Naturellement, la famille d’On the road et tout les camionneurs (es) du Québec tiennent à vous dire un grand merci!
Remorquage Provincial Jacques D’Anjou Inc, L’ADN DE SON FONDATEUR FÊTE SON 50e

Jacques D’Anjou aura 77 ans le 7 mars prochain. Jusqu’ici, le courageux remorqueur a survécu à des cancers des intestins et de la prostate. Il vit sur du temps emprunté, comme on dit, mais malgré ses ennuis de santé, il tient plus que jamais à la vie. La légende du remorquage n’a surtout pas le temps de penser à ses bobos ces temps-ci puisqu’au cours de la dernière semaine, toujours très actif malgré une santé plus fragile, il a dû répondre à des centaines de « calls » pour des cas d’accidents, de sorties de route, de capotages, des problèmes de démarrage, etc. Des appels de partout sur un territoire qui n’en finit plus. Un feu roulant presque 24 heures par jour. C’est à peine si les gars sur la route, appelés à travailler dans les pires conditions, ont eu le temps de prendre une bouchée, même à la sauvette. Même pas de temps pour se réchauffer ! Jacques, lui, de son bureau ou de son domicile, demeure fidèle au poste.
Dépanner les gens, pour Jacques, c’est l’histoire de sa vie. Être au service de la population en demeurant nos « anges-gardiens » de la route, c’est ce que Jacques et ses effectifs de S.W.A.T. s’appliquent à faire depuis 50 ans ! Et oui, c’est une journée bien spéciale pour Jacques D’Anjou en ce samedi 15 janvier! C’est avec beaucoup de fierté qu’il a pris quelques instants hier pour s’offrir un morceau de son gâteau favori, le « forêt noire » que lui a amicalement servi sa petite-fille adorée, Léa. Une scène touchante en présence des deux fils de Jacques, Tony et Brian, lors d’un moment d’accalmie.

50 ans dans la vie d’une entreprise, c’est tout de même énorme, surtout pour un gars qui a quitté l’école à 14 ans, optant pour l’école de la vie et comme il le mentionne encore aujourd’hui, il continue toujours d’apprendre. Un parcours de vie axé sur le travail qui l’a amené à Mont-Wright, entre autres, mais il avait toujours en tête le projet de bâtir son garage, une idée qui lui a toujours occupé l’esprit. Grâce à sa mémoire phénoménale, Jacques D’Anjou se souvient dans les moindres détails du lancement de son entreprise, de la construction d’un premier garage de 20’ x 40’ avec une seule porte.
À l’époque, la construction a été confiée à Lionel Desrosiers. Par la suite, les affaires allaient tellement bien que deux mois plus tard, il procéda à l’embauche de ses deux premiers employés. En janvier 1972, il s’est offert un minuscule bureau en plus d’agrandir le garage puisqu’il manquait déjà d’espace. Outre la mécanique, le débosselage et la vente d’essence, il a ajouté la réparation de gros camions de transport et bien sûr, le service de remorquage. « J’ai eu une première remorque neuve en 1974, acquise au coût de 30 000$, dit-il. J’ai tout mis ce que j’avais sur la table », me confiait-il récemment.

« Durant cette période, mentionne-t-il, tout le monde faisait du remorquage mais moi, j’en faisais à toute heure du jour. J’ai d’abord acheté neuf de mes compétiteurs. La compétition commençait à me trouver dérangeant. Il fallait être fou à l’époque pour faire du remorquage pour 4$ ou 5$. Je travaillais jour et nuit. Je me souviens d’avoir pris une journée de vacances pour aller aux courses. Le service, qui était une priorité pour moi, l’est toujours autant aujourd’hui, 50 ans plus tard. »
Au cours des dernières années, dans sa vie consacrée à aider les autres, Jacques n’avait pas vraiment pris le temps de penser à lui et les bobos ont commencé à se manifester. Diagnostic de deux cancers, nombreux traitements, piqûres, sans arrêter de travailler. Bien qu’il ne fasse plus de remorquage comme tel depuis 4 ans, il suit toutes les opérations de près, reçoit les appels, apporte son aide aux employés, à l’administration, pour les investissements, fait le suivi auprès de ses clients, etc. « Jacques est encore le grand Boss, souligne son fils Tony, la copie conforme du bonhomme. Je suis au courant de tout et mon père demeure ma plus grande motivation. Mon frère Brian et moi sommes ses plus grands fans. Il nous inspire à tous les jours, comme tous les employés qui travaillent dans l’entreprise. Jacques D’Anjou est, depuis 50 ans, une source d’inspiration qui a un effet rassembleur. Les gens sont fiers de travailler pour Remorquage Provincial Jacques D’Anjou », souligne son « bras droit », son « copier-coller ».

À l’aube du 50e anniversaire de l’entreprise, le travail de Jacques D’Anjou a été reconnu par ses pairs, l’automne dernier, à la suite de son intronisation au Temple de la Renommée du remorquage, lors du 26e congrès de l’Association des professionnels du dépannage du Québec. Il a ainsi reçu la plus haute distinction et reconnaissance pour ses 50 ans de carrière.
Mais pour l’une des plus importantes compagnies de remorquage à l’est du Canada, il n’est pas question de s’asseoir sur ses lauriers et sur sa réputation. Avec un inventaire de cinq garages et plus de 70 unités, l’entreprise dessert tout l’est du Canada, soit le Québec, l’Ontario, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick.
Technologie oblige, tout a changé depuis la toute première remorque de fortune de Luceville. Aujourd’hui, on parle de remorques de plus de 280 000$, dotées de la plus haute technologie aux plans de la communication et de l’équipement.
Mais pour amener l’entreprise au niveau où elle est aujourd’hui, la famille D’Anjou a su reconnaître tout le travail derrière cette réussite. « Je ne remercierai jamais assez mes employés, devenus des confidents, des amis pour la vie. Il y a des gens qui travaillent ici depuis 20, 25, même 30 ans. Merci à notre équipe administrative, notamment Manon Dufour, fidèle employée depuis plus de 30 ans, Dave Côté, à Nicole Otis qui a été à mes côtés dès le début et ce, durant une quinzaine d’années. Oui, je suis tombé plusieurs fois en cours de route mais je me suis toujours relevé. Je n’ai jamais eu de « lousse » lors de mes épreuves, tu peux me croire. »
Bien que tout paraît beau 50 ans plus tard, il a fallu trimer dur entre les années 1978 et 2002 pour oublier les mauvaises créances, des pertes nettes, à l’époque, de 300 000$ et plus. Jacques D’Anjou n’a jamais abdiqué et jusqu’à son dernier souffle, il va continuer à faire ce qu’il aime le plus au monde.
Bon 50e anniversaire !
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Photo 1 – Remorquage Provincial Jacques D’Anjou a écrit une page d’histoire en fin de semaine avec son 50e anniversaire. Plusieurs moments d’émotions en fin de semaine alors que Jacques a reçu son gâteau préféré, un « forêt noire » dont il a pu savourer un premier morceau entre deux « calls ». Jacques est photographié avec ses deux fils, Bryan et Tony. Félicitations messieurs.
Photo 2 – C’est Léa, la petite-fille de papy Jacques qui a servi le premier morceau de gâteau à son grand-père. Beaucoup d’amour sur cette photographie.