Archives de catégorie : Coronavirus

Washington prolonge la fermeture jusqu’au 21 août


(Washington) Le département américain de la Sécurité intérieure prolonge ses restrictions liées à la COVID-19 sur les voyages par voie terrestre depuis le Canada au moins jusqu’au 21 août.

La Presse Canadienne

Les détails de la prolongation ont été dévoilés dans un avis sur le registre fédéral américain, qui fait état des décisions et politiques proposées et finalisées par les autorités américaines.

Cette décision intervient malgré la décision du gouvernement canadien de commencer à assouplir ses propres restrictions sur les citoyens et les résidents permanents américains entièrement vaccinés à compter du 9 août. 

Ce n’est pas non plus une surprise : le ministre de la Sécurité publique, Bill Blair, avait déclaré lundi que le secrétaire à la Sécurité intérieure Alejandro Mayorkas l’avait prévenu que les États-Unis ne suivraient pas l’exemple du Canada. 

Des experts frontaliers affirment que l’administration Biden n’est probablement pas prête à ouvrir la frontière américano-mexicaine, compte tenu de la crise des réfugiés à cet endroit, et souhaite que les deux frontières soient rouvertes en même temps. 

Ces informations ont suscité l’indignation de critiques et de législateurs américains, qui font pression sur la Maison-Blanche pour qu’elle assouplisse les restrictions, en place depuis mars 2020.

Pandémie de la COVID-19 – Un passeport vaccinal pour éviter un confinement généralisé cet automne

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a fait le point aujourd’hui sur le passeport vaccinal au Québec, dont l’utilisation vise à éviter un reconfinement généralisé. La date visée pour sa mise en application est le 1er septembre prochain.

Son utilisation spécifique sera déterminée en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique et de la couverture vaccinale au Québec. 

Le passeport vaccinal fonctionnera à partir de trois principes : 

  1. Il sera utilisé lorsque la possibilité d’avoir accès à deux doses de vaccin aura été offerte à toute la population québécoise âgée de 12 ans et plus ; c’est pourquoi la date visée pour l’application du passeport vaccinal est le 1er septembre;
  2. Il sera utilisé seulement s’il y a une dégradation ou un changement dans la situation épidémiologique dans un territoire donné qui justifierait son utilisation;
  3. Il ne sera pas utilisé pour l’accès à des services publics ou essentiels.

Il est par exemple envisagé d’utiliser le passeport vaccinal pour les activités non essentielles et dans les milieux suivants : 

  • les activités à risque élevé regroupant un nombre limité de personnes (gyms, pratique de sports d’équipe, bars, restaurants, etc.);
  • les activités à risque modéré ou faible, regroupant un plus grand nombre de personnes (arts et spectacles, festivals et grands événements, matchs sportifs, etc.).

Les Québécois de 12 ans et plus sont donc invités à profiter de l’été pour aller chercher leur deuxième dose afin d’éviter une détérioration de la situation épidémiologique à l’automne et pour pouvoir continuer de vivre dans une nouvelle normalité.

Citation :

« Avec tous les efforts des derniers mois, nous sommes confiants d’atteindre une couverture vaccinale suffisante d’ici la fin du mois d’août pour envisager un retour à une quasi-normalité dès l’automne. La situation est très encourageante, mais nous suivons de près l’émergence et la propagation des variants. Advenant une nouvelle hausse de cas, avec le déploiement d’un passeport vaccinal, les personnes adéquatement protégées pourront poursuivre les activités courantes de leur vie quotidienne, et les secteurs de l’économie et publics pourront demeurer ouverts. C’est maintenant plus vrai que jamais : la vaccination est notre passeport vers un retour à la normale, vers plus de liberté. »

Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux  

Faits saillants : 

  • Les avantages d’un passeport vaccinal s’ajouteront aux autres bénéfices pour les personnes adéquatement protégées, notamment :
    • éviter un isolement de 14 jours après un contact avec un cas positif;
    • éviter un retrait du milieu de travail ou d’enseignement (en cas d’éclosion, par exemple);
    • ne plus avoir à suivre les recommandations sur la distanciation et le port du masque dans les domiciles privés, à l’intérieur comme à l’extérieur;
    • avoir la possibilité de voyager dans plusieurs pays et être exempté de la quarantaine de 14 jours au retour.
  • Les personnes qui ne sont pas adéquatement protégées devront continuer de se soumettre aux mêmes consignes d’isolement en vigueur actuellement en cas de symptômes liés à la COVID-19, ou encore lors de contacts rapprochés avec une personne infectée.
  • Rappelons qu’un portail libre-servicepermet aux citoyens de télécharger eux-mêmes leur preuve de vaccination électronique avec code QR, sur le Web. Les personnes qui éprouvent des difficultés à télécharger leur preuve de vaccination peuvent appeler au 1 877 644-4545 (ou à l’indicatif téléphonique correspondant à la région concernée) pour obtenir du soutien.
  • Enfin, soulignons que de nombreuses initiatives sont en place afin d’offrir le plus de flexibilité à la population et lui permettre d’obtenir une première ou seconde dose facilement, tant avec rendez-vous que sans rendez-vous. La deuxième dose du vaccin est nécessaire et permet de réduire le risque d’avoir et de transmettre la COVID-19, d’augmenter le taux de protection du vaccin et offre une protection optimale à plus long terme.  

Le « passeport vaccinal », prochain sujet de discorde canado-américain

(Washington) L’exigence d’une preuve de vaccination contre la COVID-19 pourrait bien être la prochaine pomme de discorde entre le Canada et les États-Unis.

La Presse Canadienne

Le débat s’enflamme aux États-Unis, un pays grandement orienté sur les libertés individuelles, concernant la question de savoir si les détaillants, les entreprises et les employeurs peuvent et devraient exiger des clients, des travailleurs et des visiteurs qu’ils prouvent qu’ils ont été vaccinés contre la COVID-19.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau — tout en disant comme à son habitude qu’il est encore tôt pour tirer des conclusions — a semblé réceptif à l’idée de documents de voyage liés aux vaccins.

Le débat a également lieu au Canada, un pays qui, selon certains observateurs, est plus sensible au bien collectif que son voisin. 

« Certaines de ces discussions pourraient être très difficiles », affirme Jack Jedwab, président de l’Association d’études canadiennes et de l’Institut canadien pour les identités et les migrations. 

« Je ne pense pas que les Canadiens vont regarder avec bienveillance l’idée que, vous savez, vous pourriez avoir un nombre important de personnes qui traversent la frontière qui ne sont pas vaccinées. » 

Cet aspect pourrait expliquer en partie l’apparente divergence d’opinions qui est apparue mardi entre Ottawa et la Maison-Blanche sur la question de l’exigence d’une documentation sur les vaccins.

La porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki, a écarté cette idée sans équivoque, mardi. « Le gouvernement ne soutient pas actuellement un système qui obligerait les Américains à posséder une telle preuve, et nous ne le ferons pas », a déclaré Mme Psaki. 

La priorité de la Maison-Blanche sera de protéger « la vie privée et les droits » des résidents américains « afin que ces systèmes ne soient pas utilisés injustement contre des personnes », a-t-elle déclaré. « Il n’y aura pas de base de données fédérale sur les vaccinations et aucun mandat fédéral exigeant que chacun obtienne un certificat de vaccination. » 

Pour sa part, le premier ministre Justin Trudeau — tout en disant comme à son habitude qu’il est encore tôt pour tirer des conclusions — a semblé réceptif à l’idée de documents de voyage liés aux vaccins. 

Concernant la meilleure façon de rouvrir la frontière canado-américaine, M. Trudeau a affirmé que son gouvernement continuerait de travailler avec ses partenaires aux États-Unis et à l’étranger « pour veiller à ce que cela se fasse correctement ».

« Nous avons déjà vu l’importance de la preuve de vaccination pour les voyages internationaux […] avant même la pandémie, ces dernières années », a dit M. Trudeau. 

« Ce sera sûrement important, mais les détails de ce que nous allons faire à ce sujet, nous en sommes toujours aux réglages. » 

Les libertés individuelles

De nos jours, de nombreux Américains sont prédisposés à s’opposer à tout ce qu’ils considèrent comme une menace à la liberté, souligne Matthew Mitchell, professeur de commerce international et de stratégie à l’Université Drake de Des Moines, dans l’Iowa. 

« Je pense qu’avec la montée de la philosophie “ne me marche pas dessus”, en particulier au cours des 10 dernières années, toute violation des libertés individuelles est considérée avec suspicion, et avec antagonisme », estime M. Mitchell.

La fameuse polarisation politique du pays n’a pas aidé. 

Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, un républicain qui a levé le mois dernier toutes les restrictions liées à la COVID-19 dans son État, a signé mardi un décret interdisant l’utilisation de « passeports vaccinaux » qui seraient délivrés par le gouvernement. 

« Ne marchez pas sur nos libertés individuelles », a-t-il écrit sur Twitter. 

Ce décret fait suite à une décision similaire prise la semaine dernière par un autre républicain de premier plan, opposant du confinement et allié de Donald Trump, le gouverneur de Floride Ron DeSantis.

« Les passeports de vaccins réduisent les libertés individuelles et nuiront à la vie privée des patients », soutient le décret signé par M. DeSantis. 

Quatre mois avant la seconde dose

Ce qui était au départ une approche pour tous des vaccins en Floride — tempérée par la suite pour exiger au moins une preuve de résidence temporaire — attire des visiteurs plus âgés du Canada depuis des mois. 

L’intérêt a de nouveau augmenté alors que les Canadiens doivent attendre jusqu’à quatre mois entre la première et la seconde dose du vaccin, un délai qui, selon le spécialiste de l’assurance voyage Martin Firestone, n’est tout simplement pas acceptable pour bon nombre de ses clients. 

« Soudainement, il y a une nouvelle vague d’appels de personnes disant : “C’est insensé” », affirme M. Firestone — dans de nombreux cas, de la part de clients qui ont déjà eu leur première injection.

Une fois vaccinés, ils apprennent que cela ne leur donne aucune latitude de plus au Canada, que ce soit de la part des compagnies d’assurance ou concernant les exigences fédérales de quarantaine pour les voyageurs. 

« À ce stade, le gouvernement et les compagnies d’assurance ne reconnaissent pas du tout que vous avez reçu un vaccin et ne se soucient pas d’en voir la preuve », souligne M. Firestone. 

« Le Canada est tout simplement en train de fermer les yeux… et vous n’obtenez aucun crédit, si c’est le bon mot, pour avoir reçu les deux doses. » 

Les voyageurs immunisés avec deux doses n’ont pas besoin d’être testés avant de quitter les États-Unis, sauf si un test est requis à destination, et la quarantaine à leur retour chez eux n’est pas non plus nécessaire, selon les Centres pour le contrôle des maladies aux États-Unis.

Les citoyens américains, y compris ceux qui sont immunisés, ont besoin d’un résultat négatif au test de la COVID-19 pas plus de trois jours avant d’embarquer sur un vol de retour. 

« Que se passera-t-il dans le futur ? », demande M. Firestone. « C’est une excellente question — ce sera le précurseur du passeport vaccinal que d’exiger de voir la preuve que vous avez reçu le vaccin. »

L’Ontario reconfinée pour quatre semaines

(Ottawa) L’Ontario ordonne à ses citoyens de rester chez eux à partir de jeudi et ferme ses commerces non essentiels pendant quatre semaines pour contrer la troisième vague de COVID-19, a annoncé mercredi le premier ministre Doug Ford. 

Agence France Presse

« S’il vous plaît, sauf si c’est pour une raison essentielle, restez chez vous parce que la situation est grave », a commenté M. Ford lors d’un point de presse. La province, confrontée à une forte augmentation des cas de COVID-19 et des hospitalisations, avait durci ses restrictions la semaine dernière en activant un « frein d’urgence », jugé insuffisant par les autorités de santé publique de la province.

La Floride interdit le «passeport vaccinal» au nom des libertés individuelles

AFP


Le passeport «vaccinal», un document certifiant que son détenteur a été vacciné contre la COVID-19, a été interdit en Floride au nom du respect des «libertés individuelles», a annoncé vendredi le gouverneur républicain de cet État très touristique.


Le décret du gouverneur Ron DeSantis interdit aux services administratifs de cet État du sud-est du pays de délivrer des «passeports vaccinaux», ou tout type de «document visant à attester» qu’une personne a reçu un vaccin contre la COVID-19.

Le texte empêche aussi les entreprises du «Sunshine State» d’exiger de leurs clients ce type de «passeport vaccinal» ou une preuve d’immunisation au virus.

Pour M. DeSantis, proche allié de l’ancien président Donald Trump, les «passeports vaccinaux» limitent les libertés individuelles et menacent le secret médical.

«C’est totalement inacceptable qu’un gouvernement ou le secteur privé vous impose de montrer une preuve de vaccination simplement pour participer à la société», avait asséné, lundi, Ron DeSantis lors d’une conférence de presse.

«Vous voulez aller au cinéma. Est-ce vous devrez montrer ça? Non. Vous voulez aller voir un match. Non. Vous voulez aller dans un parc d’attractions. Non. Nous ne sommes pas d’accord avec ça», avait-il poursuivi.

Cette annonce survient après la publication d’un article du Washington Post selon lequel l’administration de Joe Bien travaillerait à la mise en place de normes gouvernementales pour un futur «passeport vaccinal» en vue d’accompagner la levée des restrictions sanitaires dans le pays.

La création d’un passeport sanitaire est aussi en discussion dans l’Union européenne, qui voudrait lancer ce type d’initiative cet été pour les déplacements en son sein.

La Chine a, de son côté, annoncé début mars un «certificat de santé» numérique pour les Chinois qui voudraient voyager à l’étranger.

Plus de six millions de personnes ont reçu au moins une dose d’un vaccin contre la COVID-19 en Floride, où la population totale avoisine les 22 millions d’habitants.

À partir de lundi, tous les individus adultes souhaitant se faire vacciner seront admissibles, et ce, sans prescription médicale.

[Congé de Pâques] Présence policière accrue partout sur les routes du Québec

Les  patrouilleurs de la Sûreté du Québec intensifieront leurs interventions sur les routes du 2 au 5 avril prochains en prévision du long congé de Pâques. Les usagers du réseau routier sont invités à redoubler de prudence lors de leurs déplacements compte tenu du fort achalandage anticipé sur les routes durant cette période.

De nombreuses opérations en sécurité routière sont prévues sur l’ensemble du territoire et visent principalement les infractions relatives à la vitesse, au port de la ceinture de sécurité, à l’utilisation du téléphone cellulaire au volant et à la capacité de conduite affaiblie par l’alcool ou les drogues ou une combinaison des deux.

Même si le temps doux arrive enfin, les automobilistes doivent respecter la signalisation et les lois en vigueur, conduire avec courtoisie et accroître leur vigilance. La collaboration des motocyclistes, cyclistes et piétons demeure également essentielle pour rendre le réseau routier plus sécuritaire. En tout temps, ces derniers doivent agir avec prudence et respect dans leurs déplacements et adopter des comportements favorisant leur sécurité.

La sécurité routière, c’est l’affaire de tous

La clé du succès réside dans la poursuite des interventions policières, conjuguées à une conduite plus responsable de la part des usagers de la route, permettant de réduire le nombre de collisions, de blessures et de décès. Ce travail doit être réalisé avec la collaboration des usagers de la route. La cause première des collisions demeure la personne derrière le volant. Les conducteurs doivent adopter des comportements responsables permettant ainsi de rendre les routes du Québec plus sécuritaires.

LE VACCIN D’ASTRAZENECA SERAIT EFFICACE À 76 %

Le vaccin contre la COVID-19 d’AstraZeneca est efficace à 76 % contre les cas symptomatiques, a annoncé jeudi le laboratoire suédo-britannique, après une mise à jour de ses données issues d’un essai clinique aux États-Unis, au Pérou, et au Chili.

Agence France Presse

Les résultats de « l’analyse primaire des essais de phase III (du vaccin) aux États-Unis ont confirmé que (son) efficacité était cohérente » avec les données annoncées lundi, a affirmé AstraZeneca dans un communiqué.

Le laboratoire a également annoncé que l’efficacité de son vaccin était de 100 % pour prévenir les cas graves de COVID-19, un chiffre similaire à celui annoncé précédemment.

AstraZeneca s’était engagé mardi à fournir sous 48 heures des données récentes au régulateur américain supervisant les essais cliniques, qui avait critiqué des données potentiellement « obsolètes » sur son vaccin anti-COVID-19, annoncé alors efficace à 79 % pour prévenir les cas symptomatiques.

Utilisé dans de nombreux pays dont l’Union européenne, le vaccin développé par AstraZeneca et l’université d’Oxford n’est pas encore approuvé aux États-Unis, où les autorités avaient demandé plus de données sur des essais de phase III menés sur le territoire américain.

Une liste de symptômes à surveiller au Canada

Santé Canada publie de nouvelles directives pour les professionnels de la santé qui administrent le vaccin contre la COVID‑19 d’AstraZenecay et sa version Covishield fabriquée en Inde.

Dans un communiqué diffusé peu après 20 h, mercredi, Santé Canada affirme avoir de nouveaux renseignements à communiquer après l’analyse de l’étude détaillée « sur de très rares cas de caillots sanguins associés à un faible taux de plaquettes sanguines (thrombocytopénie) à la suite de l’administration du vaccin d’AstraZeneca ».

Même si ces cas sont rares, il faut dorénavant aviser les personnes ayant reçu ce vaccin d’être à l’affût de certains signes et symptômes qui nécessitent des soins médicaux immédiats.

On parle notamment d’essoufflement, de douleur à la poitrine, d’enflure aux jambes et de douleur abdominale persistante à la suite de la vaccination.

Toute personne ayant des symptômes neurologiques, comme l’apparition soudaine de maux de tête graves ou une vision trouble survenant plusieurs jours après la vaccination, doit obtenir aussi des soins médicaux sans tarder.

Parmi les autres signes et symptômes à surveiller, il y a l’apparition de contusions ailleurs qu’au point d’injection ou l’apparition de petits points rouges quelques jours après la vaccination.

Le ministère fédéral de la Santé assure toutefois que le vaccin d’AstraZeneca continue d’être sûr et efficace pour protéger les Canadiens contre la COVID‑19.

AstraZeneca : enquête ouverte après le décès d’un étudiant en médecine, à Nantes

Agence France Presse

Un étudiant de 24 ans a été trouvé mort chez lui, à Nantes, dix jours après avoir été vacciné à l’AstraZeneca. Une enquête judiciaire est ouverte. Les autorités sanitaires étudient le cas. « A ce stade, rien ne permet de faire le lien entre le décès et la vaccination », indique un porte-parole de l’Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM).

Un étudiant de 24 ans a été retrouvé mort, jeudi 18 mars, dans son appartement du boulevard Vincent-Gâche, à Nantes. Originaire de La Turballe (Loire-Atlantique), Anthony Rio a été découvert, dans le logement verrouillé de l’intérieur, par les pompiers après une alerte de ses proches et de sa famille, inquiets de son silence.

Dans l’appartement que le jeune homme occupait seul, les services de police ont trouvé un document attestant que l’étudiant en sixième année de médecine et interne au CHU avait étévacciné à l’AstraZeneca le 8 mars. Le parquet de Nantes a ouvert une enquête en recherche des causes de la mort et ordonné une autopsie. Le rapport évoque « une hémorragie interne causée par une thrombose », selon une source proche du dossier. D’autres analyses sont en cours.

« Mon frère était en parfaite santé »

Le grand frère avait parlé à Anthony par téléphone la veille. « Il souffrait du ventre mais ne se plaignait pas, ce n’était pas son genre. Il avait quand même décidé d’aller consulter son médecin le jeudi après-midi. Il n’en a pas eu le temps. Il a été retrouvé tôt dans la nuit de mercredi à jeudi. »

La famille « se pose des questions autour du vaccin. C’est inévitable, insiste l’aîné. Parce que mon frère, au-delà d’être quelqu’un de brillant, prenait soin de lui. Il faisait attention à ce qu’il mangeait, il faisait du sport. Surtout, il n’avait aucun antécédent médical, aucune maladie, rien. Il était en parfaite santé. Alors ce vaccin, c’est la seule branche à laquelle on peut se raccrocher pour comprendre ce qui s’est passé. »

« Investigation approfondie »

Du côté des autorités sanitaires, « le cas est en cours d’investigation clinique, nous confirme un porte-parole de l’Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM). A ce stade, rien ne permet de faire le lien entre le décès et la vaccinationCe cas de décès fait l’objet d’une investigation clinique approfondie par les centres régionaux de pharmacovigilance». Selon le dernier rapport de l’ANSM, publié le 19 mars, il y a eu en France 13 cas d’évènements thromboemboliques (pour plus de 1 041 000 injections du vaccin). Tous les patients étaient en cours de rétablissement.

Un groupe d’experts et d’ex-politiciens tire la sonnette d’alarme

Un groupe de travail constitué par l’Institut canadien du Wilson Center, établi à Washington, a réuni plusieurs experts du commerce international et des voyages pour réfléchir sur la marche à suivre.

La Presse Canadienne

Le consensus écrasant : le temps presse. 

Les attentats terroristes du 11 septembre 2001 ont produit des images bouleversantes — les avions de passagers s’écrasant sur les tours, des survivants couverts de poussière trébuchant dans les rues et des files interminables de 18 roues aux passages frontaliers entre le Canada et les États-Unis, a souligné l’ancienne ministre libérale de la Sécurité publique, Anne McLellan. 

La pandémie n’a produit aucune image comparable et n’a donc pas réussi à susciter chez les gens et le gouvernement le même degré d’alarme, a déclaré Mme McLellan, membre du groupe de travail. 

Après le 11 septembre, « il y avait urgence, il y avait de la peur, il y avait un certain degré de panique des deux côtés de la frontière, pour des raisons évidentes », a-t-elle dit.

« Chaque minute aux nouvelles, ce visuel, encore et encore, a été si puissant pour aider les Canadiens et les Américains à comprendre qu’il y avait quelque chose de profondément différent ici — quelque chose que quelqu’un devait réparer. » 

En plus des conséquences économiques bien documentées, en particulier au sein des communautés proches de la frontière, les restrictions de voyage depuis un an font des ravages sur la santé mentale, selon le groupe de travail. 

« Je pense que certains des impacts les plus importants sont les coûts sociaux que nous ne pouvons tout simplement pas monétiser, comme ne pas pouvoir être présent pour la naissance d’un enfant ou la mort d’un être cher », a déclaré Laurie Trautman, directrice du Border Policy Research Institute de l’Université Western Washington à Bellingham. 

« Je pense qu’une grande partie de ces répercussions, qui sont ressenties dans bon nombre de régions des États-Unis et du Canada, est vraiment éclipsée par les impacts que nous pouvons monétiser. »

L’ancien premier ministre du Québec Jean Charest, membre du groupe de travail, a souligné le niveau soutenu et « brutal » de l’animosité canadienne à l’égard de l’idée de voyageurs américains — une attitude peu caractéristique qu’il attribue en partie au mandat de l’ancien président Donald Trump.

« J’espère que l’élection de (Joe) Biden changera cela, mais qu’en est-il à très court terme ? » 

Un système électronique à la frontière ? 

Alan Bersin, ancien officier diplomatique en chef du département américain de la Sécurité intérieure et membre du groupe d’experts, a présenté une stratégie détaillée à plusieurs volets que les États-Unis et le Canada devraient adopter conjointement.

« J’ai été frappé de voir à quel point les Canadiens s’opposaient massivement à ce que les Américains se rendent au Canada

 Jean Charest, ex-premier ministre du Québécois