSantis, proche allié de l’ancien président Donald Trump, les «passeports vaccinaux» limitent les libertés individuelles et menacent le secret médical.

«C’est totalement inacceptable qu’un gouvernement ou le secteur privé vous impose de montrer une preuve de vaccination simplement pour participer à la société», avait asséné, lundi, Ron DeSantis lors d’une conférence de presse.

«Vous voulez aller au cinéma. Est-ce vous devrez montrer ça? Non. Vous voulez aller voir un match. Non. Vous voulez aller dans un parc d’attractions. Non. Nous ne sommes pas d’accord avec ça», avait-il poursuivi.

Cette annonce survient après la publication d’un article du Washington Post selon lequel l’administration de Joe Bien travaillerait à la mise en place de normes gouvernementales pour un futur «passeport vaccinal» en vue d’accompagner la levée des restrictions sanitaires dans le pays.

La création d’un passeport sanitaire est aussi en discussion dans l’Union européenne, qui voudrait lancer ce type d’initiative cet été pour les déplacements en son sein.

La Chine a, de son côté, annoncé début mars un «certificat de santé» numérique pour les Chinois qui voudraient voyager à l’étranger.

Plus de six millions de personnes ont reçu au moins une dose d’un vaccin contre la COVID-19 en Floride, où la population totale avoisine les 22 millions d’habitants.

À partir de lundi, tous les individus adultes souhaitant se faire vacciner seront admissibles, et ce, sans prescription médicale.

[AstraZeneca] Suspension pour les 55 ans et moins?

Via l’AFP

Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) recommande que l’administration du vaccin AstraZeneca soit suspendue pour les personnes de 55 ans et moins.

Cet avis fait suite au rapport dans plusieurs pays européens de thromboses veineuses cérébrales chez plusieurs personnes de moins de 50 ans ayant reçu leur première dose de ce vaccin anti-COVID.

Rappelons que le 17 mars dernier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait recommandé que la vaccination avec AstraZeneca se poursuive, puisque «la balance risques/bénéfices penchait en faveur» de ce vaccin.

Le 25 mars, Santé Canada avait donné de nouvelles directives aux professionnels de santé concernant les symptômes à surveiller après l’administration du vaccin d’AstraZeneca et sa version Covishield.

Détails à venir…

LE VACCIN D’ASTRAZENECA SERAIT EFFICACE À 76 %

Le vaccin contre la COVID-19 d’AstraZeneca est efficace à 76 % contre les cas symptomatiques, a annoncé jeudi le laboratoire suédo-britannique, après une mise à jour de ses données issues d’un essai clinique aux États-Unis, au Pérou, et au Chili.

Agence France Presse

Les résultats de « l’analyse primaire des essais de phase III (du vaccin) aux États-Unis ont confirmé que (son) efficacité était cohérente » avec les données annoncées lundi, a affirmé AstraZeneca dans un communiqué.

Le laboratoire a également annoncé que l’efficacité de son vaccin était de 100 % pour prévenir les cas graves de COVID-19, un chiffre similaire à celui annoncé précédemment.

AstraZeneca s’était engagé mardi à fournir sous 48 heures des données récentes au régulateur américain supervisant les essais cliniques, qui avait critiqué des données potentiellement « obsolètes » sur son vaccin anti-COVID-19, annoncé alors efficace à 79 % pour prévenir les cas symptomatiques.

Utilisé dans de nombreux pays dont l’Union européenne, le vaccin développé par AstraZeneca et l’université d’Oxford n’est pas encore approuvé aux États-Unis, où les autorités avaient demandé plus de données sur des essais de phase III menés sur le territoire américain.

Une liste de symptômes à surveiller au Canada

Santé Canada publie de nouvelles directives pour les professionnels de la santé qui administrent le vaccin contre la COVID‑19 d’AstraZenecay et sa version Covishield fabriquée en Inde.

Dans un communiqué diffusé peu après 20 h, mercredi, Santé Canada affirme avoir de nouveaux renseignements à communiquer après l’analyse de l’étude détaillée « sur de très rares cas de caillots sanguins associés à un faible taux de plaquettes sanguines (thrombocytopénie) à la suite de l’administration du vaccin d’AstraZeneca ».

Même si ces cas sont rares, il faut dorénavant aviser les personnes ayant reçu ce vaccin d’être à l’affût de certains signes et symptômes qui nécessitent des soins médicaux immédiats.

On parle notamment d’essoufflement, de douleur à la poitrine, d’enflure aux jambes et de douleur abdominale persistante à la suite de la vaccination.

Toute personne ayant des symptômes neurologiques, comme l’apparition soudaine de maux de tête graves ou une vision trouble survenant plusieurs jours après la vaccination, doit obtenir aussi des soins médicaux sans tarder.

Parmi les autres signes et symptômes à surveiller, il y a l’apparition de contusions ailleurs qu’au point d’injection ou l’apparition de petits points rouges quelques jours après la vaccination.

Le ministère fédéral de la Santé assure toutefois que le vaccin d’AstraZeneca continue d’être sûr et efficace pour protéger les Canadiens contre la COVID‑19.

AstraZeneca : enquête ouverte après le décès d’un étudiant en médecine, à Nantes

Agence France Presse

Un étudiant de 24 ans a été trouvé mort chez lui, à Nantes, dix jours après avoir été vacciné à l’AstraZeneca. Une enquête judiciaire est ouverte. Les autorités sanitaires étudient le cas. « A ce stade, rien ne permet de faire le lien entre le décès et la vaccination », indique un porte-parole de l’Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM).

Un étudiant de 24 ans a été retrouvé mort, jeudi 18 mars, dans son appartement du boulevard Vincent-Gâche, à Nantes. Originaire de La Turballe (Loire-Atlantique), Anthony Rio a été découvert, dans le logement verrouillé de l’intérieur, par les pompiers après une alerte de ses proches et de sa famille, inquiets de son silence.

Dans l’appartement que le jeune homme occupait seul, les services de police ont trouvé un document attestant que l’étudiant en sixième année de médecine et interne au CHU avait étévacciné à l’AstraZeneca le 8 mars. Le parquet de Nantes a ouvert une enquête en recherche des causes de la mort et ordonné une autopsie. Le rapport évoque « une hémorragie interne causée par une thrombose », selon une source proche du dossier. D’autres analyses sont en cours.

« Mon frère était en parfaite santé »

Le grand frère avait parlé à Anthony par téléphone la veille. « Il souffrait du ventre mais ne se plaignait pas, ce n’était pas son genre. Il avait quand même décidé d’aller consulter son médecin le jeudi après-midi. Il n’en a pas eu le temps. Il a été retrouvé tôt dans la nuit de mercredi à jeudi. »

La famille « se pose des questions autour du vaccin. C’est inévitable, insiste l’aîné. Parce que mon frère, au-delà d’être quelqu’un de brillant, prenait soin de lui. Il faisait attention à ce qu’il mangeait, il faisait du sport. Surtout, il n’avait aucun antécédent médical, aucune maladie, rien. Il était en parfaite santé. Alors ce vaccin, c’est la seule branche à laquelle on peut se raccrocher pour comprendre ce qui s’est passé. »

« Investigation approfondie »

Du côté des autorités sanitaires, « le cas est en cours d’investigation clinique, nous confirme un porte-parole de l’Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM). A ce stade, rien ne permet de faire le lien entre le décès et la vaccinationCe cas de décès fait l’objet d’une investigation clinique approfondie par les centres régionaux de pharmacovigilance». Selon le dernier rapport de l’ANSM, publié le 19 mars, il y a eu en France 13 cas d’évènements thromboemboliques (pour plus de 1 041 000 injections du vaccin). Tous les patients étaient en cours de rétablissement.

AstraZeneca: Les USA veulent se débarrasser de leurs vaccins en les envoyant au Canada

La porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki, a annoncé jeudi que l’administration Biden travaillait sur un plan de « prêt » de doses qui pourrait permettre au Canada de mettre la main sur 1,5 million de doses du vaccin d’AstraZeneca, lequel n’a pas encore été approuvé aux États-Unis.

Elle a ajouté que Washington disposait d’une réserve de sept millions de doses du sérum d’AstraZeneca qui pourraient être « relâchées »; de cette banque, on pourrait puiser 2,5 millions de doses et les acheminer à un autre pays frontalier, soit le Mexique.

Au cabinet de la ministre fédérale de l’Approvisionnement, Anita Anand, on a confirmé qu’un accord visant un « échange » était en négociation. Essentiellement, le Canada recevrait les 1,5 million de doses.

Un député du NPD avait une autre façon de voir ça: « Il serait par ailleurs pertinent de connaître la date d’expiration de ces doses », mais « dans tous les cas, ça semble être un bon stratagème pour se débarrasser de doses qui ne sont toujours pas approuvées par les autorités américaines en vue d’en recevoir de nouvelles » – Don Davis NPD

« La réalité est que la pandémie ne connaît pas de frontières. Faire en sorte que nos voisins puissent contenir le virus est une étape critique », a plaidé la porte-parole, sans fournir de précisions sur le calendrier de ces possibles livraisons.