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28 avril 2022, jour de deuil en mémoire des victimes d’accidents du travail ou de maladies professionnelles.

Aujourd’hui , le 28 avril, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) souligne le Jour de deuil. Cette journée de commémoration internationale est l’occasion d’honorer la mémoire des personnes décédées ou blessées au travail et de rappeler aux travailleurs, aux travailleuses et aux employeurs l’importance d’agir pour rendre les milieux de travail plus sécuritaires.

Citations

« Le Jour de deuil est important pour les travailleurs et travailleuses du Québec, car il permet d’honorer la mémoire des victimes d’accidents du travail et de maladies professionnelles. Il est essentiel de se rappeler que les effets d’un accident du travail touchent également les proches, les collègues et les employeurs des victimes. Toutefois, ces situations sont évitables. En ce sens, la prévention restera toujours le meilleur atout des milieux de travail. À terme, la modernisation du régime de santé et de sécurité du travail mise sur plus de prévention, pour réduire le bilan lésionnel, et ce, au bénéfice des travailleurs et travailleuses. »

– Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration et ministre responsable de la région de la Mauricie

« Le Jour de deuil est une occasion de se rappeler notre engagement collectif pour la santé et la sécurité en milieu de travail. Particulièrement aujourd’hui, ayons une pensée spéciale pour les travailleurs et travailleuses de la santé. Nous leur devons beaucoup! Continuons à respecter les consignes de santé et de sécurité du travail et à appliquer les mesures sanitaires en vigueur. »

– Manuelle Oudar, présidente-directrice générale de la CNESST

Bilan statistique 2021

En 2021, 60 personnes ont perdu la vie lors d’un accident du travail, soit 3 de plus qu’en 2020. De plus, 147 personnes sont décédées des suites d’une maladie professionnelle, ce qui représente une augmentation de 31 décès par rapport à 2020. Nous déplorons ainsi 207 décès au total en 2021, soit 34 de plus qu’en 2020.

Toujours en 2021, 93 028 personnes ont subi une lésion à la suite d’un accident du travail, soit 1 722 de moins qu’en 2020. De plus, 12 664 personnes ont été victimes d’une maladie professionnelle, une augmentation de 2 682 par rapport à 2020. Au total, 105 692 lésions professionnelles ont été recensées, ce qui représente une hausse de 960 par rapport à 2020.

Pour mieux faire connaître cette journée importante, la CNESST invite la population québécoise à consulter le site Web jourdedeuil.com.

Bref historique du Jour de deuil

En 2003, le Bureau international du Travail a décrété le 28 avril Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail. Puis, en 2010, l’Assemblée nationale du Québec a fait du 28 avril le Jour commémoratif des personnes décédées ou blessées au travail. Cet événement international est souligné dans plus de 70 pays à la mémoire des victimes d’accidents du travail.

Télétravail recommandé pour tous les milieux de travail au Québec

Source: https://bit.ly/3yoqgtO

Alors que le Québec connait depuis quelques semaines une recrudescence des cas de COVID‑19 de type Delta et que le variant Omicron a fait son apparition, la Direction générale de la santé publique recommande à tous les employeurs de reporter à une date ultérieure la mise en œuvre de leur plan de retour au travail en présentiel pour leurs employés, et ce, dès aujourd’hui. 

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) appuie cette recommandation.

Cette recommandation sera réévaluée par la Direction générale de la santé publique après la période des Fêtes et selon la situation épidémiologique qui prévaudra à ce moment.

Citations

« Les milieux de travail demeurent des endroits qui enregistrent un grand nombre d’éclosions. Il est donc important d’agir pour contrer les risques liés à la COVID-19 et ainsi assurer des milieux de travail sains et sécuritaires pour les travailleurs et travailleuses du Québec. 

Cela, tout spécialement à l’aube de la période des Fêtes, qui signifie une augmentation importante des contacts et, conséquemment, des impacts prévisibles sur la situation épidémiologique. »

– Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration et ministre responsable de la région de la Mauricie

« La CNESST a à cœur la santé et la sécurité dans les milieux de travail, mais également de toute la population. Elle recommande aux milieux de travail de continuer d’assurer en tout temps le respect rigoureux des mesures sanitaires. Le télétravail fait partie des solutions en permettant une réduction des contacts et ainsi assurer un environnement sécuritaire. »

– Manuelle Oudar, présidente-directrice générale et présidente du conseil d’administration de la CNESST

Travailleurs heurtés lors de travaux sur l’autoroute 20 Est : la CNESST dévoile les conclusions de son enquête 

La CNESST rend aujourd’hui publiques les conclusions de son enquête sur l’accident du travail ayant coûté la vie à M. Pascal Cauchon, superviseur pour l’entreprise Location Jesna inc., le 8 avril 2021, au kilomètre 188 de l’autoroute 20 Est, à Saint-Cyrille-de-Wendover. Un second travailleur a également subi des blessures graves lors de l’accident.  

Chronologie de l’accident 

Le jour de l’accident, M. Cauchon et son équipe procédaient à l’installation de dispositifs de signalisation sur l’autoroute, dans l’accotement de droite. Un véhicule de protection muni d’un atténuateur d’impact était immobilisé dans la voie de droite et indiquait aux usagers de la route de changer de voie. Les véhicules des travailleurs étaient stationnés 25 mètres plus loin, leurs roues de gauche sur la ligne de rive blanche séparant la voie de circulation de l’accotement.

Vers 12 h 50, le conducteur d’un train routier qui circulait dans la voie de droite a aperçu le véhicule de protection au moment où le véhicule qui le précédait s’est déplacé dans la voie de gauche. La présence d’un autre véhicule à sa gauche l’a empêché de procéder à un changement de voie. Lorsqu’il a pu amorcer sa manoeuvre, le conducteur ne disposait plus d’une distance suffisante pour la terminer, et la roue avant droite de son véhicule a heurté le côté gauche du véhicule de protection muni d’un atténuateur d’impact. Le conducteur a perdu le contrôle du train routier, qui s’est dirigé vers les véhicules des travailleurs dans l’accotement. Avant de terminer sa course dans le fossé, le train routier a blessé un premier travailleur puis heurté mortellement M. Cauchon au moment où il s’apprêtait à prendre place dans sa camionnette.

Cause de l’accident 

L’enquête a permis à la CNESST de retenir deux causes pour expliquer l’accident : 

En tentant une manoeuvre d’évitement d’un véhicule de protection muni d’un atténuateur d’impact fixé à un véhicule (VP-AIFV), le conducteur d’un train routier a perdu la maîtrise de son camion, qui a dévié vers la zone où se trouvaient les travailleurs qui réintégraient leurs véhicules. 

La méthode de travail utilisée lors de l’installation des dispositifs de signalisation augmentait les risques auxquels sont exposés les travailleurs étant donné le positionnement du VP-AIFV dans la voie de droite, malgré un accotement permettant l’absence d’entrave de voie. 

À la suite de l’accident, la CNESST a exigé à l’employeur de fournir une procédure de travail sécuritaire attestée par un ingénieur concernant les travaux d’installation des dispositifs de signalisation. L’employeur s’est conformé aux exigences. 

Comment éviter un tel accident 

Pour prévenir les accidents lors de travaux sur une autoroute ou à proximité de celle-ci, les employeurs et les travailleurs doivent appliquer les dessins normalisés du Tome V – Signalisation routière des Ouvrages routiers du ministère des Transports du Québec (MTQ). Si les dessins normalisés ne peuvent être appliqués, un plan de signalisation signé et scellé par un ingénieur doit être préparé.

Plus précisément, et conformément au dessin normalisé applicable, lorsqu’un accotement d’une largeur suffisante pour y stationner complètement les véhicules sollicités lors des travaux est disponible, la mise en place ou l’enlèvement d’un dispositif de signalisation doit s’effectuer sans entraver la voie de circulation. 

Le premier véhicule présent dans l’accotement peut également activer sa flèche de signalisation pour indiquer aux usagers de la route de respecter un corridor de sécurité et ainsi éloigner la circulation des travailleurs à pied d’oeuvre.  

Par la loi, l’employeur est tenu de prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique de ses travailleurs. Il a également l’obligation de s’assurer que l’organisation du travail ainsi que les équipements, les méthodes et les techniques pour l’accomplir sont sécuritaires. 

Les travailleurs doivent faire équipe avec l’employeur pour repérer les dangers et mettre en place les moyens pour les éliminer ou les contrôler.

Suivis de l’enquête 

La CNESST transmettra les conclusions de son enquête aux organisations suivantes afin qu’elles sensibilisent leurs membres : l’Association des travailleurs en signalisation routière du Québec, l’Association regroupant les installateurs et les signaleurs du Québec et l’Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec. 

La CNESST transmettra les conclusions de son enquête au MTQ dans le cadre de ses travaux d’amélioration de la sécurité des travailleurs et travailleuses installant la signalisation routière pour travaux (en référence à la section 4.2.7 du rapport d’enquête). 

La CNESST recommande à l’Association québécoise des transports d’intégrer à ses formations sur l’installation de la signalisation la notion d’utilisation de l’accotement disponible pour le positionnement des véhicules lors de la mise en place de dispositifs de signalisation, conformément aux normes du ministère des Transports. 

La CNESST effectuera également une mise à jour du guide Manutention sécuritaire des dispositifs de signalisation afin de préciser cette notion.