Extrait de l’entrevue de Matt Marchand au réseau anglais CTV.
Un camionneur d’Ottawa faisait partie des centaines d’automobilistes bloqués sur l’Interstate 95 en Virginie lundi le 3 janvier alors qu’un blizzard a empilé près d’un pied de neige sur la région et a fait des ravages sur les autoroutes.
«Dès que j’ai franchi la frontière de la Virginie, j’ai su que cela n’allait pas bien se terminer parce qu’il n’y avait aucun effort pour déneiger», a déclaré Matt Marchand, qui a passé environ 13 heures immobilisé sur la I-95.
Marchand dit qu’il a traversé la frontière entre le Maryland et la Virginie peu après 8 heures du matin lundi matin, mais qu’il n’a parcouru qu’environ 35 kilomètres en sept heures avant de s’arrêter.
Président de la Fraternité des constables du contrôle routier du Québec (FCCRQ) adressé aux mairesses et maires du Québec.
L’actualité des dernières semaines sur la recrudescence de la violence par arme à feu dans plusieurs villes du Québec nous affecte tous.
La Fraternité des constables du contrôle routier du Québec (FCCRQ) et l’Alliance de la Fonction publique du Canada, région du Québec (AFPC-Québec) ne sont pas insensibles à ce qui se passe et qui effraie bon nombre de citoyennes et citoyens.
En tant que Mairesses et Maires des 10 plus grandes villes du Québec vous êtes particulièrement concernés par cette crise aux apparences incontrôlables. La FCCRQ vous propose bien humblement son aide afin de contribuer à éradiquer les armes illégales qui transitent et se retrouvent sur vos territoires.
Une question de volonté politique
Le gouvernement du Québec peut facilement ajouter la contribution des 300 constables du contrôle routier du Québec à cet effort de guerre. Il suffit principalement de prendre deux décisions. Premièrement, le gouvernement provincial doit nous intégrer au ministère de la Sécurité publique plutôt que l’actuel ministère des Transports.
Deuxièmement, il est nécessaire de nous donner les outils de protection pour mieux combattre le crime. Soulignons que nous avons déjà le mandat de prévenir et de réprimer le crime, sans toutefois avoir les outils pour le faire. Nous avons même le pouvoir d’ouvrir les espaces de chargement sans mandat, un pouvoir que les policiers ne possèdent pas.
Malheureusement, malgré nos demandes répétées, les ministres Guilbeault et Bonnardel ne voient pas la réalité en face. Ils préfèrent nous laisser sous la responsabilité du ministère des Transports, ce même ministère qui doit lutter constamment contre les pressions de l’industrie pour des allègements à la législation. Dans de telles conditions comment pouvons-nous exécuter efficacement notre travail et remplir nos mandats?
Le temps presse
Comprenons-nous bien, les armes illégales ne transitent pas dans nos villes à vélo. Les constables du contrôle routier du Québec sont disposés et motivés à combattre ce fléau. Nous vous tendons la main. Aidez-nous à vous aider en demandant au gouvernement du Québec d’agir maintenant. Avouez qu’avec un peu de volonté politique, notre apport à la lutte aux armes illégales serait très concret.
Salutations sincères,
Éric Labonté
Président de la Fraternité des constables du contrôle routier du Québec (FCCRQ)
Voici notre première d’une série de discussion avec des acteurs de l’industrie du camionnage. En collaboration avec Katherine Bouchard (Responsable des médias sociaux et de l’expérience candidat chez GlobalRH), On the road a discuté avec Stephanie et Philippe.
Comment voyez-vous votre rôle comme recruteur?
Le rôle de recruteur chez GlobalRH, on considère que c’est juste une des facettes du travail de nos conseillers et conseillères au recrutement.
Lorsque j’ai posé cette question à nos recruteurs, ils qualifiaient tous leur rôle par ce jeu de balancier : trouver de la main d’œuvre à nos clients d’un côté et, de l’autre, toujours veiller aux intérêts de nos candidats. Notre but, c’est aussi de leur trouver LE bon emploi.
Philippe :
« Je vois mon rôle de recruteur comme étant très rassembleur. Nous sommes le pont entre le candidat, qui cherche son emploi de rêve, et l’entreprise, qui elle cherche à obtenir les meilleurs candidats possibles à fin d’optimiser ses activités. »
Stéphanie :
« Dans le fond, on est des conseillers. On regarde ce que le candidat veut exactement. On essaie de trouver ce qui correspond le plus à ce que la personne veut et ce qui correspond à son profil. Pas n’importe qui, n’importe où. Tu y vas avec la demande du client, mais faut surtout voir si c’est un bon fit pour pas avoir à recommencer et offrir au candidat du long terme en fonction de sa personnalité, son style de vie, sa famille…
N’importe qui peut être conseiller en recrutement, mais on n’est pas des vendeurs. Faut aussi être des conseillers, avoir un bon contact. C’est un petit milieu et ta réputation comme recruteur, c’est important. Faut être vrai, dire les vraies choses. Je préfère qu’on me dise non pour un poste que de ne pas tout dire à mes chauffeurs. »
Philippe Thibodeau
Quels sont les défis auxquels doit faire face un recruteur?
Les défis des conseiller.ère.s au recrutement dépendent évidemment des forces et faiblesses de chacun, du contexte socio-économique, des tendances de l’industrie, de ce qui est requis par le client et d’un très grand nombre d’autres facteurs. Pour nos conseiller.ère.s, ils se résument en ce moment à ces quelques éléments …
Philippe :
« – Se réinventer constamment dans ses approches de recrutement;
– Bien mettre en valeur les qualités de l’entreprise, tout en restant transparent avec le candidat;
– Prendre la meilleure décision possible lorsque vient le temps de trancher entre deux candidats. »
Stéphanie :
« Gérer la pression. On travaille dans un milieu où il n’y pas assez de main d’œuvre qualifiée et on a de la pression du client. Faut trouver des nouvelles façons d’attirer des chauffeurs. Avant, c’était plus facile de faire du recrutement. Tu mettais une offre et tu avais des candidats, t’avais l’embarras du choix. C’est plus le cas aujourd’hui.
Il faut répondre rapidement au client et on manque de chauffeurs. Mais quand on embauche des chauffeurs, il nous faut quand même choisir quelqu’un de sécuritaire, on a une responsabilité derrière ça. On doit faire des vérifications. »
Pour nos conseiller.ère.s, le défi, c’est donc surtout une question de se renouveler et de s’adapter – aux gens et au contexte d’emploi -, mais, prime abord, de le réaliser de façon responsable vis-à-vis nos clients, nos candidats et vis-à-vis de la sécurité de tous sur nos routes.
Doit-on être passionnée par le recrutement?
J’aimerais vous dire qu’il faut idéalement toujours être passionné par son travail et qu’en plus de nous rendre plus heureux, ça nous rend plus efficaces ! Maintenant, qu’est-ce qui motive, qu’est-ce qui passionne spécifiquement notre équipe à propos du recrutement? La réponse est simple : c’est le contact avec les autres, le côté humain. Laissons Philippe et Stéphanie vous en parler davantage.
Philippe :
« Certainement, selon moi l’élément le plus important est d’aimer discuter avec les gens. Ce qui me passionne du recrutement, c’est le fait de pouvoir aider les gens à obtenir l’emploi qui les rendra heureux. Rien n’est plus valorisant que lorsqu’un nouveau chauffeur m’appelle pour me dire à quel point il adore son emploi ! »
Stéphanie :
« Pour travailler dans le recrutement, faut que t’aimes être dans l’action, que t’aimes le monde, que t’aimes travailler sous pression, que t’aimes trouver des solutions. Pis, c’est gratifiant d’aider les gens à se trouver un travail. C’est valorisant d’aider quelqu’un à démarrer sa carrière. »
Quels conseils donneriez-vous aux hommes et femmes qui viennent vous rencontrer pour travailler?
Ouf ! Des conseils, Philippe et Stéphanie en avaient pour vous à la pelleté ! Je leur ai donc demandé de vous indiquer ce qui pour eux est essentiel.
Philippe :
« D’être bien préparé avant l’entrevue et de rester honnête dans ses réponses aux questions. »
Stéphanie :
« Quand tu commences dans le domaine, que tu finis ton CFTR, ou peu importe une autre formation en camionnage, soit ouvert la première année à te bâtir de l’expérience. Commence par commencer. La première année, ce n’est souvent pas les conditions dont tu rêvais. C’est possible que tu ne travailles pas tout de suite de jour, du lundi au vendredi à un salaire élevésans manutention. Reste ouvert le temps de te faire une expérience. Fait tes preuves parce que cette année-là est importante et te permet après d’arriver à des conditions vraiment très bonnes. »
Notre équipe conseille donc de rester fidèle à soi-même, une bonne dose de préparation et un soupçon de patience pour accéder à l’emploi que vous convoitez. J’y ajouterais moi-même un conseil : soyez convaincants ! Vous savez ce que vous faites, vous connaissez votre métier et vous le faites bien. La confiance, ça peut vous mener loin !
Si vous aviez un message à livrer aux camionneurs/camionneuses, que leur diriez-vous ?
GlobalRH est très fier d’embaucher au-dessus de 500 chauffeurs au Québec et en Ontario et de participer, pas juste avec nos camionneur.euse.s, mais GRÂCE à eux, au développement économique de notre société et à assurer que tous les foyers ont accès aux produits essentiels qui sont chargés et déchargés tous les jours ! Aux dires de Philippe et Stéphanie, c’est un sentiment qu’ils partagent définitivement.
Philippe :
« Les camionneurs m’impressionnent tous les jours ! Avec des semaines allant jusqu’à 70 heures, ils sont très travaillants ! »
Stéphanie :
« C’est un métier très respectable et important pour la société. En plus, c’est une job qui te permet d’être indépendant et autonome, mais c’est pas toujours facile comme métier. Ça, faut le reconnaître. »
J’aurais pu continuer encore longtemps à vous parler de ce que toute notre équipe fait et de combien le secteur du transport routier nous est cher, mais je suis encore plus curieuse de savoir ce que vous pensez du recrutement dans votre domaine, ce que nous pouvons faire pour améliorer votre expérience! -Katherine Bouchard – Responsable des médias sociaux et de l’expérience candidat chez Global Ressources humaines