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Le variant Omicron se propage sur la planète

(La Haye) Le nouveau variant du coronavirus, Omicron, continuait dimanche à se propager dans le monde entier, notamment aux Pays-Bas où 13 cas ont été détectés, semant l’inquiétude et poussant Israël à fermer ses frontières aux ressortissants étrangers.

Agence France Presse

Alors que la pandémie a déjà fauché plus de cinq millions de vies dans le monde depuis fin 2019, l’arrivée durant la semaine écoulée du variant Omicron a été jugé « préoccupante » vendredi par l’Organisation mondiale de la santé.

Identifié en Afrique du Sud, il a poussé de nombreux pays à fermer leurs frontières à l’Afrique australe alors qu’ils venaient parfois à peine de se rouvrir au monde.

Aux Pays-Bas, les autorités sanitaires ont annoncé dimanche que 13 passagers partis d’Afrique du Sud et diagnostiqués positifs à la COVID-19 vendredi à leur arrivée à Amsterdam étaient porteurs du variant. Au total 61 personnes avaient été déclarées positives au virus.

Israël, où un cas a été confirmé chez un voyageur revenant du Malawi, va interdire à partir de dimanche soir l’entrée des étrangers sur son territoire et imposer à ses ressortissants vaccinés un test PCR et trois jours de quarantaine (sept pour les non-vaccinés). Le pays venait à peine de rouvrir ses frontières le 1er novembre et s’apprête à célébrer huit jours durant la fête juive de Hanouka.

Au Danemark, deux cas de contaminations par le nouveau variant ont été détectés chez des passagers arrivant d’Afrique du Sud, selon les autorités sanitaires dimanche.

En Australie, les autorités ont détecté le variant Omicron chez deux passagers vaccinés venus d’Afrique australe et arrivés la veille à Sydney via Doha, le jour même ou l’Australie fermait ses frontières à neuf pays d’Afrique australe. Douze autres passagers du même vol sont en quarantaine.

L’Australie a récemment levé l’interdiction pour ses ressortissants vaccinés de voyager à l’étranger sans autorisation et doit ouvrir d’ici la fin de l’année aux travailleurs qualifiés et étudiants internationaux ses frontières fermées depuis plus de 18 mois.

Outre Israël et l’Australie, le variant Omnicron est présent en Afrique du Sud, au Botswana, à Hong Kong et dans plusieurs pays d’Europe (Belgique, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie et République tchèque).

En quarantaine

En France, la détection du variant Omicron est « très probablement une question d’heures », a affirmé le ministre de la Santé Olivier Véran.

Le nouveau variant B.1.1529 représente un risque « élevé à très élevé » pour l’Europe, selon l’agence de santé de l’Union européenne.

Avant même son apparition, l’Europe affrontait une flambée épidémique liée au variant Delta, avec le rétablissement de restrictions sanitaires pas toujours bien acceptées comme aux Pays-Bas, dans les Antilles françaises ou en Suisse qui a néanmoins largement validé dimanche un passeport COVID-19.

En Autriche, des dizaines de milliers de personnes ont défilé ce week-end contre l’obligation vaccinale.

Selon le groupe d’experts de l’OMS, les données préliminaires suggèrent que le variant Omicron présente « un risque accru de réinfection » par rapport aux autres variants dont le Delta, dominant et déjà très contagieux. Jamais un variant n’avait provoqué autant d’inquiétude dans le monde depuis l’émergence de Delta.

Dimanche, l’Angola, lui-même placé sur liste rouge par le Royaume-Uni, est devenu le premier pays d’Afrique australe à suspendre ses vols dans la zone.

Les Philippines ont pour leur part annoncé la suspension des vols en provenance de pays où le variant a été détecté.

Au Royaume-Uni, de nouvelles restrictions entreront en vigueur mardi, avec notamment le retour du port du masque et un durcissement des mesures d’entrée sur le territoire.

L’Arabie saoudite a allongé la liste des pays avec lesquels elle suspend ses liaisons, les portant à 14. Le Koweït et le Qatar – importante plate-forme aérienne – ont aussi annoncé des restrictions respectivement envers neuf et cinq pays africains.

« Transparence »

Aux États-Unis, qui venaient tout juste de se rouvrir au monde entier début novembre, les frontières seront fermées à partir de lundi aux voyageurs venant de huit pays d’Afrique australe.

Après un commentaire amer de l’Afrique du Sud s’estimant « punie » pour avoir détecté le variant Omicron, Washington a félicité samedi soir ce pays pour sa « transparence dans le partage de ces informations qui devrait servir de modèle pour le monde ». Une allusion à peine voilée aux accusations américaines envers Pékin dans la gestion initiale du coronavirus.

Du côté des fabricants de vaccins, AstraZeneca comme Pfizer/BioNTech, Moderna et Novavax se sont déclarés en confiance dans leur capacité à combattre la souche Omicron.

Il faudra « plusieurs semaines » pour comprendre le niveau de transmissibilité et de virulence du nouveau variant, a souligné vendredi le porte-parole de l’OMS.  

Près de 54 % de la population mondiale a reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19, mais seulement 5,6 % dans les pays à faible revenu, selon le site Our World in Data. En Afrique du Sud, pays le plus touché du continent, seuls 23,8 % des habitants sont complètement vaccinés.

Le nouveau variant suscite aussi des craintes pour la reprise économique mondiale après une journée noire vendredi pour les cours du pétrole et les indices boursiers.

Les États-Unis pourraient exiger un test négatif aux frontières

(Washington) Les autorités américaines n’excluent pas la possibilité d’exiger des visiteurs étrangers, même entièrement vaccinés, un test récent négatif de COVID-19 pour traverser la frontière terrestre avec le Canada.

La Presse Canadienne 

Les plus récentes règles pour les voyageurs aériens étrangers, mises à jour lundi par la Maison-Blanche, prévoient que les passagers pleinement vaccinés devront présenter une preuve d’un test négatif effectué dans les trois jours avant l’embarquement.

Ces nouvelles règles sur les voyages internationaux, qui exigent également que les ressortissants étrangers soient pleinement vaccinés, devraient entrer en vigueur le 8 novembre.

Décision bientôt

La Dre Cindy Friedman, directrice de la division santé des voyageurs aux Centres américain pour la prévention et le contrôle des maladies (CDC), a déclaré que les règles pour les visiteurs aux frontières terrestres seraient bientôt clarifiées.

Mme Friedman a indiqué que les agences des douanes et de la protection des frontières devraient annoncer dans les prochains jours si les voyageurs qui arrivent aux frontières terrestres devront présenter une preuve de test de dépistage négatif.

Des responsables à la Maison-Blanche affirment que ces règles aux frontières terrestres s’aligneront probablement sur les directives des CDC, qui ont déjà guidé les décisions prises par l’administration américaine pour les voyageurs aériens.

Christian Dubé: lettre ouverte aux québécois et québécoises

Vivre avec le virus 

Hier matin, je me suis levé avant l’aube, préoccupé. J’ai pensé à vous, les Québécois et les Québécoises et comment j’avais le devoir de vous expliquer la situation dans laquelle on se trouve.

D’abord, je dois souligner que dans le contexte de cette pandémie, notre situation peut être vue de façon positive. Notre taux de vaccination nous place parmi les leaders mondiaux avec 87 % de notre population de 12 ans et plus qui a reçu une première dose et déjà 79 % qui a reçu une 2e dose. On a donc largement dépassé l’objectif qu’on s’était fixé en mars dernier. Ce résultat impressionnant, on le doit aux Québécois et à leur adhésion massive à la vaccination. Et ça continue. 

À ce rythme-là, on pourrait atteindre près de 90 % des 12 ans et plus d’ici la fin septembre, et dès que nous pourrons vacciner nos plus jeunes, notre couverture vaccinale sera d’autant plus forte. La vaccination obligatoire des travailleurs de la santé, les mesures sanitaires de base et le passeport vaccinal vont aussi nous aider à protéger la population, nos hôpitaux et notre économie. Les entreprises elles aussi participent à cet effort collectif en faisant la promotion de la vaccination dans leur milieu. Nous avons ainsi espoir de garder nos écoles, nos commerces et, de façon générale, notre économie ouverts cet automne. 

Par contre, je vous avoue que le mois de septembre m’inquiète beaucoup. C’est que le retour en classe à l’école, au cégep, à l’université, et le retour au travail vont faire en sorte d’augmenter les contacts, ce qui devrait mener à plus de cas et, donc, à plus d’hospitalisations. Mais on a besoin de vous et je vous demande d’être particulièrement prudents dans les prochains jours et semaines, même si vous êtes adéquatement vaccinés. Les plus récentes prévisions de l’INESSS montrent que les prochaines semaines seront critiques pour nos hôpitaux, particulièrement ceux du grand Montréal. Bien que les vaccins n’empêchent pas à 100 % d’attraper la COVID-19 ni d’être contagieux, ils diminuent grandement les risques d’hospitalisation, et c’est ce dont nous avons besoin collectivement. 

Qu’est-ce qui nous attend sur un horizon plus éloigné? On pensait il y a encore quelques temps que ce serait possible d’atteindre l’immunité collective avec la vaccination. Mais les mutations du virus repoussent toujours plus loin cet espoir. Avec l’incidence de la transmission sur plusieurs continents, de l’Afrique en passant par l’Asie, le sous-continent indien et les Amériques, le virus a de grandes chances de muter sous la forme de variants qui nous poseront des défis constants dans les mois et peut-être même les années à venir. Au lieu de chercher la date où tout ça va se terminer, on va devoir apprendre à vivre avec le virus. On va devoir accepter un certain nombre de cas et un certain nombre d’hospitalisations, si on veut retrouver une vie normale. 

Pendant que l’on apprend à vivre avec le virus, nous posons des gestes concrets pour améliorer notre réseau de la santé. La gestion de la pandémie, avec les vastes opérations de dépistage, la grande campagne de vaccination et maintenant avec le passeport vaccinal, a démontré toute la capacité de notre réseau de la santé à faire des changements et à s’ajuster rapidement. Ces expériences ont aussi fait valoir toute la volonté de notre personnel à offrir une expérience positive aux Québécois. Offrir une expérience-client de qualité sera à la base de nos changements pour réduire la liste d’attente en chirurgie, désengorger nos urgences, miser sur les soins à domicile et avoir des services de première ligne qui sont accessibles. Notre gouvernement est ambitieux, mais réaliste. Pour réaliser ces objectifs, nous avons besoin de plus de personnel et des équipes qui sont stables. Nous prenons l’engagement que nous allons leur donner des ressources et un environnement de qualité. 

J’en profite donc pour vous souhaiter une belle fin de semaine de la Fête du Travail, avec une pensée particulière pour les travailleurs de la santé qui se dévouent à la tâche depuis des mois pour nous soigner. Et c’est beaucoup pour eux que les personnes vaccinées doivent agir avec prudence, et que les personnes non vaccinées doivent participer à l’effort collectif. Nous pouvons encore tous convaincre une personne non vaccinée de poser ce geste.

Soyez prudents, faites attention à vous et gardez le moral. 

Christian Dubé

L’Ontario aura aussi son passeport vaccinal

(Toronto) L’Ontario s’apprête à annoncer mercredi un très attendu système de certification des vaccins contre la COVID-19.

La Presse Canadienne

Une source gouvernementale a confirmé à La Presse Canadienne que M. Ford annoncera un programme de preuve de vaccination contre la COVID-19, un sujet controversé pour la province.

Plusieurs agents régionaux de santé publique ont réclamé le système à l’échelle de la province, mais le gouvernement avait jusqu’à présent été réticent à mettre en place une telle mesure.

M. Ford sera accompagné à la conférence de presse de 13 h de la ministre de la Santé Christine Elliott et du Dr Kieran Moore, médecin hygiéniste en chef de la province.

Par ailleurs, les dirigeants de 14 hôpitaux de la région centrale de l’Ontario ont mis au point une politique commune de vaccination contre la COVID-19 qui entraînera un congé sans solde ou un licenciement pour le personnel non vacciné.


Les PDG et chefs d’équipe ont envoyé une lettre au personnel décrivant la politique commune des hôpitaux, qui comprend la vaccination obligatoire pour les nouveaux employés.

À compter du 7 septembre, tous les employés, le personnel accrédité, les entrepreneurs, les étudiants et les bénévoles devront fournir une preuve de vaccination complète ou subir des tests réguliers et une séance de formation.

Cette mesure est conforme à une directive de la province datant du mois dernier, qui oblige les employeurs des secteurs de la santé et de l’éducation à exiger que le personnel divulgue son statut vaccinal avant cette date ou se soumette au processus de tests et de formation.

Les PDG disent que si le personnel n’est toujours pas vacciné sans exemption médicale après les délais imposés par chaque hôpital, cela entraînera « un congé sans solde et/ou un licenciement pour motif valable ».



« Les cas de COVID-19 recommencent à augmenter dans nos communautés et dans toute la province, les impacts les plus graves affectant ceux qui ne sont pas vaccinés », indique la lettre.

« En tant que système de santé, nous devons faire tout notre possible pour protéger nos patients, nos familles, nos communautés et ceux qui leur prodiguent des soins. »

L’Ontario va déployer son passeport vaccinal

(Toronto) La Presse Canadienne a appris que l’Ontario se prépare à annonce, la semaine prochaine, son propre système de passeport vaccinal contre la COVID-19.

La Presse Canadienne 

Trois sources bien informées du dossier au sein des hauts responsables du gouvernement ontarien ont confirmé que le plan est en préparation et que des détails restent à être peaufinés avant une annonce prévue la semaine prochaine.

Selon ces mêmes sources, le système de passeport vaccinal serait accompagné de restrictions d’accès à des lieux publics non essentiels selon le statut vaccinal. Le tout doit encore faire l’objet de discussions au sein du gouvernement avant qu’une annonce officielle ne soit faite.

La mise en place d’un tel outil représenterait un important changement de direction pour le premier ministre Doug Ford qui avait précédemment rejeté cette idée en plaidant que cela créerait une « société divisée ».

Le gouvernement ontarien fait toutefois face à des pressions de plus en plus fortes de la part d’entreprises, de municipalités, de travailleurs de la santé, de responsables de la santé publique et de partis d’opposition qui clament qu’un passeport vaccinal est nécessaire dans la province en raison de la quatrième vague alimentée par le variant Delta.

Plus tôt cette semaine, des responsables de la santé publique ont mentionné qu’ils évaluaient la possibilité d’adopter un système semblable dans certaines régions à défaut de pouvoir compter sur un passeport provincial.

La Chambre de commerce de l’Ontario a aussi publié un guide destiné aux entreprises privées qui voudraient développer leur propre protocole de validation de preuves vaccinales. Encore une fois, l’organisme disait agir à défaut de pouvoir compter sur un système provincial.

Le comité scientifique de la province sur la COVID-19 a déjà mentionné qu’un système de preuve vaccinale obligatoire permettrait la réouverture plus rapide et à plus grande échelle de certains lieux publics à haut risque de contagion. Selon les membres du comité, ce système permettrait aussi de réintroduire des mesures restrictives plus sévères au besoin.

Des systèmes semblables ont déjà été annoncés au Québec et en Colombie-Britannique. Le Manitoba doit aussi annoncer sous peu les détails de son propre passeport.

Les premières rumeurs concernant les projets du gouvernement de l’Ontario ont commencé à circuler peu après que le chef libéral fédéral, Justin Trudeau, eut écorché Doug Ford, vendredi, l’accusant de ne pas suivre l’exemple des autres provinces qui exigent que les gens soient vaccinés pour fréquenter des lieux publics non essentiels.

En campagne électorale, Justin Trudeau a promis que son gouvernement, s’il est réélu, verserait un milliard de dollars en soutien aux provinces pour l’implantation de passeports vaccinaux. Il s’était alors directement adressé à Doug Ford en le mettant au défi d’accepter son offre.

Les partis d’opposition en Ontario ont à leur tour appelé Doug Ford à agir rapidement dans ce dossier.

Le gouvernement du Canada exigera la vaccination des employés fédéraux et du secteur des transports sous réglementation fédérale

La vaccination est l’outil le plus efficace pour réduire le risque de transmission de la COVID-19 aux Canadiens et de protéger la santé publique. C’est notre instrument le plus important et c’est pourquoi nous continuons à prendre des mesures pour que le plus grand nombre de Canadiens possible soient vaccinés.

Le gouvernement du Canada a annoncé aujourd’hui son intention d’exiger la vaccination dans l’ensemble de la fonction publique fédérale dès la fin septembre. Les vaccins constituent notre meilleur moyen de défense, et, dans le cas des quelques personnes qui ne peuvent pas être vaccinées, il y aura des mesures d’adaptation ou des solutions de rechange, comme les tests et le dépistage, selon la situation, afin d’assurer une protection plus vaste de la santé publique en réduisant le risque lié à la COVID-19.

À titre d’employeur le plus important du pays, le gouvernement du Canada s’est engagé à jouer un rôle de chef de file en protégeant davantage la santé et la sécurité des fonctionnaires et des collectivités où ils vivent et travaillent, au Canada et ailleurs dans le monde.

De plus, dès que possible à l’automne et au plus tard à la fin octobre, le gouvernement du Canada exigera que les employés des secteurs du transport aérien, ferroviaire et maritime sous réglementation fédérale soient vaccinés. L’exigence de vaccination s’étendra également à certains voyageurs, notamment tous les voyageurs de vols commerciaux, les passagers des trains interprovinciaux et les passagers des grands navires avec hébergement, comme les navires de croisière. 

Le gouvernement travaillera avec les principaux intervenants, y compris les agents négociateurs, pour planifier la mise en oeuvre de ces initiatives. Les détails seront communiqués au fur et à mesure que les travaux progressent. Le processus consistera notamment à déterminer comment mettre en oeuvre cette exigence, au moyen d’une confirmation de vaccination contre la COVID-19 et d’autres moyens de protection, tels que les tests, au besoin.

En outre, le gouvernement du Canada s’attend à ce que les sociétés d’État et les autres employeurs du secteur sous réglementation fédérale exigent également la vaccination de leurs employés. Le gouvernement travaillera avec ces employeurs pour s’assurer d’obtenir ce résultat.

L’annonce d’aujourd’hui témoigne de la situation changeante de la santé publique au Canada. Depuis le début de la campagne de vaccination à la mi-décembre, moins de 1 % des cas de COVID-19 ont été recensés parmi les personnes entièrement vaccinées. Ces mesures contribueront à atteindre les niveaux globaux de vaccination dont le Canada a besoin pour soutenir une reprise économique résiliente face aux préoccupants variants du virus, car ils sont plus contagieux et plus dangereux. Plus de 71 % des personnes admissibles au Canada sont entièrement vaccinées, et plus de 82 % ont reçu leur première dose. Toutefois, plus de 6 millions de personnes au Canada ne sont toujours pas vaccinées. Nous vous encourageons fortement tout le monde à se faire vacciner dès maintenant. Cela vous permettra d’avoir un meilleur accès à ces activités et contribuera à la sécurité de nos communautés. Nous vous encourageons fortement à sortir et à vous faire vacciner dès maintenant. Vous contribuerez à assurer à la sécurité de nos communautés.

Le gouvernement du Canada lance également un appel à toutes les organisations à l’extérieur du secteur sous réglementation fédérale à élaborer leurs propres stratégies de vaccination, en s’appuyant sur les conseils et les directives des autorités de santé publique et du Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail. 

CITATIONS

« Nous savons que la vaccination est la meilleure façon d’aider à protéger nos concitoyens canadiens contre les variants préoccupants de la COVID-19. Nous sommes encouragés par le nombre élevé d’employés fédéraux qui ont été vaccinés et nous espérons que le taux de vaccination continuera à augmenter à mesure que le gouvernement du Canada avance dans sa stratégie de vaccination. » 

– L’honorable Dominic LeBlanc, président du Conseil privé de la Reine pour le Canada, et ministre des Affaires intergouvernementales

« Le fait de faire progresser le taux de vaccination au Canada à un niveau aussi élevé que possible est l’un des moyens les plus efficaces, et les moins perturbateurs, dont nous disposons pour maintenir les gains que nous avons réalisés au cours des derniers mois, et faire en sorte que nous continuions sur la voie de la reprise économique et d’un avenir plus sain et plus équitable. Cette annonce signifie que nous faisons davantage pour protéger la santé et la sécurité des Canadiens en réduisant les risques liés à la COVID-19. » 

– L’honorable Jean-Yves Duclos, président du Conseil du Trésor

« La vaccination complète est un élément principal pour freiner la propagation de la COVID-19. De plus en plus de personnes se préparent à retourner à leur milieu de travail ou en salle de classe; une seconde dose d’un vaccin contre la COVID-19 leur offre la protection maximale contre la COVID-19 et les variants préoccupants, à eux et à leur collectivité. J’encourage tous les membres de la population canadienne à se faire vacciner dès qu’ils le peuvent. » 

– L’honorable Patty Hajdu, ministre de la Santé

« Le gouvernement du Canada montre l’exemple en exigeant la vaccination des employés de la fonction publique, et nous demandons à tous les employeurs assujettis à la réglementation fédérale d’élaborer leurs propres stratégies de vaccination afin d’assurer la sécurité de leurs employés et de leurs lieux de travail. C’est ce qu’il convient de faire et cela permettra au Canada de rebâtir en mieux après la pandémie mondiale de COVID-19. » 

– L’honorable Omar Alghabra, ministre des Transports 

Plus de 100 000 nouvelles infections ont été comptabilisées samedi

(Fort Lauderdale) L’épidémie de COVID-19 aux États-Unis a franchi samedi 100 000 nouvelles infections quotidiennes confirmées, un jalon dépassé pour la dernière fois lors de la vague hivernale et qui est entraîné par le variant Delta hautement transmissible et les faibles taux de vaccination dans le sud du pays.

ASSOCIATED PRESS

Les responsables de la santé craignent que les cas, les hospitalisations et les décès continuent d’augmenter si davantage d’Américains ne se font pas vacciner. À l’échelle nationale, 50 % des résidents sont complètement vaccinés et plus de 70 % des adultes ont reçu au moins une dose.

« Nos modèles montrent que si nous ne vaccinons pas plus les gens, nous pourrions aller jusqu’à plusieurs centaines de milliers de cas par jour, similaire à notre augmentation du début janvier », a déclaré la directrice des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), Rochelle Walensky, sur les ondes de CNN cette semaine.

Il a fallu environ neuf mois aux États-Unis pour franchir 100 000 cas quotidiens moyens en novembre avant de culminer à environ 250 000 début janvier. Les cas ont atteint leur point le plus bas en juin, avec une moyenne d’environ 11 000 par jour, mais six semaines plus tard, le nombre est de 107 143.

Les hospitalisations et les décès augmentent également, bien qu’ils soient encore en deçà des sommets observés au début de cette année avant que les vaccins ne soient largement disponibles. 

Plus de 44 000 Américains sont actuellement hospitalisés en raison de la COVID-19, selon les CDC, une hausse de 30 % en une semain

Les Américains vaccinés doivent à nouveau porter le masque en intérieur dans les zones à haut risque, ont annoncé les autorités sanitaires du pays mardi.


Agence France Presse

Les Américains vaccinés doivent à nouveau porter le masque en intérieur dans les zones à haut risque, ont annoncé les autorités sanitaires du pays mardi.

Ce changement de directive intervient au moment où le variant Delta entraîne une forte hausse des cas, notamment dans les régions moins bien vaccinées.

«Dans les zones où la transmission (de la COVID-19) est importante, les CDC recommandent aux personnes entièrement vaccinées de porter des masques dans les lieux publics en intérieur», a déclaré Rochelle Walensky, directrice des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), affirmant que le variant Delta rendait nécessaire cette consigne.

Variant Delta

Si la vaccination reste efficace face au variant Delta, de nouvelles données «indiquent qu’en de rares occasions, des personnes vaccinées (…) pourraient être contagieuses et transmettre le virus à d’autres», a-t-elle ajouté.

«Ces nouvelles découvertes sont inquiétantes et justifient malheureusement une mise à jour de notre recommandation.»

Selon les chiffres des CDC, le nombre de contaminations est en forte hausse dans une grande partie du sud des États-Unis, mais moins dans le nord-est, mieux vacciné.

Pour freiner la propagation du variant Delta, les CDC recommanderont également aux écoles de demander aux professeurs, étudiants ou visiteurs de porter le masque, qu’ils soient vaccinés ou non.

Les CDC défendaient encore la semaine dernière leur recommandation de mai, selon laquelle les personnes vaccinées n’avaient pas besoin de porter le masque en intérieur dans la plupart des circonstances, avec certaines exceptions notamment dans les transports publics et les hôpitaux.

Mais le variant Delta, qui compte désormais pour environ 90% des nouveaux cas aux États-Unis, a changé la donne.

Près de la moitié (49%) de la population américaine est vaccinée, mais les différences sont grandes entre les régions.

La dernière moyenne quotidienne pondérée sur sept jours est supérieure à 56 000 cas, ce qui est proche des niveaux d’avril.

«Cela ne signifie pas que la qualité ou le niveau de protection du vaccin a baissé», a déclaré à l’AFP Eric Cioe-Pena, expert en santé publique à Northwell Health.

«C’est une solution à un problème qui existe parce que nous avons un niveau élevé de personnes qui ne sont pas vaccinées.»

Nouveaux marqueurs

Certains experts ont suggéré de mettre en place des marqueurs statistiques pour lier les obligations de port du masque aux taux d’hospitalisation, une donnée métrique jugée plus fiable que le nombre de cas par habitant.

Selon une étude publiée récemment dans la revue scientifique Virological, la charge virale dans les premiers tests des patients touchés par le variant Delta était 1000 fois plus grande que celle des patients de la première vague du virus en 2020.

Non seulement le variant Delta se reproduit plus rapidement au sein de son hôte que les souches précédentes, mais les personnes infectées répandent bien plus le virus dans l’air, augmentant de manière importante la probabilité de transmission.

Le mois dernier, Israël a réinstitué certaines obligations de port du masque, seulement 10 jours après les avoir levées, à la lumière de la propagation du variant Delta. Certaines collectivités locales américaines, comme le comté de Los Angeles, ont fait de même.

Washington prolonge la fermeture jusqu’au 21 août


(Washington) Le département américain de la Sécurité intérieure prolonge ses restrictions liées à la COVID-19 sur les voyages par voie terrestre depuis le Canada au moins jusqu’au 21 août.

La Presse Canadienne

Les détails de la prolongation ont été dévoilés dans un avis sur le registre fédéral américain, qui fait état des décisions et politiques proposées et finalisées par les autorités américaines.

Cette décision intervient malgré la décision du gouvernement canadien de commencer à assouplir ses propres restrictions sur les citoyens et les résidents permanents américains entièrement vaccinés à compter du 9 août. 

Ce n’est pas non plus une surprise : le ministre de la Sécurité publique, Bill Blair, avait déclaré lundi que le secrétaire à la Sécurité intérieure Alejandro Mayorkas l’avait prévenu que les États-Unis ne suivraient pas l’exemple du Canada. 

Des experts frontaliers affirment que l’administration Biden n’est probablement pas prête à ouvrir la frontière américano-mexicaine, compte tenu de la crise des réfugiés à cet endroit, et souhaite que les deux frontières soient rouvertes en même temps. 

Ces informations ont suscité l’indignation de critiques et de législateurs américains, qui font pression sur la Maison-Blanche pour qu’elle assouplisse les restrictions, en place depuis mars 2020.

Pandémie de la COVID-19 – Un passeport vaccinal pour éviter un confinement généralisé cet automne

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a fait le point aujourd’hui sur le passeport vaccinal au Québec, dont l’utilisation vise à éviter un reconfinement généralisé. La date visée pour sa mise en application est le 1er septembre prochain.

Son utilisation spécifique sera déterminée en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique et de la couverture vaccinale au Québec. 

Le passeport vaccinal fonctionnera à partir de trois principes : 

  1. Il sera utilisé lorsque la possibilité d’avoir accès à deux doses de vaccin aura été offerte à toute la population québécoise âgée de 12 ans et plus ; c’est pourquoi la date visée pour l’application du passeport vaccinal est le 1er septembre;
  2. Il sera utilisé seulement s’il y a une dégradation ou un changement dans la situation épidémiologique dans un territoire donné qui justifierait son utilisation;
  3. Il ne sera pas utilisé pour l’accès à des services publics ou essentiels.

Il est par exemple envisagé d’utiliser le passeport vaccinal pour les activités non essentielles et dans les milieux suivants : 

  • les activités à risque élevé regroupant un nombre limité de personnes (gyms, pratique de sports d’équipe, bars, restaurants, etc.);
  • les activités à risque modéré ou faible, regroupant un plus grand nombre de personnes (arts et spectacles, festivals et grands événements, matchs sportifs, etc.).

Les Québécois de 12 ans et plus sont donc invités à profiter de l’été pour aller chercher leur deuxième dose afin d’éviter une détérioration de la situation épidémiologique à l’automne et pour pouvoir continuer de vivre dans une nouvelle normalité.

Citation :

« Avec tous les efforts des derniers mois, nous sommes confiants d’atteindre une couverture vaccinale suffisante d’ici la fin du mois d’août pour envisager un retour à une quasi-normalité dès l’automne. La situation est très encourageante, mais nous suivons de près l’émergence et la propagation des variants. Advenant une nouvelle hausse de cas, avec le déploiement d’un passeport vaccinal, les personnes adéquatement protégées pourront poursuivre les activités courantes de leur vie quotidienne, et les secteurs de l’économie et publics pourront demeurer ouverts. C’est maintenant plus vrai que jamais : la vaccination est notre passeport vers un retour à la normale, vers plus de liberté. »

Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux  

Faits saillants : 

  • Les avantages d’un passeport vaccinal s’ajouteront aux autres bénéfices pour les personnes adéquatement protégées, notamment :
    • éviter un isolement de 14 jours après un contact avec un cas positif;
    • éviter un retrait du milieu de travail ou d’enseignement (en cas d’éclosion, par exemple);
    • ne plus avoir à suivre les recommandations sur la distanciation et le port du masque dans les domiciles privés, à l’intérieur comme à l’extérieur;
    • avoir la possibilité de voyager dans plusieurs pays et être exempté de la quarantaine de 14 jours au retour.
  • Les personnes qui ne sont pas adéquatement protégées devront continuer de se soumettre aux mêmes consignes d’isolement en vigueur actuellement en cas de symptômes liés à la COVID-19, ou encore lors de contacts rapprochés avec une personne infectée.
  • Rappelons qu’un portail libre-servicepermet aux citoyens de télécharger eux-mêmes leur preuve de vaccination électronique avec code QR, sur le Web. Les personnes qui éprouvent des difficultés à télécharger leur preuve de vaccination peuvent appeler au 1 877 644-4545 (ou à l’indicatif téléphonique correspondant à la région concernée) pour obtenir du soutien.
  • Enfin, soulignons que de nombreuses initiatives sont en place afin d’offrir le plus de flexibilité à la population et lui permettre d’obtenir une première ou seconde dose facilement, tant avec rendez-vous que sans rendez-vous. La deuxième dose du vaccin est nécessaire et permet de réduire le risque d’avoir et de transmettre la COVID-19, d’augmenter le taux de protection du vaccin et offre une protection optimale à plus long terme.