Archives de catégorie : Coronavirus

Le Canada résiste aux pressions pour abandonner le mandat de vaccination des camionneurs transfrontaliers

Rueters

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau va de l’avant avec un mandat de vaccin pour les camionneurs internationaux malgré la pression croissante des critiques qui disent que cela exacerbera les pénuries de chauffeurs et fera augmenter le prix des marchandises importées des États-Unis.

Le Canada exigera de tous les camionneurs entrant des États-Unis qu’ils présentent une preuve de vaccination à compter de samedi dans le cadre de sa lutte contre la COVID-19.

Cela pourrait forcer quelque 16 000, ou 10 %, des conducteurs transfrontaliers à quitter les routes, estime l’Alliance canadienne du camionnage (CTA). Le gouvernement estime que 5% des conducteurs seront impactés, selon une source gouvernementale.

Le mandat est la première mesure politique prise depuis le début de la pandémie qui pourrait limiter le trafic de camionnage transfrontalier. Les camions ont traversé librement la frontière lorsque la frontière a été fermée pendant 20 mois, car ils étaient considérés comme essentiels pour maintenir le flux des chaînes d’approvisionnement.

« Nous ne prévoyons pas de perturbations ou de pénuries importantes pour les Canadiens », a déclaré la source.

La suite (en anglais): https://reut.rs/3HOuuyq

Les États-Unis enregistrent un record de contaminations quotidiennes

(Washington) Les États-Unis, confrontés à une inquiétante cinquième vague de COVID-19 alimentée par le variant Omicron, ont enregistré mardi une moyenne record de 265 427 nouveaux cas quotidiens depuis le début de la pandémie, selon l’Université Johns Hopkins.

Agence France Presse 

La moyenne sur sept jours des cas quotidiens dans le pays, le plus endeuillé du monde, a dépassé le précédent pic enregistré lors de la troisième vague, en janvier 2021, à près de 252 000 cas.

Omicron est désormais le variant dominant aux États-Unis selon les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC). Il représentait environ 59 % des nouveaux cas sur la semaine qui s’est achevée au 25 décembre.

Cette agence fédérale de santé publique a par ailleurs fortement révisé à la baisse ses estimations pour la semaine précédente (achevée le 18 décembre) : elle avait auparavant fait état d’une proportion de 73 % d’Omicron, désormais corrigée à 22,5 %.

« Nous avons eu davantage de données arrivant sur cette période, et il y a eu une réduction de la proportion d’Omicron », a expliqué à l’AFP une porte-parole des CDC, attribuant ce fort écart en partie à la rapidité avec laquelle se répand Omicron.

« Il est important de noter que nous voyons encore une augmentation continue de la proportion d’Omicron », a-t-elle souligné.

La courbe des nouvelles infections, qui était en baisse entre début septembre et fin octobre après une quatrième vague liée au variant Delta, est repartie à la hausse depuis deux mois et grimpe désormais en flèche avec le variant Omicron, hautement transmissible.

« Cela sera une vague rapide, mais très difficile », a estimé mardi sur Twitter l’épidémiologiste à Harvard Michael Mina, qui a en outre jugé que le chiffre record de contaminations enregistrées n’était que la « pointe de l’iceberg », en raison du nombre de cas non détectés ou non déclarés.

Pour le moment, si la courbe des hospitalisations est également en hausse, avec environ 9000 nouveaux patients atteints de la COVID-19  quotidiennement hospitalisés aux États-Unis, cela reste encore loin des 16 500 hospitalisations par jour enregistrées début janvier 2021, selon les données des CDC.

Environ 1200 personnes meurent en moyenne actuellement de la COVID-19 dans le pays – il y a un an, le pic s’établissait à environ 3400 décès quotidiens.

Le monde a atteint de nouveaux records de contamination sur la semaine écoulée, avec plus de 935 000 cas de COVID-19 détectés chaque jour en moyenne du 22 au 28 décembre, selon un comptage de l’AFP réalisé à partir de bilans officiels.

Les autorités sanitaires réduisent de moitié la durée d’isolement

Agence France Presse 

(Washington) Les personnes positives à la COVID-19 peuvent désormais réduire de dix à cinq jours leur durée d’isolement, à condition qu’elles soient asymptomatiques, ont annoncé lundi les autorités sanitaires américaines, qui ont réduit également cette durée pour les cas contacts.

Les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), principale agence sanitaire des États-Unis, ont précisé dans un communiqué que cette modification était « justifiée par la science », selon laquelle la majorité des infections ont lieu dans les deux jours précédant et les trois jours suivant l’apparition des symptômes.

« Ces mises à jour permettent à chacun de poursuivre sa vie quotidienne en sécurité, » a expliqué dans un communiqué Rochelle Walensky, la directrice des CDC.  

Le variant Omicron, bien plus transmissible, est désormais majoritaire aux États-Unis, et le nombre de cas est en très forte hausse dans le pays, à plus de 200 000 cas quotidiens sur les deux derniers jours, s’approchant du record de janvier dernier. Les responsables s’inquiètent d’une paralysie de certains secteurs économiques par carence de main-d’œuvre.

Tout en réduisant de moitié l’isolement pour les personnes asymptomatiques, les autorités sanitaires leur conseillent de porter le masque dans les cinq jours qui suivent.

La durée de quarantaine pour les cas contacts non vaccinés est également réduite de 14 à 5 jours, avec également le conseil de porter rigoureusement un masque dans les cinq jours qui suivent. Selon ces recommandations, les cas contacts pleinement vaccinés n’ont pas besoin de s’isoler.

Le 23 décembre, ces autorités avaient déjà réduit la durée d’isolement pour les soignants.

Les recommandations des CDC ont valeur de référence et sont largement suivies aux États-Unis, mais elles ne constituent pas une obligation fédérale.

La hausse brutale du nombre de cas dans le pays, et les périodes d’isolement qui vont avec, ont conduit ces derniers jours les compagnies aériennes a annuler des vols par centaines.

Lundi matin, le président Joe Biden a reconnu que les hôpitaux du pays certains hôpitaux du pays étaient « dépassés, en termes d’équipements et de personnel », mais a demandé aux Américains de ne pas céder à la « panique ».

[Variant Omicron] Nouvelle mesure en place le 26 décembre 

Voici ce que le PM Legault vient d’écrire sur ses médias sociaux:

Depuis une semaine, le nombre de cas augmente de façon très rapide et on s’attend à ce que les hospitalisations continuent aussi d’augmenter. Cette explosion est due au variant Omicron qui est plus contagieux. Notre objectif est toujours le même: éviter que nos hôpitaux débordent et qu’on ne soit plus capable de soigner tous ceux qui ont besoin de soins.

On a annoncé, aujourd’hui, qu’à compter du 26 décembre prochain, les rassemblements dans les domiciles privés pourront réunir, au maximum, six personnes ou deux bulles familiales.

On demande, la même chose dans les restaurants : des tables avec un maximum de six personnes ou deux bulles familiales.

On garde la règle des dix personnes d’ici Noël, mais si vous pouvez reporter vos partys à plus tard, SVP faites-le.

Je comprends que c’est le temps des Fêtes, que vous voulez voir votre famille, vos amis, mais soyez conscients qu’il y a un risque. Et si vous voulez prendre ce risque, essayez de le minimiser. Ça veut dire :

1-      Restreindre le nombre de personnes;

2-      Porter un masque;

3-      Rester à deux mètres des autres personnes;

4-      Ouvrer une fenêtre régulièrement pour aérer.

On a tous besoin de se mettre en mode urgence. On a tous besoin de contribuer à ce qui est carrément un effort de guerre.

On vit actuellement une grande épreuve, mais je sais que notre peuple est tissé serré. Et je sais que dans les grandes épreuves, notre peuple est capable d’avoir une grande cohésion sociale.

Dans les prochains jours, on va avoir besoin les uns des autres. Il faut prendre soin les uns des autres.

Je compte sur vous.

Votre premier ministre

New York craint de revivre la flambée de contamination de mars 2020


Agence France Presse

(New York) Les restaurants de Brooklyn ferment les uns après les autres en raison d’une flambée des contaminations, les files d’attente pour se faire tester s’allongent : New York craint de revivre le cauchemar de 2020, lorsque la ville était l’épicentre mondial de l’épidémie de COVID-19.

Samedi soir, l’État de New York, le quatrième le plus peuplé du pays avec quelque 20 millions d’habitants, a annoncé pour le deuxième jour consécutif un record de cas positifs au coronavirus, avec près de 22 000 contaminations.

À Brooklyn, depuis la fin de la semaine, dans le quartier à la mode de Greenpoint, plus d’une dizaine de bars et restaurants ont temporairement baissé le rideau après des cas soudains chez leurs employés ou leurs clients.  

Près du parc McCarren, une trentaine de personnes font la queue devant une camionnette médicale stationnée et qui propose des tests rapides.

« Cela ressemble beaucoup à mars 2020 », souffle Spencer Reiter, 27 ans, habitant du quartier, travaillant dans la finance et venu se faire tester avec son amie Katie Connolly, étudiante, car leurs amis sont positifs à la COVID-19.

« C’est comme si tout recommençait »

« Voir ces files […] c’est comme si tout recommençait », confie-t-il, sa compagne trouvant « cela vraiment flippant ».  

Il faut dire que New York a été mise à genoux par la première vague de la pandémie au printemps 2020.

La mégapole de 8,5 millions d’habitants, longtemps surnommée « la ville qui ne dort jamais », avait été complètement désertée pendant des semaines, comme dans un film de science-fiction.

Les immenses avenues de Manhattan n’étaient animées que par les sirènes anxiogènes des services de secours, avec des hôpitaux débordés et des morgues contraintes d’entreposer les corps de victimes dans des camions frigorifiques.  

Au moins 34 000 New-Yorkais ont perdu la vie depuis le printemps 2020 et la ville, notamment Manhattan, n’a jamais vraiment retrouvé son effervescence légendaire d’avant la crise sanitaire.  

« Retour à la case départ »

« On est en fait revenus à la case départ, peut-être même à bien pire » qu’en mars 2020, s’alarme Jolanta Czerlanis, une Polonaise de 54 ans, venue se faire tester parce qu’elle ressentait quelques symptômes.  

« Cela fait très peur et c’est très inquiétant parce qu’on espérait que cela irait mieux », dit cette employée dans la restauration.

Et la nervosité a gagné les États-Unis face à la propagation très rapide du variant Omicron de la COVID-19. Le président Joe Biden a prédit jeudi un « hiver de maladie grave et de mort » aux personnes non vaccinées.  

Le 1er décembre, le nombre de nouveaux cas quotidiens dans tout le pays était de 86 000 en moyenne ; le 14 décembre, il était de 117 000, soit une hausse d’environ 35 % en deux semaines. Et dans le pays officiellement le plus endeuillé au monde par cette pandémie, le nombre de morts de la COVID-19 a dépassé mardi les 800 000 depuis 2020, d’après le bilan de l’université Johns Hopkins.

Le variant « Omicron est arrivé », constate également le maire de New York Bill de Blasio.

« Nous devons l’admettre : il avance très vite et nous devons être plus rapides », a déclaré vendredi sur CNN l’édile démocrate, à quelques jours de sa passation le 1er janvier avec son successeur élu, Eric Adams.

M. de Blasio a imposé la vaccination obligatoire aux fonctionnaires municipaux, ainsi qu’à partir du 27 décembre, en principe, à l’ensemble du secteur privé, soit 184 000 entreprises et commerces. Mais rien ne dit que M. Adams fera appliquer cette décision.

Panique à Broadway

Juste avant Noël, alors que New York attendait le retour de ses touristes, c’est la panique dans le célébrissime quartier des théâtres et des comédies musicales de Broadway où les annulations de représentations se multiplient, à cause de cas positifs au sein des troupes.

Dernière victime vendredi soir, les quatre prochains spectacles des Rockettes au Radio City Music Hall ont été annulés en raison des « difficultés croissantes de la pandémie », selon la production.

Quant à la comédie musicale Hamilton, elle a été annulée sans crier gare jeudi soir : « Nous sommes vraiment venus en avion pour une journée uniquement pour voir Hamilton », ont protesté dépités Dara et Myron Abston, un couple du Michigan.

Et samedi soir, au Rockefeller Plaza de Manhattan, la célèbre émission de divertissement Saturday Night Live a annoncé qu’elle serait tournée sans public et avec une équipe réduite.

Edouard Massih, qui tient une épicerie libanaise à Brooklyn, reste pour l’instant ouvert, mais il redoute que cette vague de la COVID-19 ne provoque un nouvel exode d’habitants vers le nord de New York, dans des banlieues vertes et huppées, comme ce fut le cas en 2020 lorsque l’île de Manhattan s’était vidée.

Le variant Omicron se propage sur la planète

(La Haye) Le nouveau variant du coronavirus, Omicron, continuait dimanche à se propager dans le monde entier, notamment aux Pays-Bas où 13 cas ont été détectés, semant l’inquiétude et poussant Israël à fermer ses frontières aux ressortissants étrangers.

Agence France Presse

Alors que la pandémie a déjà fauché plus de cinq millions de vies dans le monde depuis fin 2019, l’arrivée durant la semaine écoulée du variant Omicron a été jugé « préoccupante » vendredi par l’Organisation mondiale de la santé.

Identifié en Afrique du Sud, il a poussé de nombreux pays à fermer leurs frontières à l’Afrique australe alors qu’ils venaient parfois à peine de se rouvrir au monde.

Aux Pays-Bas, les autorités sanitaires ont annoncé dimanche que 13 passagers partis d’Afrique du Sud et diagnostiqués positifs à la COVID-19 vendredi à leur arrivée à Amsterdam étaient porteurs du variant. Au total 61 personnes avaient été déclarées positives au virus.

Israël, où un cas a été confirmé chez un voyageur revenant du Malawi, va interdire à partir de dimanche soir l’entrée des étrangers sur son territoire et imposer à ses ressortissants vaccinés un test PCR et trois jours de quarantaine (sept pour les non-vaccinés). Le pays venait à peine de rouvrir ses frontières le 1er novembre et s’apprête à célébrer huit jours durant la fête juive de Hanouka.

Au Danemark, deux cas de contaminations par le nouveau variant ont été détectés chez des passagers arrivant d’Afrique du Sud, selon les autorités sanitaires dimanche.

En Australie, les autorités ont détecté le variant Omicron chez deux passagers vaccinés venus d’Afrique australe et arrivés la veille à Sydney via Doha, le jour même ou l’Australie fermait ses frontières à neuf pays d’Afrique australe. Douze autres passagers du même vol sont en quarantaine.

L’Australie a récemment levé l’interdiction pour ses ressortissants vaccinés de voyager à l’étranger sans autorisation et doit ouvrir d’ici la fin de l’année aux travailleurs qualifiés et étudiants internationaux ses frontières fermées depuis plus de 18 mois.

Outre Israël et l’Australie, le variant Omnicron est présent en Afrique du Sud, au Botswana, à Hong Kong et dans plusieurs pays d’Europe (Belgique, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie et République tchèque).

En quarantaine

En France, la détection du variant Omicron est « très probablement une question d’heures », a affirmé le ministre de la Santé Olivier Véran.

Le nouveau variant B.1.1529 représente un risque « élevé à très élevé » pour l’Europe, selon l’agence de santé de l’Union européenne.

Avant même son apparition, l’Europe affrontait une flambée épidémique liée au variant Delta, avec le rétablissement de restrictions sanitaires pas toujours bien acceptées comme aux Pays-Bas, dans les Antilles françaises ou en Suisse qui a néanmoins largement validé dimanche un passeport COVID-19.

En Autriche, des dizaines de milliers de personnes ont défilé ce week-end contre l’obligation vaccinale.

Selon le groupe d’experts de l’OMS, les données préliminaires suggèrent que le variant Omicron présente « un risque accru de réinfection » par rapport aux autres variants dont le Delta, dominant et déjà très contagieux. Jamais un variant n’avait provoqué autant d’inquiétude dans le monde depuis l’émergence de Delta.

Dimanche, l’Angola, lui-même placé sur liste rouge par le Royaume-Uni, est devenu le premier pays d’Afrique australe à suspendre ses vols dans la zone.

Les Philippines ont pour leur part annoncé la suspension des vols en provenance de pays où le variant a été détecté.

Au Royaume-Uni, de nouvelles restrictions entreront en vigueur mardi, avec notamment le retour du port du masque et un durcissement des mesures d’entrée sur le territoire.

L’Arabie saoudite a allongé la liste des pays avec lesquels elle suspend ses liaisons, les portant à 14. Le Koweït et le Qatar – importante plate-forme aérienne – ont aussi annoncé des restrictions respectivement envers neuf et cinq pays africains.

« Transparence »

Aux États-Unis, qui venaient tout juste de se rouvrir au monde entier début novembre, les frontières seront fermées à partir de lundi aux voyageurs venant de huit pays d’Afrique australe.

Après un commentaire amer de l’Afrique du Sud s’estimant « punie » pour avoir détecté le variant Omicron, Washington a félicité samedi soir ce pays pour sa « transparence dans le partage de ces informations qui devrait servir de modèle pour le monde ». Une allusion à peine voilée aux accusations américaines envers Pékin dans la gestion initiale du coronavirus.

Du côté des fabricants de vaccins, AstraZeneca comme Pfizer/BioNTech, Moderna et Novavax se sont déclarés en confiance dans leur capacité à combattre la souche Omicron.

Il faudra « plusieurs semaines » pour comprendre le niveau de transmissibilité et de virulence du nouveau variant, a souligné vendredi le porte-parole de l’OMS.  

Près de 54 % de la population mondiale a reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19, mais seulement 5,6 % dans les pays à faible revenu, selon le site Our World in Data. En Afrique du Sud, pays le plus touché du continent, seuls 23,8 % des habitants sont complètement vaccinés.

Le nouveau variant suscite aussi des craintes pour la reprise économique mondiale après une journée noire vendredi pour les cours du pétrole et les indices boursiers.

Christian Dubé: lettre ouverte aux québécois et québécoises

Vivre avec le virus 

Hier matin, je me suis levé avant l’aube, préoccupé. J’ai pensé à vous, les Québécois et les Québécoises et comment j’avais le devoir de vous expliquer la situation dans laquelle on se trouve.

D’abord, je dois souligner que dans le contexte de cette pandémie, notre situation peut être vue de façon positive. Notre taux de vaccination nous place parmi les leaders mondiaux avec 87 % de notre population de 12 ans et plus qui a reçu une première dose et déjà 79 % qui a reçu une 2e dose. On a donc largement dépassé l’objectif qu’on s’était fixé en mars dernier. Ce résultat impressionnant, on le doit aux Québécois et à leur adhésion massive à la vaccination. Et ça continue. 

À ce rythme-là, on pourrait atteindre près de 90 % des 12 ans et plus d’ici la fin septembre, et dès que nous pourrons vacciner nos plus jeunes, notre couverture vaccinale sera d’autant plus forte. La vaccination obligatoire des travailleurs de la santé, les mesures sanitaires de base et le passeport vaccinal vont aussi nous aider à protéger la population, nos hôpitaux et notre économie. Les entreprises elles aussi participent à cet effort collectif en faisant la promotion de la vaccination dans leur milieu. Nous avons ainsi espoir de garder nos écoles, nos commerces et, de façon générale, notre économie ouverts cet automne. 

Par contre, je vous avoue que le mois de septembre m’inquiète beaucoup. C’est que le retour en classe à l’école, au cégep, à l’université, et le retour au travail vont faire en sorte d’augmenter les contacts, ce qui devrait mener à plus de cas et, donc, à plus d’hospitalisations. Mais on a besoin de vous et je vous demande d’être particulièrement prudents dans les prochains jours et semaines, même si vous êtes adéquatement vaccinés. Les plus récentes prévisions de l’INESSS montrent que les prochaines semaines seront critiques pour nos hôpitaux, particulièrement ceux du grand Montréal. Bien que les vaccins n’empêchent pas à 100 % d’attraper la COVID-19 ni d’être contagieux, ils diminuent grandement les risques d’hospitalisation, et c’est ce dont nous avons besoin collectivement. 

Qu’est-ce qui nous attend sur un horizon plus éloigné? On pensait il y a encore quelques temps que ce serait possible d’atteindre l’immunité collective avec la vaccination. Mais les mutations du virus repoussent toujours plus loin cet espoir. Avec l’incidence de la transmission sur plusieurs continents, de l’Afrique en passant par l’Asie, le sous-continent indien et les Amériques, le virus a de grandes chances de muter sous la forme de variants qui nous poseront des défis constants dans les mois et peut-être même les années à venir. Au lieu de chercher la date où tout ça va se terminer, on va devoir apprendre à vivre avec le virus. On va devoir accepter un certain nombre de cas et un certain nombre d’hospitalisations, si on veut retrouver une vie normale. 

Pendant que l’on apprend à vivre avec le virus, nous posons des gestes concrets pour améliorer notre réseau de la santé. La gestion de la pandémie, avec les vastes opérations de dépistage, la grande campagne de vaccination et maintenant avec le passeport vaccinal, a démontré toute la capacité de notre réseau de la santé à faire des changements et à s’ajuster rapidement. Ces expériences ont aussi fait valoir toute la volonté de notre personnel à offrir une expérience positive aux Québécois. Offrir une expérience-client de qualité sera à la base de nos changements pour réduire la liste d’attente en chirurgie, désengorger nos urgences, miser sur les soins à domicile et avoir des services de première ligne qui sont accessibles. Notre gouvernement est ambitieux, mais réaliste. Pour réaliser ces objectifs, nous avons besoin de plus de personnel et des équipes qui sont stables. Nous prenons l’engagement que nous allons leur donner des ressources et un environnement de qualité. 

J’en profite donc pour vous souhaiter une belle fin de semaine de la Fête du Travail, avec une pensée particulière pour les travailleurs de la santé qui se dévouent à la tâche depuis des mois pour nous soigner. Et c’est beaucoup pour eux que les personnes vaccinées doivent agir avec prudence, et que les personnes non vaccinées doivent participer à l’effort collectif. Nous pouvons encore tous convaincre une personne non vaccinée de poser ce geste.

Soyez prudents, faites attention à vous et gardez le moral. 

Christian Dubé

L’Ontario va déployer son passeport vaccinal

(Toronto) La Presse Canadienne a appris que l’Ontario se prépare à annonce, la semaine prochaine, son propre système de passeport vaccinal contre la COVID-19.

La Presse Canadienne 

Trois sources bien informées du dossier au sein des hauts responsables du gouvernement ontarien ont confirmé que le plan est en préparation et que des détails restent à être peaufinés avant une annonce prévue la semaine prochaine.

Selon ces mêmes sources, le système de passeport vaccinal serait accompagné de restrictions d’accès à des lieux publics non essentiels selon le statut vaccinal. Le tout doit encore faire l’objet de discussions au sein du gouvernement avant qu’une annonce officielle ne soit faite.

La mise en place d’un tel outil représenterait un important changement de direction pour le premier ministre Doug Ford qui avait précédemment rejeté cette idée en plaidant que cela créerait une « société divisée ».

Le gouvernement ontarien fait toutefois face à des pressions de plus en plus fortes de la part d’entreprises, de municipalités, de travailleurs de la santé, de responsables de la santé publique et de partis d’opposition qui clament qu’un passeport vaccinal est nécessaire dans la province en raison de la quatrième vague alimentée par le variant Delta.

Plus tôt cette semaine, des responsables de la santé publique ont mentionné qu’ils évaluaient la possibilité d’adopter un système semblable dans certaines régions à défaut de pouvoir compter sur un passeport provincial.

La Chambre de commerce de l’Ontario a aussi publié un guide destiné aux entreprises privées qui voudraient développer leur propre protocole de validation de preuves vaccinales. Encore une fois, l’organisme disait agir à défaut de pouvoir compter sur un système provincial.

Le comité scientifique de la province sur la COVID-19 a déjà mentionné qu’un système de preuve vaccinale obligatoire permettrait la réouverture plus rapide et à plus grande échelle de certains lieux publics à haut risque de contagion. Selon les membres du comité, ce système permettrait aussi de réintroduire des mesures restrictives plus sévères au besoin.

Des systèmes semblables ont déjà été annoncés au Québec et en Colombie-Britannique. Le Manitoba doit aussi annoncer sous peu les détails de son propre passeport.

Les premières rumeurs concernant les projets du gouvernement de l’Ontario ont commencé à circuler peu après que le chef libéral fédéral, Justin Trudeau, eut écorché Doug Ford, vendredi, l’accusant de ne pas suivre l’exemple des autres provinces qui exigent que les gens soient vaccinés pour fréquenter des lieux publics non essentiels.

En campagne électorale, Justin Trudeau a promis que son gouvernement, s’il est réélu, verserait un milliard de dollars en soutien aux provinces pour l’implantation de passeports vaccinaux. Il s’était alors directement adressé à Doug Ford en le mettant au défi d’accepter son offre.

Les partis d’opposition en Ontario ont à leur tour appelé Doug Ford à agir rapidement dans ce dossier.

Les Américains vaccinés doivent à nouveau porter le masque en intérieur dans les zones à haut risque, ont annoncé les autorités sanitaires du pays mardi.


Agence France Presse

Les Américains vaccinés doivent à nouveau porter le masque en intérieur dans les zones à haut risque, ont annoncé les autorités sanitaires du pays mardi.

Ce changement de directive intervient au moment où le variant Delta entraîne une forte hausse des cas, notamment dans les régions moins bien vaccinées.

«Dans les zones où la transmission (de la COVID-19) est importante, les CDC recommandent aux personnes entièrement vaccinées de porter des masques dans les lieux publics en intérieur», a déclaré Rochelle Walensky, directrice des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), affirmant que le variant Delta rendait nécessaire cette consigne.

Variant Delta

Si la vaccination reste efficace face au variant Delta, de nouvelles données «indiquent qu’en de rares occasions, des personnes vaccinées (…) pourraient être contagieuses et transmettre le virus à d’autres», a-t-elle ajouté.

«Ces nouvelles découvertes sont inquiétantes et justifient malheureusement une mise à jour de notre recommandation.»

Selon les chiffres des CDC, le nombre de contaminations est en forte hausse dans une grande partie du sud des États-Unis, mais moins dans le nord-est, mieux vacciné.

Pour freiner la propagation du variant Delta, les CDC recommanderont également aux écoles de demander aux professeurs, étudiants ou visiteurs de porter le masque, qu’ils soient vaccinés ou non.

Les CDC défendaient encore la semaine dernière leur recommandation de mai, selon laquelle les personnes vaccinées n’avaient pas besoin de porter le masque en intérieur dans la plupart des circonstances, avec certaines exceptions notamment dans les transports publics et les hôpitaux.

Mais le variant Delta, qui compte désormais pour environ 90% des nouveaux cas aux États-Unis, a changé la donne.

Près de la moitié (49%) de la population américaine est vaccinée, mais les différences sont grandes entre les régions.

La dernière moyenne quotidienne pondérée sur sept jours est supérieure à 56 000 cas, ce qui est proche des niveaux d’avril.

«Cela ne signifie pas que la qualité ou le niveau de protection du vaccin a baissé», a déclaré à l’AFP Eric Cioe-Pena, expert en santé publique à Northwell Health.

«C’est une solution à un problème qui existe parce que nous avons un niveau élevé de personnes qui ne sont pas vaccinées.»

Nouveaux marqueurs

Certains experts ont suggéré de mettre en place des marqueurs statistiques pour lier les obligations de port du masque aux taux d’hospitalisation, une donnée métrique jugée plus fiable que le nombre de cas par habitant.

Selon une étude publiée récemment dans la revue scientifique Virological, la charge virale dans les premiers tests des patients touchés par le variant Delta était 1000 fois plus grande que celle des patients de la première vague du virus en 2020.

Non seulement le variant Delta se reproduit plus rapidement au sein de son hôte que les souches précédentes, mais les personnes infectées répandent bien plus le virus dans l’air, augmentant de manière importante la probabilité de transmission.

Le mois dernier, Israël a réinstitué certaines obligations de port du masque, seulement 10 jours après les avoir levées, à la lumière de la propagation du variant Delta. Certaines collectivités locales américaines, comme le comté de Los Angeles, ont fait de même.