[Covid19] Facebook bannit la désinformation sur les vaccins contre la COVID-19

RUETERS

Facebook a annoncé jeudi élargir aux vaccins ses politiques sur la désinformation entourant la pandémie de COVID-19 sur ses plateformes.

Le réseau social affirme vouloir supprimer les informations déboulonnées par des spécialistes de la santé publique et qui peuvent poser un risque imminent. Les messages seront épinglés et leur propagation, limitée.

Dans un billet de blogue, Facebook précise que ce changement est une réponse aux nouvelles qui se multiplient dans le monde concernant l’approbation et le déploiement de vaccins contre la COVID-19.

Deux sociétés pharmaceutiques, Pfizer Inc et Moderna, ont demandé aux autorités américaines d’autoriser en urgence leurs vaccins. La Grande-Bretagne a déjà approuvé celui de Pfizer mercredi, devançant le reste du monde dans la course à la vaccination de masse la plus cruciale de l’histoire.

Une campagne de désinformation soutenue

Selon des équipes de recherche, la prolifération de la désinformation sur les vaccins contre la COVID-19 est une véritable épidémie sur les réseaux sociaux. Elle se manifeste notamment par des messages antivaccins viraux relayés sur plusieurs plateformes par différents groupes idéologiques.

Un rapport publié en novembre par l’organisme à but non lucratif First Draft note par ailleurs que 84 % des interactions sur les contenus conspirationnistes liées aux vaccins provenaient de pages Facebook et Instagram.

Les publications concernant des théories conspirationnistes déboulonnées par des scientifiques, portant notamment sur la sécurité des vaccins, leur efficacité, les effets secondaires ou encore leurs ingrédients, seront donc supprimées par le réseau social.

Par exemple, nous supprimerons les fausses allégations selon lesquelles les vaccins contre la COVID-19 contiennent des micropuces, mentionne la société dans un article de blogue.

Les contenus ciblés seront mis à jour selon le discours des autorités de santé publique.

Facebook n’a toutefois pas précisé quand il commencerait à appliquer la politique actualisée, mais a reconnu qu’il ne serait pas en mesure de l’appliquer du jour au lendemain.

Les antivaccins, nouvelle cible de Facebook

Par le passé, le géant du web a rarement posé son veto sur des messages de désinformation entourant des vaccins. De fausses allégations concernant le vaccin contre une épidémie de rougeole à Samoa qui a causé la mort de dizaines de personnes l’an dernier avaient été retirées de ses plateformes. Le scénario s’est également produit pour des messages erronés concernant un vaccin contre la polio au Pakistan qui ont conduit à des violences contre le personnel de la santé.

En octobre dernier, Facebook a interdit les publicités qui découragent la population à se faire vacciner. Une action qui s’ajoute à la suppression dans les dernières semaines d’une importante page antivaccin pour avoir enfreint à plusieurs reprises les règles du réseau social sur la désinformation entourant la COVID-19. Un important groupe privé qui faisait la promotion de QAnon a également été démantelé. 

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