L’Alberta permettra l’ouverture des bars, restaurants et salles de sport

La Presse Canadienne 

EDMONTON — Le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, a annoncé vendredi que certaines mesures de santé publique seraient assouplies dans les centres de sports, les restaurants et les bars en raison de la baisse du nombre d’hospitalisations liés à la COVID-19.

Les changements doivent commencer le 8 février.

Jason Kenney a déclaré que le nombre de personnes hospitalisées atteintes de la COVID-19 avait chuté en dessous de 600 et, bien que les Albertains doivent continuer à être prudents, certaines règles peuvent être assouplies.

L’entraînement individuel sera autorisé dans les gymnases, les studios de danse et les patinoires.

Les sports et activités scolaires pour les enfants seront autorisés dans des établissements en dehors des écoles.

Et jusqu’à six personnes du même ménage, ou une personne qui vit seule accompagnée de deux contacts étroits, pourront manger dans les restaurants, cafés et pubs.

La vente d’alcool se terminera à 22 heures et les cuisines pourront être ouvertes jusqu’à 23 h.

Le personnel devra recueillir les coordonnées d’une personne à chaque table.

«Il y a une crise de santé mentale dans cette province qui a été aggravée par les dommages économiques des 10 derniers mois», a déclaré Jason Kenney lors d’une conférence de presse.

«Dire aux propriétaires de petites entreprises qu’ils pourraient être fermés indéfiniment, ne leur donner aucun chemin ni aucun espoir, conduit à un désespoir encore plus grand».

«Nous devons donner, je pense, un chemin mesuré qui est sûr, mais qui présente également un sentiment d’espoir.»

Vendredi, l’Alberta a signalé 543 nouveaux cas de COVID-19 et 14 décès supplémentaires. Il y avait 594 personnes à l’hôpital, dont 110 en soins intensifs. Les hospitalisations ont culminé en Alberta à 795 le 30 décembre.

En utilisant des critères d’hospitalisation, Jason Kenney a déclaré que d’autres restrictions pourraient être assouplies.

La prochaine étape, si les hospitalisations sont inférieures à 450, serait de changer les règles pour les commerces de détail, les salles communautaires, les hôtels, les salles de banquet et les centres de conférence.

Si les hospitalisations descendaient en dessous de 300, les restrictions seraient assouplies pour les casinos, les musées, les cinémas, les églises et les sports pour adultes.

Jason Kenney a déclaré qu’il s’inquiétait des variants plus contagieux du coronavirus. L’Alberta a détecté 31 cas du variant provenant du Royaume-Uni et six du variant d’Afrique du Sud.

«Si les cas de COVID-19 augmentent à nouveau, si nous recommençons à passer à une croissance exponentielle comme nous l’avons vu en novembre-décembre, et si d’une manière ou d’une autre l’un de ces nouveaux variants s’installe dans notre communauté et commence à se propager à des taux observés dans d’autres régions du monde, nous devrons à nouveau imposer des restrictions plus fortes», a-t-il déclaré.

Le gouvernement conservateur uni a instauré des mesures de confinement strictes, fermant les entreprises et les écoles non essentielles, au cours de la première vague de la pandémie au printemps dernier. Début décembre, alors que les infections atteignaient bien plus de 1000 par jour, Jason Kenney a annoncé un autre confinement.

La semaine dernière, les salons de coiffure ont été autorisés à rouvrir et les limites concernant le nombre de personnes pouvant se rassembler lors des funérailles et des rassemblements en plein air ont été assouplies.

Jason Kenney a déclaré qu’il était regrettable de voir des reportages récents selon lesquels certaines personnes et entreprises se moqueraient des restrictions sanitaires actuelles. Il a déclaré que l’annonce de vendredi d’assouplir certaines de ces règles était motivée par des données.

La Dre Deena Hinshaw, médecin hygiéniste en chef de la province, a déclaré que les gens doivent toujours suivre les règles en vigueur et faire de leur mieux pour limiter leurs contacts.

«Nous pouvons ralentir davantage la propagation de la COVID-19 et nous protéger du risque posé par des variants en continuant à limiter autant d’interactions en personne que possible dans chaque facette de notre vie quotidienne.»

[Covid19] Point de presse de François Legault mardi 17h

En fin de semaine, je pense à vous, à tous les Québécois. J’ai des décisions difficiles à prendre. Il faut trancher sur la suite à donner au confinement actuel.

La date que vous devez encercler est celle du 8 février. Les mesures en place actuellement vont rester les mêmes jusqu’à cette date. Ensuite, j’aimerais pouvoir assouplir certaines règles. J’aimerais, si la situation le permet, pouvoir redonner un peu d’oxygène à nos commerçants.

Ça peut encore changer pour toutes sortes de raisons, mais pour l’instant, on planifie annoncer notre décision mardi prochain, à 17 h. Ça va laisser à tout le monde le temps de s’ajuster d’ici le 8 février.

C’est sûr que c’est une lourde responsabilité de trancher des questions qui affectent la vie d’autant de personnes. Quand on demande aux Québécois leur confiance pour devenir leur premier ministre, on doit être prêt à assumer cette charge. Je suis loin de m’en plaindre. Je suis honoré d’être au service des Québécois.
Il y a toutes sortes de circonstances qui font que, des fois, c’est plus difficile de trancher. Quand la situation est urgente et grave, comme en mars dernier, on n’a pas beaucoup de temps. On n’a pas beaucoup d’informations sur lesquelles on peut se baser. Je peux vous dire que la décision de mettre le Québec sur pause le 23 mars dernier a été l’une des plus difficiles de ma vie. Je me suis senti seul. On n’avait pas le luxe d’attendre. En pensant à la souffrance des entrepreneurs, au monde qui perdait leur emploi et au choc que ça causait, j’ai eu des doutes. Je n’ai pas dormi beaucoup. Mais il fallait trancher et je l’ai fait.

En fin de semaine, je dois encore peser le pour et le contre avant de trancher. Comme premier ministre, je consulte beaucoup de monde avant de prendre des décisions. J’ai eu des discussions avec le Dr Arruda et avec le ministre de la Santé, Christian Dubé. Et j’ai eu de bons échanges avec nos députés, avec mon cabinet et avec l’équipe du ministère du Conseil exécutif.

Une fois que j’ai toutes les informations et l’avis de tout le monde, c’est à moi de prendre les décisions. Et c’est là que je pense le plus à vous. Je pense à ce qui me semble le mieux pour la population québécoise. Ce qui me guide dans le contexte actuel, c’est la prudence. Je me dis que je dois avant tout protéger la santé et la sécurité des Québécois. Je le fais sans tout connaître de l’avenir. Combien de vaccins recevrons-nous au cours des prochaines semaines, des prochains mois? Est-ce que les variants du virus vont s’installer au Québec et provoquer une autre vague? Combien de temps encore les Québécois vont être capables d’endurer les restrictions sanitaires?

C’est ça que je suis en train de faire, en fin de semaine.

Je pense beaucoup à vous.

Votre premier ministre

La Compagnie de la Baie d’Hudson licencie plus de 600 employés à travers le Canada

Via La Presse Canadienne

TORONTO — La Compagnie de la Baie d’Hudson licencie plus de 600 employés à travers le Canada, alors que plusieurs de ses magasins sont fermés en raison des confinements liés à la pandémie de COVID-19.

Selon la porte-parole du grand détaillant emblématique, Tiffany Bourre, près de la moitié des magasins de l’entreprise sont temporairement fermés. En raison de circonstances indépendantes de sa volonté, l’entreprise a dû faire des ajustements, a précisé la porte-parole.

Mme Bourre a ajouté que HBC s’engage à traiter chaque personne touchée par cette décision avec équité et respect en ces temps difficiles.

Pourtant, l’avocat spécialisé en droit du travail, Lior Samfiru, affirme que son cabinet a été contacté par une quarantaine de travailleurs de HBC préoccupés par les conditions de leur licenciement.

M. Samfiru, partenaire chez Samfiru Tumarkin LLP, affirme que les employés ont reçu un soi-disant préavis de licenciement, ce qui signifie qu’ils sont censés travailler jusqu’à la date du licenciement.

Pourtant, il considère qu’un tel avis, alors que les magasins ne sont pas ouverts et que les employés ne peuvent pas travailler, est «absurde», et croit que HBC devrait offrir un paiement tenant lieu de préavis. Il affirme que son cabinet va contacter HBC au nom des employés licenciés pour s’assurer qu’»ils obtiennent ce qui leur est dû».

M. Samfiru affirme que les travailleurs qui l’ont contacté, à temps partiel et à temps plein, sont à l’emploi du détaillant depuis 10 à 30 ans, principalement dans les ventes et la direction intermédiaire dans les magasins de la région de Toronto, à Ottawa, à Calgary et à Vancouver.

Il précise que certains travailleurs ont mentionné spécifiquement une «restructuration nationale».

Fermeture majeure – Fin de semaine du 29 janvier 2021

Mobilité Montréal informe les usagers de la route que des fermetures majeures seront mises en place durant la fin de semaine, notamment sur l’autoroute 15 en direction nord à la fin du pont Samuel-De Champlain ainsi que sur l’autoroute 40 sur le pont de l’Île-aux-Tourtes. Ces secteurs sont à éviter dans la mesure du possible.

AUTOROUTE 15

De vendredi 20 h à lundi 5 h – heure modifiée

  • Fermeture complète de l’A-15 NORD, à la fin du pont Samuel-De Champlain, entre la sortie 58 (A‑10 OUEST / centre-ville, Île des Sœurs) et l’entrée du boulevard Gaétan-Laberge

AUTOUROUTE 40 / PONT DE L’ÎLE-AUX-TOURTES

De samedi 6 h à lundi 5 h

  • Sur le pont en direction est, entre Vaudreuil-Dorion et Senneville (île de Montréal), fermeture partielle de 2 voies sur 3
  • Sur le pont en direction ouest, fermeture partielle de 1 voies sur 3

SECTEUR PONT SAMUEL-DE-CHAMPLAIN

Samedi, de 6 h à 22 h

  • À Brossard, sur la R-132 EST à la hauteur du pont Samuel-De Champlain, fermeture partielle de 2 voies sur 3

RAPPELS : 

Tunnels Ville-Marie et Viger


Fermeture de la sortie n4 – Rue de la Montagne/Rue Saint-Jacques de la route 136 (A-720) en direction est, située dans le tunnel Ville-Marie, et ce jusqu’au printemps 2022.

Rond-point Dorval

À Dorval, fermeture complète de l’autoroute 20 dans les deux directions entre les sorties 56 (A-520, avenue Dorval) et les entrées suivantes et de l’autoroute 520 en direction ouest entre la sortie 1-E (avenue Cardinal) et le rond‑point Dorval jusqu’au printemps 2021.

Aussi, fermeture du rond-point Dorval sous les ponts d’étagement de l’autoroute 20. Les tronçons du rond‑point permettant les mouvements est et ouest demeurent toutefois ouverts.

COVID-19: Trudeau annoncerait vendredi de nouvelles restrictions aux voyageurs

OTTAWA – Le premier ministre Justin Trudeau pourrait annoncer vendredi l’application de nouvelles mesures de restriction sur les voyages internationaux afin de contrer autant que possible la propagation au Canada du coronavirus.

u cours des dernières semaines, M. Trudeau a souventes fois exhorté les Canadiens à ne pas effectuer à l’étranger des voyages qui ne sont pas essentiels. Il a aussi imposé aux voyageurs des mesures rendant leur retour au pays plus contraignant.

À l’approche de la relâche hivernale, ces mesures demeurent insuffisantes aux yeux du premier ministre du Québec François Legault, qui réclame depuis plusieurs jours que le gouvernement fédéral impose aux gens rentrant au Canada une quarantaine de deux semaines dans un hôtel, à leurs frais.

Le premier ministre Trudeau a jusqu’ici manifesté une certaine ouverture face à cette suggestion.

Depuis le 7 janvier, le gouvernement du Canada exige de toute personne voulant monter à bord d’un avion en partance pour le Canada de produire un résultat négatif à un test de COVID-19 qui aura été subi 72 heures avant le départ.

Les premiers ministres Legault et Doug Ford, de l’Ontario, demandent qu’Ottawa rende aussi obligatoire un test dès l’arrivée au Canada et interdise les vols en provenance de pays affectés par les nouveaux variants du coronavirus.

Le Canada a imposé une telle interdiction après que le Royaume-Uni ait rapporté la présence d’un variant en décembre, mais la mesure a été levée lorsque l’obligation de produire un test négatif avant d’entrer dans l’avion a été mise en place.

Par ailleurs, le premier ministre Trudeau pourrait profiter de la conférence de presse qu’il tiendra à 11 h 30 à Ottawa pour annoncer une nouvelle aide financière aux provinces et territoires pour rendre leurs écoles plus sécuritaires pendant la pandémie.

Le 26 août dernier, il avait consacré un premier investissement pouvant atteindre jusqu’à 2 milliards $ dans le cadre du Fonds pour une rentrée scolaire sécuritaire.

La nouvelle enveloppe devrait notamment servir à l’aménagement de structures de distanciation physique, à l’amélioration de la qualité de l’air des écoles, à l’achat d’équipements de protection et à d’autres initiatives en matière d’hygiène.

Des conducteurs bloqués dans une tempête de neige reçoivent des vaccins COVID-19 restants

Des travailleurs de la santé de l’Oregon ont mis en place une clinique de vaccination contre le COVID-19 impromptue après avoir été bloqués dans la neige alors qu’ils rentraient chez eux après une campagne de vaccination.

Un groupe d’environ 20 travailleurs de la santé du département de santé publique du comté de Josephine revenait d’un événement de vaccination dans un lycée local lorsqu’une tempête de neige les a bloqués sur une autoroute, selon le département de la santé.

Les travailleurs ont quitté l’événement avec six doses restantes de vaccins contre le COVID-19, qu’ils prévoyaient d’administrer aux bénéficiaires à proximité de Grants Pass, dans l’Oregon.

Réalisant que les doses expireraient alors qu’ils étaient coincés dans la tempête, les travailleurs de la santé ont marché de voiture en voiture pour offrir à d’autres automobilistes bloqués une chance de recevoir le vaccin.

Les photos partagées par le département de la santé sur Facebook montrent les travailleurs de la santé portant des masques, qui avaient également une ambulance sous la main, administrant des vaccins à des automobilistes surpris.

Les six doses de vaccin restantes ont été administrées pendant la tempête de neige, selon le département de la santé.

Une personne qui a reçu le vaccin sur la route était un employé du bureau du shérif du comté de Josephine qui est arrivé trop tard pour l’événement de vaccination au lycée, mais s’est retrouvé bloqué au même endroit que les travailleurs de la santé sur le chemin du retour.

« Honnêtement, une fois que nous avons su que nous n’allions pas rentrer en ville à temps pour utiliser le vaccin, c’était le choix évident à faire », a déclaré Michael Weber, directeur de la santé publique du comté de Josephine, au New York Times à propos de l’administration de vaccins sur le route. « Notre règle n ° 1 pour le moment est que nous gaspillons rien. »

Source: https://gma.abc/3t5hxtg

[Coutts, ALBERTA] UNE SAISIE RECORD DE MÉTHAMPHÉTAMINE CONDUIT À DES ACCUSATIONS CONTRE UN CAMIONNEUR

Le 27 janvier 2021      Coutts (Alberta)      Agence des services frontaliers du Canada/ Gendarmerie royale du Canada 


L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) et la Gendarmerie royale du Canada (GRC) demeurent déterminées à protéger et à soutenir les Canadiens pendant la pandémie de la COVID-19. 
Le 25 décembre 2020, tout en facilitant l’entrée des biens essentiels au point d’entrée de Coutts, en Alberta, les agents de l’ASFC ont soumis un camion semi-remorque transportant des produits frais à une inspection plus poussée.

En examinant la cargaison, les agents de l’ASFC ont découvert 228,14 kg de méthamphétamine avec une valeur marchande estimée à 28,5 M$. Cette quantité de méthamphétamine se traduit par 2,28 millions de doses individuelles. 


Il s’agit de la plus importante saisie de méthamphétamine effectuée par l’ASFC à un point frontalier terrestre jamais enregistrée au Canada. 
Les agents de l’ASFC ont arrêté le chauffeur et ont remis l’individu, ainsi que les preuves, à la GRC en Alberta.

Après une enquête propre, l’Équipe intégrée de la police des frontières GRC a inculpé Amarpreet Singh Sandhu, 38 ans, de Calgary, pour les chefs d’accusation suivants en vertu de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances : 
• importation d’une substance réglementée, en violation de l’article 6(1); 
• possession à des fins de trafic, en violation de l’article 5(2). 


M. Sandhu a été libéré sous caution le 14 janvier et doit faire sa prochaine comparution devant le tribunal provincial de Lethbridge le jeudi 11 février 2021. 
Le fait d’avoir saisi et empêché, de façon efficace, cette énorme quantité de méthamphétamine d’atteindre les rues aura un impact positif sur la sécurité de toutes les collectivités de l’Alberta. Cette saisie témoigne de notre engagement mutuel à fournir d’excellents services d’application de la loi aux collectivités que nous servons et protégeons. 


Cette saisie, l’arrestation et les accusations subséquentes n’ont été rendues possibles que grâce à l’étroit partenariat qui existe entre l’ASFC et la GRC pour surveiller et enquêter sur la contrebande transfrontalière de drogues illicites. 

Citations

« Alors que de nombreux Canadiens fêtaient Noël chez eux, les agents des services frontaliers de Coutts sont restés en première ligne pour protéger notre pays. C’est grâce à la diligence des agents de l’ASFC au moment du contrôle des biens essentiels que cette quantité record de méthamphétamine n’a pas atteint nos rues ou causé de dommages à nos collectivités ».
– Ben Tame, directeur, district du Sud de l’Alberta et du Sud de la Saskatchewan, région des Prairies, Agence des services frontaliers du Canada 

 « Le succès de cette opération témoigne du partenariat solide que la GRC a avec l’ASFC et les organismes d’application de la loi dans l’ensemble du Canada. Nous savons que le crime n’a pas de frontières, et il est impératif que nous continuions à travailler avec nos partenaires, comme l’ASFC, en partageant l’information et en coordonnant les mesures d’application de la loi, au besoin, afin de protéger les Canadiens des méfaits des drogues illicites et des crimes liés à la contrebande en Alberta et dans tout le Canada ».
– Surintendant K.C.A. (Allan) Lai, A., officier responsable de la police fédérale, Opérations criminelles de la police fédérale, GRC, Alberta
 

Les États-Unis placés en alerte face au risque de violences extrémistes

Agence France Presse

Le ministère américain de la Sécurité intérieure a publié mercredi un bulletin d’alerte antiterroriste évoquant un « climat de menaces accrues » dans tous les États-Unis, liées à des « extrémistes violents » opposés à la présidence de Joe Biden. 

« Des informations suggèrent que des extrémistes violents ayant des objections à l’exercice de l’autorité gouvernementale et à la transition présidentielle, ainsi que d’autres griefs alimentés par des récits mensongers, pourraient continuer à se mobiliser, et à inciter à commettre des violences », selon ce bulletin.

Le ministère précise, dans un communiqué, ne pas avoir « d’information sur un complot crédible spécifique ». 

Il note toutefois que des « émeutes violentes ont encore eu lieu ces derniers jours » et que ces menaces pourraient persister plusieurs semaines.

Le bulletin, qui doit rester en vigueur jusqu’au 30 avril, relève que des extrémistes animés par plusieurs motivations, et notamment leur « colère face aux restrictions liées à la COVID-19 et aux résultats de l’élection » présidentielle, ont comploté en 2020, et parfois, attaqué des bâtiments officiels.

Certains « pourraient avoir été galvanisés par l’intrusion le 6 janvier » dans le Capitole, ajoute le ministère, en référence à l’assaut meurtrier de partisans de Donald Trump sur le siège du Congrès au moment où les élus certifiaient la victoire de son rival.

Le ministère se dit déterminé à protéger « les infrastructures critiques » et les « populations qui pourraient être ciblées en raison de leur religion, race, origine, identité ou opinion politique ».

Mais il invite aussi les Américains à se montrer vigilants. « Prenez en compte votre environnement et votre sécurité personnelle. Gardez les contacts d’urgence et autres informations essentielles sur vous », préconise-t-il.

YouTube suspend Trump indéfiniment et Giuliani sur le point d’être radié


(San Francisco) YouTube a suspendu Donald Trump de sa plateforme pour une durée indéterminée, ont rapporté mardi des médias américains, et Rudy Giuliani, l’avocat de l’ex-président, a été suspendu du programme de monétisation des vidéos. 

Agence France Presse

YouTube, qui avait suspendu une première fois le 13 janvier la chaîne du président sortant (2,77 millions d’abonnés) après la violente invasion du Capitole le 6 janvier, avait annoncé il y a une semaine, à la veille de l’investiture de Joe Biden, prolonger cette suspension de sept jours minimum.

La plateforme américaine de vidéos propriété de Google avait été critiquée pour la lenteur de sa réponse, après des mesures plus radicales d’autres réseaux sociaux. YouTube a simplement suspendu toute publication de nouvelles vidéos sur la chaîne officielle de l’ancien chef d’État.  

« Compte tenu des préoccupations concernant des actes de violence toujours potentiels, la chaîne de Donald J Trump restera suspendue », a déclaré une porte-parole de YouTube à Politico. 

Séparément, YouTube a confirmé mardi à l’AFP avoir temporairement suspendu Rudy Giuliani de son programme de « partenaires » pour avoir enfreint de façon répétée les règles de la plateforme sur la désinformation autour des élections américaines. 

L’avocat, dont la chaîne a environ 600 000 abonnés, n’a plus accès à certaines fonctionnalités et ne perçoit plus de revenus des ventes de publicités diffusées avant qu’une vidéo ne commence à jouer.  


L’ancien maire de New York a alimenté les théories complotistes soutenues par de nombreux proches de Donald Trump, selon lesquelles le scrutin présidentiel a été truqué en faveur de Joe Biden. 

Rudy Giuliani avait notamment affirmé sur son émission sur YouTube que les machines électorales de la société Dominion Voting Systems avaient contribué à « voler l’élection » à l’ex-président républicain : celle-ci a attaqué lundi en justice pour diffamation Rudy Giuliani, lui réclamant 1,3 milliard de dommages et intérêts pour avoir nui à sa réputation et mis en danger ses employés. 

Le site a précisé que les chaînes retirées du programme de monétisation pouvaient faire appel ou renvoyer une nouvelle candidature dans les 30 jours, à condition que les problèmes en cause aient été résolus. 

M. Giuliani, 76 ans, est par ailleurs menacé d’exclusion du barreau new-yorkais.

Le Canada désigne les « Proud Boys » comme une « entité terroriste »


(Ottawa) La chambre basse du Parlement canadien a unanimement approuvé lundi une motion demandant au premier ministre Justin Trudeau d’interdire l’organisation ultranationaliste « Proud Boys » au Canada à titre d’« entité terroriste ».

Agence France Presse


Le gouvernement canadien a indiqué récemment que ses agences de sécurité surveillaient de près cette organisation et réunissaient des éléments de preuve pour soutenir l’inscription du groupe sur sa liste noire.

Proposée par le Nouveau parti démocratique (NPD, gauche), la motion adoptée par la Chambre des communes exhorte le gouvernement libéral de M. Trudeau « à utiliser tous les moyens à sa disposition pour répondre à la prolifération des groupes de suprémacistes blancs et haineux en commençant par la désignation immédiate des Proud Boys comme entité terroriste » au Canada. 

Des membres des « Proud Boys », groupe fondé par un Canadien qui s’en est depuis dissocié, étaient au nombre des partisans de Donald Trump qui ont pris d’assaut le Capitole à Washington le 6 janvier. 

La veille, le leader de cette milice américaine, Enrique Tarrio, avait été arrêté pour des faits similaires lors d’une manifestation qui avait dégénéré en décembre. Plusieurs personnes avaient été poignardées et des dizaines d’autres arrêtées.

Au Canada, cinq membres du groupe appartenant à la Marine royale canadienne avaient été rappelés à l’ordre pour avoir interrompu une cérémonie autochtone à Halifax, en Nouvelle-Écosse (sud-est), en 2017.

Des dizaines d’organisations sont interdites au Canada, dont Al-Qaïda, le Hezbollah, les Talibans ou le groupe État islamique.